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	<title>Groupe de la gauche d&#233;mocrate et R&#233;publicaine</title>
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	<description>Site des d&#233;put&#233;s communistes si&#233;geant au sein du groupe GDR &#224; l'assembl&#233;e nationale, groupe compos&#233; de 8 d&#233;put&#233;s et pr&#233;sid&#233; par St&#233;phane Peu.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Groupe de la gauche d&#233;mocrate et R&#233;publicaine</title>
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		<title>Situation de Fibre Excellence</title>
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		<dc:date>2026-06-10T09:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Benard, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Monsieur le ministre de l'industrie, les sites Fibre Excellence de Tarascon et de Saint-Gaudens comptent parmi les derniers producteurs fran&#231;ais de p&#226;te &#224; papier &#8211;&#8288; nous en avons d&#233;j&#224; discut&#233;. Avec leurs filiales et l'ensemble de la fili&#232;re qu'ils irriguent, plus de 10 700 emplois directs et indirects d&#233;pendent du maintien de ces sites, ainsi que du projet de relance &#224; la Chapelle-Darblay, en Seine-Maritime. Pourtant, malgr&#233; l'existence d'un projet de reprise cr&#233;dible, soutenu par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/" rel="directory"&gt;Questions au gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monsieur le ministre de l'industrie, les sites Fibre Excellence de Tarascon et de Saint-Gaudens comptent parmi les derniers producteurs fran&#231;ais de p&#226;te &#224; papier &#8211;&#8288; nous en avons d&#233;j&#224; discut&#233;. Avec leurs filiales et l'ensemble de la fili&#232;re qu'ils irriguent, plus de 10 700 emplois directs et indirects d&#233;pendent du maintien de ces sites, ainsi que du projet de relance &#224; la Chapelle-Darblay, en Seine-Maritime.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, malgr&#233; l'existence d'un projet de reprise cr&#233;dible, soutenu par les salari&#233;s, les organisations syndicales, les collectivit&#233;s territoriales et plusieurs partenaires industriels, ces sites sont purement et simplement menac&#233;s de liquidation judiciaire. Le 3 juin dernier, les administrateurs judiciaires ont tenu des propos sans ambigu&#239;t&#233; : sans lev&#233;e rapide des conditions suspensives, qui rel&#232;vent pour partie de l'&#201;tat, aucune reprise ne pourra &#234;tre valid&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les cons&#233;quences seraient dramatiques pour les territoires concern&#233;s et pour toute la fili&#232;re for&#234;t-bois-papier. Les solutions existent : revalorisation du contrat d'achat d'&#233;lectricit&#233; biomasse ; s&#233;curisation de l'approvisionnement en bois par une mobilisation renforc&#233;e de l'ONF ; accompagnement financier des projets industriels de reprise ; s&#233;curisation des conditions de reprise des actifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#201;tat dispose des leviers n&#233;cessaires pour agir. Une augmentation de 20 % du tarif de rachat de l'&#233;lectricit&#233;, compl&#233;t&#233;e par le versement des aides publiques d&#233;j&#224; contractualis&#233;es, permettrait de r&#233;tablir des conditions &#233;conomiques viables. De m&#234;me, l'orientation d'une partie des volumes de bois g&#233;r&#233;s par l'ONF vers un usage industriel pr&#233;serverait un outil productif strat&#233;gique, pour un co&#251;t limit&#233; au regard des enjeux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement est-il pr&#234;t &#224; prendre, dans les prochains jours et avant la date butoir du 17 juin, les engagements &#233;crits attendus par les administrateurs judiciaires, afin de permettre la reprise de Fibre Excellence et d'&#233;viter la disparition d'un maillon essentiel de notre fili&#232;re bois-papier ? Toute une cha&#238;ne de production d&#233;pend de votre intervention. Soyons &#224; la hauteur de l'engagement des salari&#233;s, qui, lui, n'est plus &#224; d&#233;montrer. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR, sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. S&#233;bastien Martin, ministre d&#233;l&#233;gu&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous m'interpellez sur la situation de l'entreprise Fibre Excellence. Vous le savez, c'est un sujet qui m'occupe quotidiennement depuis plusieurs semaines. Derri&#232;re ce dossier, vous l'avez dit, il y a les deux sites industriels de Tarascon et de Saint-Gaudens. Il y a &#233;galement le projet Chapelle-Darblay. Mais concentrons-nous d'abord sur Tarascon et Saint-Gaudens, si vous le voulez bien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont effectivement deux usines qui produisent de la p&#226;te &#224; papier, les derni&#232;res en France avez-vous dit. Certes, m&#234;me si, dans d'autres usines, la production de p&#226;te sert ensuite &#224; la deuxi&#232;me transformation. Saint-Gaudens et Tarascon produisent de la p&#226;te qui part ensuite &#8211;&#8288; &#224; 90 % &#8211; vers l'exportation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous savez que l'&#201;tat a tout mis en &#339;uvre sur ce dossier. J'ai pilot&#233; un nombre extr&#234;mement important de r&#233;unions &#224; Bercy avec les &#233;lus locaux, les organisations syndicales et la direction de l'entreprise. Les &#233;quipes du service de l'industrie et de la mission interminist&#233;rielle de restructuration des entreprises sont pleinement mobilis&#233;es. Nous avons obtenu du premier ministre un arbitrage pour modifier le tarif de l'&#233;lectricit&#233; &#8211;&#8288; par un amendement au projet de loi de finances &#8211; et obtenu une augmentation de 20 % du tarif de rachat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons propos&#233; un soutien &#224; hauteur de 150 millions d'euros, comprenant une garantie d'investissement pour produire de la p&#226;te fluff et donc moderniser l'outil industriel, ainsi que 75 millions pour l'&#233;crasement des dettes, l'int&#233;gration au march&#233; europ&#233;en du carbone et divers soutiens compl&#233;mentaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; nos propositions, l'investisseur a ferm&#233; la porte car il g&#232;re l'entreprise depuis l'Indon&#233;sie ou le Canada. Je veux un investisseur industriel mais, &#224; l'heure o&#249; je vous parle, dans le projet tel qu'il est pr&#233;sent&#233;, je n'en ai pas. Nous avons jusqu'au 17 juin pour en trouver un, car tout ne peut pas reposer sur l'&#201;tat. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Approbation des comptes de la s&#233;curit&#233; sociale de l'ann&#233;e 2025 (motion de rejet pr&#233;alable)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/approbation-des-comptes-de-la-securite-sociale-de-l-annee-2025-motion-de-rejet</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/approbation-des-comptes-de-la-securite-sociale-de-l-annee-2025-motion-de-rejet</guid>
		<dc:date>2026-06-09T09:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce projet de loi est cens&#233; &#233;clairer les d&#233;bats de notre Parlement dans la perspective du prochain projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale. En r&#233;alit&#233;, ce texte cherche &#224; nous enfermer dans une logique immuable dont les effets sont catastrophiques, tant pour la s&#233;curit&#233; sociale que pour notre syst&#232;me de soins et pour les assur&#233;s sociaux. En r&#233;alit&#233;, c'est un texte qui, ne disant pas un seul mot sur les besoins sociaux et sanitaires, voudrait nous faire croire que la s&#233;curit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce projet de loi est cens&#233; &#233;clairer les d&#233;bats de notre Parlement dans la perspective du prochain projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale. En r&#233;alit&#233;, ce texte cherche &#224; nous enfermer dans une logique immuable dont les effets sont catastrophiques, tant pour la s&#233;curit&#233; sociale que pour notre syst&#232;me de soins et pour les assur&#233;s sociaux. En r&#233;alit&#233;, c'est un texte qui, ne disant pas un seul mot sur les besoins sociaux et sanitaires, voudrait nous faire croire que la s&#233;curit&#233; sociale n'est qu'un ab&#238;me financier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur cette base, ce projet de loi ne sert qu'&#224; poser les jalons &#8211;&#8288; toujours les m&#234;mes depuis des ann&#233;es &#8211; du d&#233;bat &#224; venir. La lecture des comptes par le gouvernement et la droite de cet h&#233;micycle est en effet bien rod&#233;e : le d&#233;ficit de la s&#233;curit&#233; sociale est structurellement intenable, les d&#233;penses d&#233;rapent, il faut mettre un frein &#224; la pr&#233;tendue g&#233;n&#233;rosit&#233; de notre syst&#232;me de sant&#233; et social.