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Explications de vote et scrutins

Diverses mesures de justice sociale AAH

Je prends acte du désaccord très net qui existe entre nous. Nous l’assumons et vous aussi devrez l’assumer. Vous nous parlez de solidarité, mais s’agissant des mesures que vous prenez, je ne vois pas où elle est ! Ce n’est pas la peine de vous couvrir de mots ronflants alors que vous n’êtes pas au rendez-vous. C’est incompréhensible et indéfendable aux yeux des premiers concernés, qui vous le disent. La déconjugalisation de l’AAH est une revendication forte des associations, qui se mobilisent depuis suffisamment longtemps pour espérer voir leur demande satisfaite.

Vous êtes contre la déconjugalisation ; mais tantôt vous dites que ce n’est pas un problème de minimum social, qui ne renverrait qu’à la tuyauterie, tantôt, trois phrases plus loin, vous dites que c’est en effet un minimum social. Non ! Jeanine Dubié et Stéphane Peu l’ont clairement montré : l’AAH est une prestation d’autonomie. C’est un droit qui doit être reconnu, un droit plein et entier.

Je ne vais pas refaire le débat – les arguments ont été largement échangés – et me contenterai de vous dire que la mesure proposée finira, je le crois, par être adoptée. Je regrette qu’on ne l’adopte pas aujourd’hui, car les conditions étaient réunies pour faire ce pas en avant. Nous avions collectivement travaillé à fournir cette possibilité au Parlement. Vous refusez d’être au rendez-vous et c’est regrettable. Mais les associations continueront à se mobiliser et elles auront raison, car elles obtiendront la victoire. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et FI.)

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Pierre
Dharreville

Député des Bouches-du-Rhône (13ème circonscription)

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