Dans le cadre de l’examen du projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne, la majorité de droite à l’Assemblée nationale vient d’adopter une disposition qui contribue à faire imploser l’unité du mouvement sportif.
L’un des amendements que j’ai défendu visait à ce que les fédérations soient désignées sans ambigüité comme les détenteurs exclusifs du droit d’exploitation des compétitions et manifestations qu’elles organisent ou autorisent. Il a été repoussé.
Tel qu’adopté, l’article 52 permettra l’autonomisation financière des sociétés sportives et porte le risque d’un émiettement du mouvement sportif.
A coup d’amendements et de cavaliers comme celui sur les grands stades glissé dans un texte adopté en juillet dernier, le gouvernement est entrain de travailler activement à la marchandisation du sport.
Il peut toujours annoncer, depuis des mois, une grande loi sur le sport. Si toutefois elle voit le jour, elle risque fort d’avoir pour seul objet d’entériner le dépeçage du modèle sportif français.
Communiqués de presse
Carton vert pour le sport business
Publié le 9 octobre 2009
Marie-George
Buffet
Députée
de
Seine-Saint-Denis (4ème circonscription)