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce sillage, la Cour des comptes consid&#232;re qu'il faut engager d&#232;s &#224; pr&#233;sent un nouvel effort d'&#233;conomie de 10 milliards d'euros par an. Bien entendu, monsieur le rapporteur g&#233;n&#233;ral, il n'y a pas un mot sur les ressources de la s&#233;curit&#233; sociale et surtout sur le fait que les recettes issues du travail par l'interm&#233;diaire des cotisations sociales ne repr&#233;sentent plus que 48 % de son financement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que l'Inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales (Igas) et l'Inspection g&#233;n&#233;rale des finances (IGF) ont confirm&#233; que les sous-financements chroniques dus &#224; l'Ondam nourrissaient le d&#233;ficit de nos h&#244;pitaux et de nos Ehpad, et donc l'endettement de la s&#233;curit&#233; sociale, la ministre de la sant&#233; nous annonce qu'il faut continuer dans la logique de l'Ondam. Elle &#233;vacue d'embl&#233;e toute alternative telle que les lois de programmation pluriannuelles, dont elle reconna&#238;t pourtant qu'elles font consensus chez les acteurs de sant&#233; et chez une bonne part d'entre nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous refusons cet immobilisme, parce que la situation sociale et sanitaire s'aggrave et que les besoins, notamment ceux li&#233;s au vieillissement, exigent urgemment une alternative politique courageuse visant &#224; r&#233;tablir pleinement la s&#233;curit&#233; sociale. Le groupe GDR votera cette motion de rejet pr&#233;alable. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;sultats de la gestion et approbation des comptes de l'ann&#233;e 2025 (motion de rejet pr&#233;alable)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/resultats-de-la-gestion-et-approbation-des-comptes-de-l-annee-2025-motion-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/resultats-de-la-gestion-et-approbation-des-comptes-de-l-annee-2025-motion-de</guid>
		<dc:date>2026-06-09T09:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Sansu, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Finances</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que d'aucuns voudraient nous faire croire, l'approbation des comptes de l'&#201;tat ou de la s&#233;curit&#233; sociale n'est pas une op&#233;ration purement technique. Le budget de l'&#201;tat sert en effet &#224; d&#233;cliner des politiques publiques qui ont des cons&#233;quences pour nos concitoyens. Or quelle est la r&#233;alit&#233; du pays ? C'est celle d'un pays riche mais qui, avec 10 millions de personnes sous le seuil de pauvret&#233;, voit les in&#233;galit&#233;s cro&#238;tre en son sein tandis que les ultrariches, eux, voient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/finances-39" rel="tag"&gt;Finances&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que d'aucuns voudraient nous faire croire, l'approbation des comptes de l'&#201;tat ou de la s&#233;curit&#233; sociale n'est pas une op&#233;ration purement technique. Le budget de l'&#201;tat sert en effet &#224; d&#233;cliner des politiques publiques qui ont des cons&#233;quences pour nos concitoyens. Or quelle est la r&#233;alit&#233; du pays ? C'est celle d'un pays riche mais qui, avec 10 millions de personnes sous le seuil de pauvret&#233;, voit les in&#233;galit&#233;s cro&#238;tre en son sein tandis que les ultrariches, eux, voient leur patrimoine enfler d'ann&#233;e en ann&#233;e ; c'est celle d'une industrie qui ne s'est pas relev&#233;e, contrairement aux fables de la politique de l'offre, et dont la part dans la valeur ajout&#233;e est pass&#233;e de 14,3 % &#224; 12,7 % ; c'est celle de services publics qui souffrent plus que jamais &#8211;&#8288; dans l'&#233;ducation, la sant&#233;, la s&#233;curit&#233; ou la justice &#8211;, sans parler du v&#233;ritable abandon de nos territoires ultramarins. Voil&#224; quelles sont les traductions concr&#232;tes des choix budg&#233;taires qui ont &#233;t&#233; faits depuis de trop nombreuses ann&#233;es !&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avions plaid&#233;, lors des d&#233;bats budg&#233;taires, pour des choix diff&#233;rents. Il s'agissait de r&#233;internaliser une partie de la dette par la cr&#233;ation d'un circuit du Tr&#233;sor europ&#233;en ; de financer des investissements, notamment dans la transition &#233;cologique, par le fl&#233;chage de l'&#233;pargne des Fran&#231;ais, de plus en plus abondante &#224; mesure que grandit leur inqui&#233;tude ; de remettre en ordre notre syst&#232;me fiscal en le rendant plus juste gr&#226;ce &#224; la fameuse taxe Zucman sur les plus hauts patrimoines ; de conditionner les 211 milliards d'euros d'aides aux entreprises document&#233;es par l'excellent rapport s&#233;natorial de Fabien Gay, aides qui ont quadrupl&#233; en vingt ans et qui profitent d'abord aux multinationales et non aux artisans ou aux PME ; d'augmenter les salaires et les pensions, &#224; commencer par les plus basses, pour la relance du pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que le retour des empires et des conflits sur la plan&#232;te est av&#233;r&#233;, il faut redonner confiance au peuple en lui promettant non du sang et des larmes, mais le respect de la libert&#233;, de l'&#233;galit&#233; et de la fraternit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;put&#233;s du groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine rejetteront donc les comptes de l'&#201;tat pour 2025 et adopteront cette motion de rejet. Vous nous entra&#238;nez dans une impasse dont il est temps de sortir par le retour des nouveaux jours heureux afin de porter une nouvelle France (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) de la prosp&#233;rit&#233; et de la concorde. (Vifs applaudissements sur les bancs des groupes GDR et LFI-NFP. &#8211;&#8288; M. Jean-Claude Raux applaudit &#233;galement.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;venir le mal-&#234;tre et le risque suicidaire dans le monde agricole (PPL)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/prevenir-le-mal-etre-et-le-risque-suicidaire-dans-le-monde-agricole-ppl</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/prevenir-le-mal-etre-et-le-risque-suicidaire-dans-le-monde-agricole-ppl</guid>
		<dc:date>2026-06-04T09:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires &#233;conomiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'abord, je vous remercie d'avoir mis &#224; l'ordre du jour transpartisan ce texte, qui s'inscrit presque dans la continuit&#233; de celui que nous avons vot&#233; ce matin, tant la question de la souffrance et du mal-&#234;tre des agriculteurs est pr&#233;gnante. Cette souffrance agricole est largement document&#233;e, depuis au moins 2020, avec le rapport du d&#233;put&#233; Olivier Damaisin, et celui des s&#233;nateurs Fran&#231;oise F&#233;rat et Henri Cabanel, en mars 2021. Dans la foul&#233;e, la MSA a formalis&#233; des propositions pour faire (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-economiques-26" rel="tag"&gt;Affaires &#233;conomiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord, je vous remercie d'avoir mis &#224; l'ordre du jour transpartisan ce texte, qui s'inscrit presque dans la continuit&#233; de celui que nous avons vot&#233; ce matin, tant la question de la souffrance et du mal-&#234;tre des agriculteurs est pr&#233;gnante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette souffrance agricole est largement document&#233;e, depuis au moins 2020, avec le rapport du d&#233;put&#233; Olivier Damaisin, et celui des s&#233;nateurs Fran&#231;oise F&#233;rat et Henri Cabanel, en mars 2021. Dans la foul&#233;e, la MSA a formalis&#233; des propositions pour faire face &#224; ce mal-&#234;tre. En novembre 2021, le gouvernement a lanc&#233; une feuille de route pour la pr&#233;vention du mal-&#234;tre et l'accompagnement des agriculteurs en difficult&#233;. Malgr&#233; les moyens suppl&#233;mentaires et les diff&#233;rents dispositifs, force est de constater que les agriculteurs connaissent une souffrance permanente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, 20 % des exploitants agricoles ayant r&#233;pondu &#224; l'enqu&#234;te Vox Agri, en septembre 2025, se d&#233;claraient d&#233;sesp&#233;r&#233;s, contre