L’exigence d’un budget juste face à l’intransigeance du camp présidentiel
Publié le 14 novembre 2025La période budgétaire inédite que nous affrontons appelle à une particulière vigilance et un sens des responsabilités redoublé.
Comme nous l’avons martelé lors de nos rencontres avec le Premier ministre et le Président de la République, nous abordons toujours ce budget 2026 avec quatre objectifs : garantir plus de justice dans ce pays qui souffre de l’injustice fiscale, les Français supportant de moins en moins les inégalités en la matière ; redonner un pouvoir d’achat qui soit un pouvoir de vivre, aux plus modestes en particulier ; redonner de l’air et de la force à nos services publics affaiblis, notamment à l’hôpital et à l’école ; enfin, bien sûr, revenir sur la réforme des retraites. Sur ce dernier point, nous ne pouvons bien entendu nous contenter d’un décalage dans l’application de cette réforme, imposée par la force, et nous gardons pour objectif de la faire abroger.
Convaincus que le problème majeur de notre pays est d’abord un problème de recettes avant d’être un problème de dépenses, nous nous battons pour que celles-ci soient trouvées auprès des ultrariches et des multinationales, plutôt que dans les poches des plus modestes comme le prévoient les budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale défendus par le Gouvernement.
Or, sur le plan des recettes, les groupes qui composent le camp présidentiel ont rejeté les propositions de justice fiscale. Alors que Sébastien Lecornu ne cesse de prôner le compromis contre l’intransigeance, force est de constater que les premiers des intransigeants, dans le pays, sont le Président de la République et ses troupes. Rejet de la taxe Zucman, refus d’encadrer le Pacte Dutreil, de toucher au prélèvement forfaitaire unique : avec l’appui du Rassemblement national, les macronistes ont fait obstacle à la moindre avancée.
Nous poursuivrons l’examen de ces budgets également animés par la volonté de remporter des batailles, en matière de justice fiscale notamment, et déterminés à défendre notre Sécurité sociale. Une Sécurité sociale qui est le meilleur des remparts contre l’extrême droite.
Car il y a bien un lien entre extrême pauvreté provoquée par l’effondrement de la protection sociale et montée de l’extrême-droite. L’ONU, dans un rapport de juillet 2025, estime que « l’affaiblissement des systèmes de protection sociale […] crée une insécurité économique qui augmente la probabilité que les gens votent pour des programmes populistes d’extrême-droite qui capitalisent sur leurs inquiétudes ».
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