Le rapport d’inspection publié en juin dernier sur les risques liés à la présence de pesticides et de leurs métabolites dans l’eau destinée à la consommation humaine a mis en évidence « l’échec global de la préservation de la qualité des ressources en eau ».
La mission d’inspection a insisté sur la nécessité de mettre en place d’urgence des « mesures préventives ambitieuses » en matière de reconquête de la qualité de l’eau, dans un contexte marqué par une inquiétante dégradation de la qualité de l’eau potable en raison de pollutions dues à divers pesticides et à leurs métabolites, aux PFAS ou encore à la dégradation des canalisations en PVC fabriquées entre les années 60 et 80, qui concernent d’abord les communes rurales.
Les collectivités doivent donc faire face, d’une part, aux coûts de traitement des eaux polluées, mais aussi, d’autre part, aux coûts, très importants, de renouvellement des canalisations.
Or les agences de l’eau, pour l’essentiel, choisissent d’agir en vue de résoudre les problèmes de connexion et d’interconnexion des réseaux sans penser aux petites communes rurales, qu’elles ne subventionnent plus. En conséquence, dans ces communes, les réseaux d’adduction d’eau se dégradent, car les collectivités locales ou les syndicats intercommunaux ne sont pas en mesure de les entretenir.
S’il faut affronter, en amont, le problème que pose la pollution, il est également nécessaire d’accompagner les petites communes, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Evaluation et contrôle du Gouvernement
Débat sur l’échec global de la reconquête de la qualité de l’eau potable
Publié le 5 mars 2025
André
Chassaigne
Président de groupe
Député
du
Puy-de-Dôme (5ème circonscription)