seulement 5 % lors d'une enqu&#234;te similaire en 1998. Ce taux culminait &#224; plus de 26 % pour les producteurs en grande culture et &#224; 30 % pour les viticulteurs et les &#233;leveurs ovins et caprins. Selon les r&#233;sultats d'une &#233;tude de l'Institut national de la sant&#233; et de la recherche m&#233;dicale (Inserm) publi&#233;e par la MSA en 2024, le risque de mortalit&#233; par suicide chez les exploitants agricoles &#233;tait, en 2020, sup&#233;rieur de 77 % &#224; celui des assur&#233;s de l'ensemble des r&#233;gimes de s&#233;curit&#233; sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans ce contexte dramatique que cette proposition de loi trouve tout son sens. Sa force, c'est de consolider le dispositif des sentinelles qui a fait ses preuves depuis sa cr&#233;ation en 2011. Je pense notamment &#224; la n&#233;cessit&#233; de mieux encadrer la formation des b&#233;n&#233;voles ou &#224; celle de cr&#233;er les conditions d'animation de ce r&#233;seau. Je salue &#233;galement la cr&#233;ation d'un guichet unique d&#233;partemental, qui doit permettre une prise en charge psychologique, financi&#232;re ou administrative plus efficace sur l'ensemble du territoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette proposition de loi contribue au d&#233;ploiement d'une strat&#233;gie de sant&#233; mentale r&#233;unissant un r&#233;seau d'acteurs de proximit&#233;, de professionnels de sant&#233;, d'institutions et de politiques publiques. La cr&#233;ation d'une mission nationale sous la tutelle de diff&#233;rents minist&#232;res &#8211;&#8288; agriculture et sant&#233;, mais &#233;galement travail et environnement &#8211;, &#224; laquelle seront associ&#233;es les organisations syndicales agricoles, me para&#238;t traduire l'effort d'une approche syst&#233;mique du mal-&#234;tre agricole. Comme l'indique le nouveau titre de la proposition de loi adopt&#233;e en commission des affaires sociales, plus que de sant&#233; mentale, il est question ici d'un mal-&#234;tre profond, tenace. Il ne s'agit pas seulement de difficult&#233;s de sant&#233; individuelles, c'est un contexte global, social et &#233;conomique qui est &#224; l'origine d'une d&#233;gradation continue de la qualit&#233; de vie et de travail de tr&#232;s nombreux agriculteurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le rapport d'information publi&#233; en 2021, les s&#233;nateurs Cabanel et F&#233;rat notaient que plusieurs facteurs revenaient r&#233;guli&#232;rement dans les t&#233;moignages recueillis par le groupe de travail : &#171; la question &#233;conomique et celle de l'endettement, le sentiment de d&#233;nigrement, l'isolement, les relations familiales complexes dans le monde agricole en raison de l'h&#233;ritage et du poids de la transmission, le mod&#232;le agricole lui-m&#234;me poussant parfois &#224; une course &#224; l'agrandissement, un sentiment de perte de la libert&#233; d'exploiter, la surcharge de travail et le manque de reconnaissance. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; de ce texte utile, faire &#233;chec au mal-&#234;tre et au suicide chez les agriculteurs suppose de rompre avec les pressions &#233;conomiques et la mise en concurrence permanente qui mettent en difficult&#233; nos agriculteurs, eu &#233;gard &#224; la viabilit&#233; et &#224; la p&#233;rennit&#233; de leur exploitation. Soutenir nos agriculteurs et leurs familles exige une ambition politique courageuse qui mette un frein &#224; la fuite en avant lib&#233;rale, pour assurer une juste r&#233;mun&#233;ration du travail de tous les agriculteurs. Les d&#233;put&#233;s communistes et du groupe Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine voteront ce texte bienvenu. (M. S&#233;bastien Peytavie et M. Arnaud Simion, rapporteur, applaudissent.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Revalorisation des pensions de retraites agricoles (PPL)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/revalorisation-des-pensions-de-retraites-agricoles-ppl</link>
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		<dc:date>2026-06-04T09:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires &#233;conomiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a des engagements parlementaires qui s'inscrivent dans la dur&#233;e. Celui que nous poursuivons depuis plusieurs l&#233;gislatures pour que tous les retrait&#233;s agricoles puissent b&#233;n&#233;ficier d'un montant minimum de pension de retraite leur permettant tout simplement de vivre dignement en fait partie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le long chemin l&#233;gislatif qui a permis d'am&#233;liorer significativement le montant moyen des pensions de retraite agricoles, qui ont longtemps compt&#233; parmi les plus faibles du pays malgr&#233; une vie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-economiques-26" rel="tag"&gt;Affaires &#233;conomiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a des engagements parlementaires qui s'inscrivent dans la dur&#233;e. Celui que nous poursuivons depuis plusieurs l&#233;gislatures pour que tous les retrait&#233;s agricoles puissent b&#233;n&#233;ficier d'un montant minimum de pension de retraite leur permettant tout simplement de vivre dignement en fait partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le long chemin l&#233;gislatif qui a permis d'am&#233;liorer significativement le montant moyen des pensions de retraite agricoles, qui ont longtemps compt&#233; parmi les plus faibles du pays malgr&#233; une vie de travail, la proposition de loi que nous examinons aujourd'hui est en quelque sorte une troisi&#232;me &#233;tape apr&#232;s les deux lois de mon pr&#233;d&#233;cesseur Andr&#233; Chassaigne, celle du 3 juillet 2020, dite Chassaigne 1 et celle du 17 d&#233;cembre 2021, dite Chassaigne 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux textes et les avanc&#233;es qu'ils comportaient ont &#233;t&#233; vot&#233;s &#224; l'unanimit&#233;. Je formule le v&#339;u que le caract&#232;re transpartisan de la proposition de loi que je d&#233;fends aujourd'hui puisse &#233;galement nous rassembler largement et soit le nouveau signe de la volont&#233; commune des parlementaires d'avancer sur cette cause juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi est tr&#232;s attendue. Les deux lois pr&#233;c&#233;dentes ont suscit&#233; dans le monde agricole des espoirs consid&#233;rables. Elles ont apport&#233; des progr&#232;s r&#233;els &#224; des centaines de milliers de retrait&#233;s agricoles, mais du chemin reste encore &#224; parcourir pour permettre &#224; l'ensemble des retrait&#233;s agricoles actuels, ceux que l'on appelle de fa&#231;on peu flatteuse le stock, de b&#233;n&#233;ficier pleinement des avanc&#233;es et des mesures de rattrapage qu'elles contiennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition de loi poursuit ainsi deux grands objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, garantir de nouvelles avanc&#233;es sociales pour les conjoints d'agriculteurs et les aides familiaux, qui sont essentiellement des femmes, dont les pensions restent encore tr&#232;s insuffisantes et rel&#232;vent de situations de grande pr&#233;carit&#233;, voire de pauvret&#233;, en raison du statut trop peu protecteur qui leur a longtemps &#233;t&#233; impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, r&#233;parer ce qu'on pourrait appeler les effets de bord des textes pr&#233;c&#233;dents qui ont pu susciter l'incompr&#233;hension chez de tr&#232;s nombreux retrait&#233;s actuels et chez ceux qui pr&#233;paraient leur retraite au moment du vote de ces textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense aux nombreux agriculteurs qui ont d&#233;couvert, lors de la notification de leur caisse, qu'ils n'&#233;taient pas ou pas pleinement parmi les b&#233;n&#233;ficiaires annonc&#233;s, comme ces anciens chefs d'exploitation &#224; la carri&#232;re mixte, c'est-&#224;-dire ayant travaill&#233; quelques ann&#233;es comme salari&#233;s ou ayant exerc&#233; un mandat d'&#233;lu local avant de s'installer. Ceux-ci ont appris qu'un m&#233;canisme d'&#233;cr&#234;tement introduit en deuxi&#232;me lecture par amendement les excluait du dispositif auquel ils pensaient avoir droit. Ce sont ces injustices persistantes que ce texte vise &#224; r&#233;parer, injustices qui, je le r&#233;p&#232;te, touchent essentiellement les femmes anciennes agricultrices.&lt;br class='autobr' /&gt;
Permettez-moi, avant de pr&#233;senter les articles, de rappeler bri&#232;vement le contexte, qu'il est indispensable de conna&#238;tre pour comprendre la logique du texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime de retraite des non-salari&#233;s agricoles souffre d'une insuffisance structurelle ancienne, qui tient &#224; la nature m&#234;me des revenus agricoles : faibles, variables d'une ann&#233;e &#224; l'autre au gr&#233; des al&#233;as climatiques et des crises, et longtemps sous-&#233;valu&#233;s par un syst&#232;me d'imposition forfaitaire d&#233;connect&#233; des revenus r&#233;els. Des d&#233;cennies de cotisations ainsi calcul&#233;es ont conduit &#224; l'acquisition de droits &#224; retraite dont le montant ne d&#233;passe souvent pas le seuil de pauvret&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis vingt ans, ce r&#233;gime a engag&#233; un mouvement de convergence progressive vers les standards du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral : cr&#233;ation d'un r&#233;gime compl&#233;mentaire obligatoire (RCO) en 2002, institution d'un minimum de pension en 2009, cr&#233;ation du compl&#233;ment diff&#233;rentiel du RCO en 2014, r&#233;forme du calcul de la retraite de base sur les vingt-cinq meilleures ann&#233;es entr&#233;e en vigueur au 1er janvier 2026 avec la loi Dive. Autant d'&#233;tapes qui ont rapproch&#233;, sans encore les aligner, les droits des non-salari&#233;s agricoles de ceux des salari&#233;s du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sente proposition de loi s'inscrit dans ce mouvement. Elle en est, sur plusieurs points essentiels, le prolongement naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement de convergence continue toutefois de laisser sur le bord du chemin deux cat&#233;gories d'assur&#233;s que ce texte place au c&#339;ur de ses priorit&#233;s : d'une part, les polypensionn&#233;s exclus du compl&#233;ment diff&#233;rentiel par le m&#233;canisme d'&#233;cr&#234;tement ; d'autre part, les conjoints collaborateurs et aides familiaux dont l'immense majorit&#233; &#8211;&#8288; je le r&#233;p&#232;te &#8211; sont des femmes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je veux m'arr&#234;ter un instant sur leur situation, parce qu'elle est au c&#339;ur du texte. Fin 2024, les femmes repr&#233;sentent 54 % des retrait&#233;s non-salari&#233;s agricoles, soit pr&#232;s de 600 000 personnes. Parmi elles, pr&#232;s de 30 % ont exerc&#233; toute leur carri&#232;re sous le statut de conjointe collaboratrice, et 13 % comme aide familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces femmes ont travaill&#233; dans les exploitations agricoles avec le m&#234;me d&#233;vouement, la m&#234;me intensit&#233; et les m&#234;mes horaires que les chefs d'exploitation &#8211;&#8288; et parfois plus encore, puisqu'elles accomplissaient g&#233;n&#233;ralement aussi les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res. Mais elles l'ont fait pendant des d&#233;cennies sans statut juridique reconnaissant leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu attendre 1999 pour que le l&#233;gislateur cr&#233;e enfin le statut de conjoint collaborateur. Mais b&#226;tie sur une assiette de cotisation extr&#234;mement r&#233;duite, cette reconnaissance n'a produit que des droits &#224; retraite d&#233;risoires. Les lois Chassaigne ont permis des avanc&#233;es majeures, notamment gr&#226;ce &#224; l'alignement du niveau de la pension major&#233;e de r&#233;f&#233;rence des conjoints collaborateurs et des aidants familiaux sur celui des chefs d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la situation de nombreuses femmes demeure encore tr&#232;s pr&#233;caire. Le r&#233;sultat est l&#224;, dans toute sa duret&#233; : la pension moyenne d'une ancienne conjointe collaboratrice, au titre du seul r&#233;gime agricole, s'&#233;tablit &#224; 550 euros par mois ; celle d'une ancienne aide familiale atteint &#224; peine 700 euros. Tous r&#233;gimes confondus, les anciennes conjointes collaboratrices per&#231;oivent en moyenne 1 317 euros brut mensuels, contre 1 614 euros pour les hommes du m&#234;me r&#233;gime, soit un &#233;cart de 16 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces femmes sont encore exclues du compl&#233;ment diff&#233;rentiel de la retraite compl&#233;mentaire obligatoire, principal m&#233;canisme de garantie d'un niveau minimal de pension dans le r&#233;gime agricole. Rien, sur le fond, ne justifie cette exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois Chassaigne ont progressivement rapproch&#233; leurs droits de ceux des chefs d'exploitation. Il est temps d'aller au bout de cette logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte que nous examinons aujourd'hui n'est plus tout &#224; fait celui que j'ai pr&#233;sent&#233; en commission. Je veux d'abord me f&#233;liciter de l'accueil qui lui a &#233;t&#233; r&#233;serv&#233; au cours de son examen, sur un sujet qui touche &#224; la justice sociale et &#224; la condition des femmes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je dois &#233;galement rendre compte d'une modification importante intervenue en commission : l'article 2, qui visait &#224; exclure le compl&#233;ment diff&#233;rentiel de RCO de l'assiette des pr&#233;l&#232;vements sociaux, a &#233;t&#233; supprim&#233;. Cette suppression n'est pas le signe d'un d&#233;saccord sur le fond mais traduit une exigence de conformit&#233; &#224; la loi organique relative aux lois de financement de la s&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs amendements adopt&#233;s ont &#233;galement permis d'enrichir le texte initial, en approfondissant la r&#233;flexion relative au niveau global des retraites agricoles et en posant la question de la convergence de ce r&#233;gime vers le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en viens aux principales dispositions du texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 1er supprime le m&#233;canisme d'&#233;cr&#234;tement du compl&#233;ment diff&#233;rentiel de RCO, introduit lors de l'examen de la loi de 2020 par voie d'amendement au seul motif, &#224; l'&#233;poque, de contenir le co&#251;t budg&#233;taire du dispositif. Ce m&#233;canisme a pour effet de prendre en compte l'ensemble des pensions per&#231;ues au titre de tous les r&#233;gimes, pour appr&#233;cier si un assur&#233; d&#233;passe ou non le seuil de 85 % du smic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, un ancien chef d'exploitation ayant exerc&#233; pendant quinze ans comme salari&#233; avant de s'installer voit sa pension du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral int&#233;gr&#233;e au calcul de ses revenus de retraite. Cette prise en compte peut le priver du compl&#233;ment diff&#233;rentiel auquel sa seule carri&#232;re agricole lui aurait pourtant donn&#233; droit. Environ 100 000 assur&#233;s suppl&#233;mentaires se trouvent dans cette situation. La suppression de cet &#233;cr&#234;tement leur restitue le droit que la loi de 2020 leur avait, en principe, reconnu, avant l'adoption de l'amendement que j'ai &#233;voqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 3 est, je le r&#233;p&#232;te, la mesure centrale de ce texte. Il &#233;tend le b&#233;n&#233;fice du compl&#233;ment diff&#233;rentiel de la retraite compl&#233;mentaire obligatoire aux conjoints collaborateurs et aux aides familiaux. Cette extension avait &#233;t&#233; envisag&#233;e lors de l'&#233;laboration de la loi Chassaigne 2, avant d'&#234;tre &#233;cart&#233;e, une fois encore, notamment pour des raisons budg&#233;taires. Elle garantira &#224; ces assur&#233;s, pour une carri&#232;re compl&#232;te, un minimum de pension &#233;quivalent &#224; 85 % du smic, soit exactement ce que la loi de 2020 a garanti aux chefs d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diff&#233;rence d'effort contributif entre ces cat&#233;gories ne justifie pas le maintien d'une telle diff&#233;rence de droits, d'autant que les r&#233;formes successives ont pr&#233;cis&#233;ment cherch&#233; &#224; la r&#233;duire. Je veux le dire clairement : &#233;tendre ce droit aux conjointes collaboratrices et aux aides familiaux, c'est r&#233;parer une injustice de genre ; c'est reconna&#238;tre enfin pleinement le travail de ces femmes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'article 4, enfin, exclut les pensions de r&#233;version et les bonifications pour enfants du calcul du seuil d'&#233;cr&#234;tement de la pension major&#233;e de r&#233;f&#233;rence. Dans l'&#233;tat actuel du droit, une veuve d'agriculteur peut voir la majoration de sa propre pension r&#233;duite ou supprim&#233;e du seul fait qu'elle b&#233;n&#233;ficie d'une pension de r&#233;version. C'est l&#224; une incoh&#233;rence profonde : deux prestations de solidarit&#233; nationale se neutralisent mutuellement, au d&#233;triment des femmes les plus fragiles du r&#233;gime agricole. L'article 4 y met fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles suivants sont les articles de gage &#8211;&#8288; gage que j'appelle le gouvernement &#224; lever au nom de la solidarit&#233; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes chers coll&#232;gues, ce texte est tr&#232;s attendu par les sections de retrait&#233;s des organisations syndicales et les associations de retrait&#233;s agricoles. Il est attendu &#233;galement par des centaines de milliers de retrait&#233;s agricoles qui ont suivi, r&#233;forme apr&#232;s r&#233;forme, l'avanc&#233;e progressive de leurs droits et qui esp&#232;rent que cette avanc&#233;e sera enfin compl&#232;te. Je vous invite donc &#224; adopter ce texte. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LFI-NFP et EcoS.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;duire les risques sanitaires li&#233;s aux contaminations au cadmium (PPL)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/reduire-les-risques-sanitaires-lies-aux-contaminations-au-cadmium-ppl</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/reduire-les-risques-sanitaires-lies-aux-contaminations-au-cadmium-ppl</guid>
		<dc:date>2026-06-03T09:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires &#233;conomiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'alerte lanc&#233;e par les m&#233;decins lib&#233;raux en juin 2025, dans une lettre adress&#233;e au gouvernement, et celle de l'Agence nationale de s&#233;curit&#233; sanitaire en mars dernier, notre assembl&#233;e se saisit enfin, gr&#226;ce &#224; la t&#233;nacit&#233; de nos coll&#232;gues Beno&#238;t Biteau et Cl&#233;mentine Autain, de la probl&#233;matique majeure de sant&#233; publique que constitue le cadmium. Alors que plusieurs milliers d'articles scientifiques attestent que le cadmium s'accumule dans l'organisme au fil des ann&#233;es et peut &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-economiques-26" rel="tag"&gt;Affaires &#233;conomiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'alerte lanc&#233;e par les m&#233;decins lib&#233;raux en juin 2025, dans une lettre adress&#233;e au gouvernement, et celle de l'Agence nationale de s&#233;curit&#233; sanitaire en mars dernier, notre assembl&#233;e se saisit enfin, gr&#226;ce &#224; la t&#233;nacit&#233; de nos coll&#232;gues Beno&#238;t Biteau et Cl&#233;mentine Autain, de la probl&#233;matique majeure de sant&#233; publique que constitue le cadmium. Alors que plusieurs milliers d'articles scientifiques attestent que le cadmium s'accumule dans l'organisme au fil des ann&#233;es et peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme l'un des plus grands toxiques existants, notre pays s'illustre par une r&#233;glementation particuli&#232;rement laxiste : le r&#232;glement europ&#233;en applicable depuis quatre ans impose un seuil maximal de teneur en cadmium dans les engrais phosphat&#233;s de 60 milligrammes par kilo, mais la France continue d'autoriser, elle, une teneur en cadmium dans les engrais de 90 milligrammes par kilo.&lt;br class='autobr' /&gt;
La situation fran&#231;aise ne peut plus durer car les enjeux en mati&#232;re de sant&#233; sont consid&#233;rables. La derni&#232;re grande &#233;tude de sant&#233; publique Esteban, r&#233;alis&#233;e entre 2014 et 2016, a montr&#233; que les taux de quantification du cadmium &#233;taient de 100 % chez les adultes et les enfants. Elle a surtout mis en lumi&#232;re une impr&#233;gnation de la population fran&#231;aise trois fois sup&#233;rieure &#224; celle des autres pays europ&#233;ens, ainsi qu'un doublement de cette impr&#233;gnation par rapport &#224; la pr&#233;c&#233;dente &#233;tude conduite dix ans auparavant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Haut conseil de la sant&#233; publique, dans un rapport de 2022, a soulign&#233; le fait que 79 % des &#233;chantillons alimentaires, couvrant presque 90 % du r&#233;gime total des Fran&#231;ais, r&#233;v&#233;laient la pr&#233;sence de cadmium. Or le cadmium est un canc&#233;rog&#232;ne reconnu, qui induit aussi des n&#233;phropathies, des maladies osseuses et des troubles de la reproduction. De surcro&#238;t, une m&#233;ta-analyse r&#233;cente fait appara&#238;tre une augmentation importante du risque cardiovasculaire &#224; partir de tr&#232;s faibles doses, sugg&#233;rant qu'il n'y a pas de dose minimale sans effet n&#233;gatif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon l'Anses enfin, qui confirme les donn&#233;es de l'Ademe &#8211;&#8288; l'Agence de la transition &#233;cologique &#8211; et de l'Inrae &#8211;&#8288; l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement &#8211;, les intrants agricoles, notamment les engrais min&#233;raux phosphat&#233;s, sont identifi&#233;s comme des contributeurs majeurs de la contamination des sols et des aliments. Ils repr&#233;senteraient ainsi pr&#232;s de la moiti&#233; des apports de cadmium dans les sols agricoles fran&#231;ais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une note d'appui scientifique et technique, l'Anses a indiqu&#233; que, pour limiter l'accumulation temporelle de cadmium dans les sols agricoles et faire d&#233;cro&#238;tre ainsi le cycle de contamination environnementale, il ne faudrait pas d&#233;passer un flux annuel d'apport de cadmium de 2 grammes par hectare et par an au maximum. Le seuil de 20 milligrammes de cadmium par kilogramme d'anhydride phosphorique n'a donc rien d'arbitraire. La Commission europ&#233;enne avait elle-m&#234;me envisag&#233; une trajectoire d'abaissement vers 40, puis 20 milligrammes, mais le compromis final s'est arr&#234;t&#233; &#224; 60 milligrammes avec une clause de r&#233;examen.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; l'ampleur des risques sanitaires, ce compromis n'est pas tenable. Il nous faut aller le plus rapidement possible vers le seuil de 20 milligrammes de cadmium par kilogramme. C'est pourquoi nous apportons &#233;videmment notre soutien &#224; la proposition de loi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, la limitation tr&#232;s stricte de la teneur en cadmium des engrais phosphat&#233;s commercialis&#233;s en France ne r&#233;soudra pas tous les probl&#232;mes, mais elle est la condition indispensable pour limiter rapidement la bioaccumulation dans les produits agricoles et dans notre organisme, via l'alimentation. &#192; plus long terme, stabiliser puis r&#233;duire la contamination des sols agricoles impose aussi, comme y invite l'Inrae, de limiter l'usage d'engrais de synth&#232;se et de s'engager dans une transformation en profondeur des mod&#232;les agricoles. Celle-ci passera par une d&#233;sp&#233;cialisation territoriale des productions, un allongement et une diversification des rotations culturales pratiqu&#233;es par une exploitation, une g&#233;n&#233;ralisation des pratiques de conservation des sols et le d&#233;veloppement de fili&#232;res de valorisation locale de la mati&#232;re organique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces voies ne seront prometteuses que si nous accompagnons et prot&#233;geons l'activit&#233; des agriculteurs plut&#244;t que de les engager toujours plus avant dans une course folle &#224; la comp&#233;titivit&#233; de leurs prix. Or cette volont&#233; politique est aujourd'hui absente. Certains amendements de droite, qui visent &#224; limiter la port&#233;e du texte, en t&#233;moignent encore une fois. Nos coll&#232;gues qui les d&#233;fendent pr&#233;f&#232;rent pointer le risque d'une baisse de la comp&#233;titivit&#233; de l'agriculture fran&#231;aise qu'accompagner financi&#232;rement les exploitants. Faire pr&#233;valoir des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques sur l'urgence sanitaire que nous connaissons n'est pas responsable.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi les d&#233;put&#233;s communistes et du groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine voteront r&#233;solument en faveur de la proposition de loi et remercient &#224; nouveau chaleureusement Beno&#238;t Biteau pour son opini&#226;tret&#233; dans le combat. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LFI-NFP, SOC et EcoS.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection et accompagnement des parents d'enfants atteints d'un cancer, d'une maladie grave ou d'un handicap (PPL)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/protection-et-accompagnement-des-parents-d-enfants-atteints-d-un-cancer-d-une</link>
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		<dc:date>2026-06-02T15:41:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La survenue d'une maladie grave ou d'un handicap chez un enfant engendre de grands bouleversements pour l'ensemble de la cellule familiale. Les parents doivent r&#233;organiser leur quotidien autour de la maladie, de l'accident ou du handicap de leur enfant. Cette situation implique souvent, outre la d&#233;tresse, une multitude de difficult&#233;s mat&#233;rielles li&#233;es &#224; l'emploi, au logement et &#224; l'accumulation de d&#233;penses nouvelles li&#233;es &#224; l'&#233;tat de l'enfant. Au regard de ces difficult&#233;s, nous ne pouvons (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La survenue d'une maladie grave ou d'un handicap chez un enfant engendre de grands bouleversements pour l'ensemble de la cellule familiale. Les parents doivent r&#233;organiser leur quotidien autour de la maladie, de l'accident ou du handicap de leur enfant. Cette situation implique souvent, outre la d&#233;tresse, une multitude de difficult&#233;s mat&#233;rielles li&#233;es &#224; l'emploi, au logement et &#224; l'accumulation de d&#233;penses nouvelles li&#233;es &#224; l'&#233;tat de l'enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au regard de ces difficult&#233;s, nous ne pouvons que soutenir la pr&#233;sente proposition de loi. Elle vise notamment &#224; faciliter les d&#233;marches administratives des familles, &#224; s&#233;curiser leur situation professionnelle et &#224; mieux les accompagner dans le parcours de soins de leur enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous tenons &#224; saluer le travail men&#233; par le rapporteur avec l'association Eva pour la vie et la f&#233;d&#233;ration Grandir sans cancer, gr&#226;ce &#224; qui nous disposons d'un texte qui r&#233;ponde au plus pr&#232;s aux besoins des familles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais en tant que parlementaires, notre travail consiste aussi &#224; utiliser chaque &#233;tape de l'examen d'un texte pour en am&#233;liorer le contenu, afin qu'il soit &#224; la hauteur de nos convictions et de nos engagements politiques. D&#232;s lors, m&#234;me si le texte actuel pr&#233;voit d&#233;j&#224; de v&#233;ritables progr&#232;s, il m&#233;rite d'&#234;tre amend&#233; dans le cadre de cette deuxi&#232;me lecture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, si des amendements sont adopt&#233;s, son application sera quelque peu retard&#233;e. Cela dit, les dispositions qui rel&#232;vent d'une application par voie r&#233;glementaire ne seront mises en &#339;uvre que si le gouvernement le veut bien. Je parle en connaissance de cause : j'&#233;tais le rapporteur d'une loi visant &#224; am&#233;liorer la prise en charge des soins et dispositifs sp&#233;cifiques au traitement du cancer du sein par l'assurance maladie. Plus d'un an apr&#232;s le vote unanime de cette loi, les femmes victimes d'un cancer du sein attendent toujours son application.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je comprends l'impatience des familles et j'admets m&#234;me, aux c&#244;t&#233;s des associations, que certaines modifications op&#233;r&#233;es par le S&#233;nat puissent &#234;tre accept&#233;es. C'est notamment le cas du passage de quinze &#224; dix jours du cong&#233; pour l'annonce de la survenue d'un handicap ou d'une maladie grave chez l'enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, malgr&#233; le consensus unanime sur ce texte, la droite s&#233;natoriale n'a pu s'emp&#234;cher d'y apporter sa marque distinctive, qui consiste &#224; faire un pas de plus dans la financiarisation du soin et le recul de la solidarit&#233; nationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines modifications op&#233;r&#233;es par le S&#233;nat ont ind&#233;niablement remis en cause l'&#233;gal acc&#232;s &#224; un accompagnement et &#224; des soins de qualit&#233; pour tous, qui constitue pourtant l'un des enjeux majeurs de ce texte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre assembl&#233;e avait fait le choix d'une prise en charge int&#233;grale par l'assurance maladie, sans reste &#224; charge pour la famille, des dispositifs d'h&#233;bergement pour les parents et de l'accompagnement psychologique des enfants. Or la droite s&#233;natoriale a inscrit ces deux dispositions dans le champ du ticket mod&#233;rateur, ce qui implique un acc&#232;s in&#233;galitaire &#224; ces prestations selon que les parents disposent ou non d'une mutuelle avec, de surcro&#238;t, un reste &#224; charge variable selon le contrat souscrit.&lt;br class='autobr' /&gt;
De la m&#234;me mani&#232;re, notre assembl&#233;e avait d&#233;cid&#233; de restreindre le champ des dispositifs d'h&#233;bergement aux seules structures publiques et priv&#233;es non lucratives, y voyant un gage de qualit&#233;, d'accessibilit&#233; et de p&#233;rennit&#233;. La droite s&#233;natoriale l'a ouvert aux structures priv&#233;es lucratives, et cela malgr&#233; les d&#233;rives de la financiarisation du soin et de l'accompagnement des personnes vuln&#233;rables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Non sans cynisme, la droite s&#233;natoriale a, &#224; sa mani&#232;re tr&#232;s lib&#233;rale, compens&#233; le recul de la solidarit&#233; nationale en permettant aux familles de d&#233;bloquer de fa&#231;on anticip&#233;e leur &#233;pargne pour subvenir aux besoins de leur enfant malade.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce report sur les capacit&#233;s d'&#233;pargne individuelles n'est pas anodin : il exprime un choix politique. L'accepter sans le contester par voie d'amendement reviendrait &#224; cautionner une logique individualiste. Ce serait accepter un syst&#232;me o&#249; seuls ceux qui en ont les moyens peuvent b&#233;n&#233;ficier d'une bonne prise en charge, au d&#233;triment d'un syst&#232;me de protection collectif et solidaire h&#233;rit&#233; de notre mod&#232;le de s&#233;curit&#233; sociale, dont la premi&#232;re vertu est pr&#233;cis&#233;ment de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s face aux accidents de la vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour toutes ces raisons, nous ne d&#233;fendrons que quatre amendements, qui visent &#224; r&#233;tablir une approche solidaire et de service public de l'accompagnement et du soin. Mais quel que soit le sort r&#233;serv&#233; &#224; nos amendements, les d&#233;put&#233;s du groupe GDR voteront pour ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR, ainsi que sur les bancs des commissions.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Avenant au protocole d'accord du 10 novembre 2023 relatif &#224; l'assurance ch&#244;mage</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/avenant-au-protocole-d-accord-du-10-novembre-2023-relatif-a-l-assurance-chomage</link>
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		<dc:date>2026-06-02T15:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je tiens d'abord &#224; saluer la c&#233;l&#233;rit&#233; du gouvernement : il aura fallu &#224; peine trois mois pour que ce nouvel avenant au protocole d'accord sur l'assurance ch&#244;mage soit d&#233;finitivement transpos&#233; dans la loi ! Nous, nous aurions aim&#233; que ce gouvernement soit aussi impatient de transposer la directive europ&#233;enne sur la transparence salariale ou encore celle sur le statut des travailleurs des plateformes. Ce sont en effet deux directives qui, pour le coup, vont pleinement dans le sens de l'int&#233;r&#234;t (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je tiens d'abord &#224; saluer la c&#233;l&#233;rit&#233; du gouvernement : il aura fallu &#224; peine trois mois pour que ce nouvel avenant au protocole d'accord sur l'assurance ch&#244;mage soit d&#233;finitivement transpos&#233; dans la loi ! Nous, nous aurions aim&#233; que ce gouvernement soit aussi impatient de transposer la directive europ&#233;enne sur la transparence salariale ou encore celle sur le statut des travailleurs des plateformes. Ce sont en effet deux directives qui, pour le coup, vont pleinement dans le sens de l'int&#233;r&#234;t des travailleurs et des finances publiques, deux directives qui font la d&#233;monstration qu'un droit du travail fort, protecteur pour les travailleurs, est non seulement vertueux socialement, mais aussi &#233;conomiquement. Alors m&#234;me que le gouvernement ne cesse de revendiquer la valeur travail, il est pour le moins troublant qu'il ne se h&#226;te pas de rendre enfin effectif le principe fondamental &#171; &#224; travail &#233;gal, salaire &#233;gal &#187;. Pourquoi tarder autant &#224; mettre fin aux abus subis par les travailleurs des plateformes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que nous aborderons bient&#244;t les d&#233;bats budg&#233;taires et que chacun dira, la main sur le c&#339;ur, sa volont&#233; de pr&#233;server notre mod&#232;le social, reconnaissons tout de m&#234;me que ces deux directives permettraient de d&#233;gager des recettes substantielles pour la s&#233;curit&#233; sociale. Malheureusement, le gouvernement, et avec lui la droite et l'extr&#234;me droite, consid&#232;rent nettement plus urgent de r&#233;duire une fois de plus les droits des travailleurs pour faire quelque 400 millions d'euros d'&#233;conomies, au motif infond&#233;, mensonger et dangereusement clivant que les salari&#233;s abuseraient de leur droit &#224; n&#233;gocier une rupture conventionnelle et profiteraient ainsi de notre syst&#232;me de solidarit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cet &#233;gard, je veux rappeler des chiffres objectifs et clairs : seules quatre personnes sur dix inscrites &#224; France Travail per&#231;oivent une allocation ch&#244;mage et celle-ci s'&#233;l&#232;ve en moyenne &#224; 1 058 euros nets par mois ; l'Insee estime qu'une personne au ch&#244;mage sur trois est en situation de &#171; pauvret&#233; mon&#233;taire &#187;, selon ses propres termes. L'assurance ch&#244;mage est encore, malgr&#233; toutes vos attaques, un amortisseur social pr&#233;cieux, mais elle n'est ni g&#233;n&#233;reuse ni confortable. Le taux de ch&#244;mage, quant &#224; lui, avoisine de nouveau les 8 % et les perspectives ne sont gu&#232;re positives. D&#232;s lors, peut-on dire que les sept r&#233;formes de l'assurance ch&#244;mage men&#233;es au cours des neuf derni&#232;res ann&#233;es et qui toutes visaient une r&#233;duction des droits ont permis de r&#233;duire le ch&#244;mage ? Non. Ont-elles am&#233;lior&#233; la qualit&#233; de l'emploi ? Pas davantage. Vos r&#233;formes successives ont non seulement fragilis&#233; davantage les priv&#233;s d'emploi, mais elles ont m&#233;caniquement particip&#233; &#224; fragmenter et &#224; flexibiliser un peu plus encore le monde du travail : 81 % des embauches en 2024 l'ont &#233;t&#233; sur des contrats de tr&#232;s courte dur&#233;e, et la moiti&#233; des salari&#233;s du priv&#233; touche entre un smic et un smic et demi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pourtant, &#224; contre-courant des donn&#233;es tangibles que je viens de rappeler, vous avez demand&#233; aux organisations syndicales et patronales de r&#233;former encore l'assurance ch&#244;mage. Il s'agit, cette fois-ci, de sanctionner le salari&#233; qui userait de son droit de n&#233;gocier une rupture conventionnelle, sans interroger les motifs qui peuvent le pousser &#224; recourir &#224; ce dispositif et sans bien s&#251;r remettre en cause l'usage qu'en fait le patronat pour mettre en &#339;uvre un licenciement d&#233;guis&#233; sans cause r&#233;elle et s&#233;rieuse. Et ceci en institutionnalisant au passage une in&#233;galit&#233; de traitement des allocataires, qui, &#224; situation professionnelle comparable, n'auront plus les m&#234;mes droits selon le motif de rupture du contrat de travail. Ajoutons que le tribut le plus lourd sera support&#233; par ceux qui ont le plus de difficult&#233;s &#224; se maintenir dans l'emploi : les travailleurs de plus de 55 ans. Ceux-l&#224; seront priv&#233;s jusqu'&#224; 6,5 mois de droits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le rapporteur, vous nous avez reproch&#233;, monsieur ministre, de ne pas tenir compte de l'accompagnement sp&#233;cifique pr&#233;vu pour ces travailleurs, mais l'&#233;tude d'impact elle-m&#234;me, non sans cynisme, &#233;voque un rendement plus ou moins important de la r&#233;forme en fonction des &#171; diff&#233;rentes hypoth&#232;ses de succ&#232;s &#187; de cet accompagnement personnalis&#233;. Si je ne peux souscrire &#224; votre cynisme, je partage vos doutes : comment parier sur le succ&#232;s de l'accompagnement de ces travailleurs quand la baisse du nombre des agents de France Travail ne permettra de suivre que 1,1 million de demandeurs d'emploi au lieu des 1,25 million initialement pr&#233;vu en 2026 ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, le gouvernement pr&#233;tend que nous, le groupe GDR, ne respectons pas le dialogue social en nous opposant &#224; ce texte. Mais je l'invite &#224; entendre enfin le bureau paritaire de l'Unedic quand celui-ci d&#233;nonce, chiffres &#224; l'appui, les mises &#224; contribution forc&#233;es de l'&#201;tat, sans lesquelles son solde serait exc&#233;dentaire de 2 milliards en 2026. Ce texte est une aberration sociale et &#233;conomique b&#226;tie contre le monde du travail dans son ensemble ! (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection et souverainet&#233; agricoles </title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/protection-et-souverainete-agricoles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/protection-et-souverainete-agricoles</guid>
		<dc:date>2026-06-02T15:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires &#233;conomiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La premi&#232;re lecture de ce projet de loi dit d'urgence agricole aura malheureusement confirm&#233; notre appr&#233;ciation initiale du texte : en dehors de quelques mesures bienvenues, comme l'extension du cadre d'intervention des Safer afin de pr&#233;server le foncier agricole ou le renforcement des exigences en mati&#232;re de qualit&#233; des produits servis dans la restauration collective publique, nous d&#233;sapprouvons les orientations choisies par le gouvernement. &#192; quelques encablures de l'&#233;lection (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/" rel="directory"&gt;Explications de vote et scrutins&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-economiques-26" rel="tag"&gt;Affaires &#233;conomiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La premi&#232;re lecture de ce projet de loi dit d'urgence agricole aura malheureusement confirm&#233; notre appr&#233;ciation initiale du texte : en dehors de quelques mesures bienvenues, comme l'extension du cadre d'intervention des Safer afin de pr&#233;server le foncier agricole ou le renforcement des exigences en mati&#232;re de qualit&#233; des produits servis dans la restauration collective publique, nous d&#233;sapprouvons les orientations choisies par le gouvernement. &#192; quelques encablures de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, l'intention &#233;tait visiblement de donner des gages aux organisations syndicales agricoles majoritaires. Toutefois, il n'est pas certain que l'atterrissage l&#233;gislatif soit &#224; la hauteur des attentes du monde agricole. Nous pensons m&#234;me qu'il risque de renforcer certaines fractures.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est paradoxalement &#224; la toute fin de l'examen de ce projet de loi que nous avons commenc&#233; &#224; aborder l'une des principales urgences touchant nos agriculteurs : la question centrale du revenu et de la r&#233;partition de la valeur ajout&#233;e. Que r&#233;v&#232;lent nos d&#233;bats ? Que l'opposition du gouvernement &#224; la garantie de prix minimums traduit bien les deux visions politiques qui s'opposent : une vision lib&#233;rale, qui continue de vouloir esquiver les rapports de force qui s'exercent tout au long de la cha&#238;ne de valeur en s'en tenant &#224; des indicateurs de prix de r&#233;f&#233;rence, sans r&#233;el pouvoir d'intervention des producteurs et de leurs organisations, la suppression de l'article 21 en &#233;tant l'ultime aveu ; et une vision interventionniste, la n&#244;tre, qui assume de vouloir r&#233;pondre &#224; l'absence de prix r&#233;mun&#233;rateurs par des outils de r&#233;gulation des prix et d'intervention publique tr&#232;s forts pour s&#233;curiser les revenus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce d&#233;bat n'est pas nouveau, mais il nous semble toujours plus d'actualit&#233; &#224; l'heure o&#249; les contraintes &#233;conomiques, climatiques, sanitaires et environnementales qui p&#232;sent sur l'activit&#233; agricole se renforcent chaque jour. Force est de constater que le probl&#232;me des revenus agricoles n'a pas &#233;t&#233; r&#233;solu par les diff&#233;rentes lois Egalim. Les d&#233;s&#233;quilibres persisteront si la libert&#233; contractuelle continue de primer sur la r&#233;gulation et sur le pouvoir d'intervention des producteurs dans la d&#233;termination des prix d'achat. Sans r&#233;orientation profonde, aujourd'hui comme hier, c'est toujours &#171; vers le financier gaspilleur &#187; qu'ira &#171; la richesse des champs &#187;, pour paraphraser Jaur&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
De la m&#234;me fa&#231;on, la lutte contre les concurrences d&#233;loyales est un enjeu d&#233;cisif, mais comment ne pas nous interroger devant la fuite en avant &#224; laquelle nous assistons au niveau intracommunautaire, d'une part avec la dissolution progressive de la politique agricole commune (PAC), d'autre part avec la fr&#233;n&#233;sie des accords de libre-&#233;change ? Cette folie de la concurrence nourrit la course &#224; la comp&#233;titivit&#233; prix, laquelle alimente la baisse des prix d'achat, qui nourrit elle-m&#234;me la disparition de dizaines de milliers d'exploitations suppl&#233;mentaires, comme nous l'avons tristement observ&#233; ces dix derni&#232;res ann&#233;es. Y r&#233;pondons-nous efficacement en r&#233;duisant les protections visant l'environnement et les consommateurs comme les outils de r&#233;gulation au service des agriculteurs ? Je ne le crois pas. R&#233;pondons-nous aux effets structurels de cette mise en concurrence permanente par un simple renforcement des contr&#244;les, qui resteront marginaux au regard des volumes import&#233;s et de la faiblesse des moyens humains mobilisables ? Je ne le crois pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus grave encore, madame la ministre, certains articles du texte risquent d'accompagner le glissement de notre mod&#232;le agricole vers une agriculture toujours plus align&#233;e sur les standards internationaux, au risque de porter un coup fatal &#224; nos structures familiales, au d&#233;triment de l'emploi et de la qualit&#233; des productions. Soulignons aussi qu'aucun des enjeux en mati&#232;re de renforcement de l'autonomie alimentaire dans nos territoires d'outre-mer n'est abord&#233; par le texte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, s'agissant des dispositions relatives &#224; la gestion de l'eau, nous ne sommes pas de ceux qui s'opposent &#224; tout projet de stockage, mais les articles adopt&#233;s ne feront que d&#233;stabiliser le fragile &#233;quilibre existant en mati&#232;re de gestion de l'eau par bassin versant pour lui substituer des outils d&#233;rogatoires aux contours et &#224; la gouvernance toujours plus flous. Ils ne feront, j'en suis persuad&#233;, qu'accentuer les conflits d'usage aux d&#233;pens d'une gestion d&#233;mocratique coh&#233;rente par bassin et sous-bassin, que les contraintes climatiques qui vont s'exercer sur l'ensemble du territoire rendent indispensable. Devant les enjeux de partage de la ressource et de planification des usages, nous n'&#233;chapperons pas &#224; la n&#233;cessit&#233; d'une grande loi sur l'eau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour toutes ces raisons, et malgr&#233; l'apport de certaines dispositions du texte, les d&#233;put&#233;s communistes et de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine s'y opposeront. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Suppression d'emplois dans le groupe Michelin</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/article/suppression-d-emplois-dans-le-groupe-michelin</link>
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		<dc:date>2026-06-02T08:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>



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&lt;p&gt;Monsieur le ministre de l'&#233;conomie et des finances, Michelin vient d'annoncer la suppression de 1 500 emplois suppl&#233;mentaires en France d'ici &#224; 2029, soit pr&#232;s de 10 % de ses effectifs dans notre pays. Cette annonce intervient moins de deux ans apr&#232;s la fermeture des usines de Cholet et de Vannes, qui a d&#233;j&#224; condamn&#233; 1 250 emplois industriels et fragilis&#233; durablement des territoires entiers. Une fois encore, la direction du groupe invoque le co&#251;t du travail pour tenter de justifier celte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/" rel="directory"&gt;Questions au gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monsieur le ministre de l'&#233;conomie et des finances, Michelin vient d'annoncer la suppression de 1 500 emplois suppl&#233;mentaires en France d'ici &#224; 2029, soit pr&#232;s de 10 % de ses effectifs dans notre pays. Cette annonce intervient moins de deux ans apr&#232;s la fermeture des usines de Cholet et de Vannes, qui a d&#233;j&#224; condamn&#233; 1 250 emplois industriels et fragilis&#233; durablement des territoires entiers. Une fois encore, la direction du groupe invoque le co&#251;t du travail pour tenter de justifier celte nouvelle saign&#233;e sociale. Mais Michelin est une entreprise largement b&#233;n&#233;ficiaire, &#224; l'international comme sur le march&#233; fran&#231;ais, avec des marges tr&#232;s &#233;lev&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque ann&#233;e, plus de 1 milliard d'euros sont consacr&#233;s aux dividendes vers&#233;s aux actionnaires et aux rachats d'actions. La r&#233;alit&#233;, c'est que ce n'est pas le co&#251;t du travail qui est en cause, mais bien la priorit&#233; donn&#233;e &#224; la r&#233;mun&#233;ration du capital. Depuis des ann&#233;es, les parlementaires communistes vous alertent sur ces d&#233;rives. Nous demandons d'interdire les licenciements boursiers dans les entreprises qui r&#233;alisent des b&#233;n&#233;fices, versent des dividendes ou proc&#232;dent &#224; des rachats d'actions. Nous proposons &#233;galement que les aides publiques soient strictement conditionn&#233;es au maintien de l'emploi et de l'activit&#233; dans le territoire national.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les travaux de la commission d'enqu&#234;te s&#233;natoriale sur les aides publiques aux entreprises, conduits par notre coll&#232;gue Fabien Gay, ont mis en lumi&#232;re l'ampleur des sommes vers&#233;es sans contreparties et les pratiques des grands groupes, dont Michelin, contraint de rembourser plusieurs millions d'euros d'argent public ind&#251;ment per&#231;u.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le ministre, combien d'emplois industriels faudra-t-il encore sacrifier avant que votre gouvernement ne conditionne les aides publiques au maintien de l'emploi et interdise les licenciements boursiers ? Quand cesserez-vous d'accompagner avec l'argent public des strat&#233;gies financi&#232;res qui d&#233;truisent nos capacit&#233;s productives et minent notre souverainet&#233; industrielle ? (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et EcoS.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Roland Lescure, ministre de l'&#233;conomie, des finances et de la souverainet&#233; industrielle, &#233;nerg&#233;tique et num&#233;rique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michelin a annonc&#233; cette d&#233;cision, que je regrette, il y a quelques jours. Elle touche directement votre territoire, le Puy-de-D&#244;me, o&#249; Michelin a &#224; la fois son si&#232;ge et un certain nombre d'installations industrielles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont 1 500 salari&#233;s, au maximum, qui quitteront l'entreprise, d'ici un peu plus de trois ans, et il s'agira de d&#233;parts volontaires. En tout cas, c'est ce qu'a annonc&#233; l'entreprise. Il est essentiel que ces d&#233;parts soient effectivement volontaires ; je souhaite que le gouvernement en soit inform&#233; et surveille la situation de tr&#232;s pr&#232;s. Je suis persuad&#233; que le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, le fera.&lt;br class='autobr' /&gt;
Michelin a annonc&#233; l'ouverture de n&#233;gociations dans les prochaines semaines, qui devraient aboutir d'ici la fin de l'ann&#233;e. Les d&#233;parts s'&#233;taleront ensuite sur trois ans. Le gouvernement veillera, je le r&#233;p&#232;te, &#224; ce que ces d&#233;parts soient effectivement volontaires, et en aucun cas contraints.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; de &#231;a, vous l'avez dit, cette annonce soul&#232;ve la question de la concurrence internationale. S'agissant des subventions et des aides aux entreprises, je ne veux pas me d&#233;fausser, mais je vous engage vraiment &#224; regarder de pr&#232;s le rapport publi&#233; par l'OCDE hier, qui montre que la Chine subventionne son industrie dans des proportions incommensurables. Cela ne veut pas dire que nous devons faire des ch&#232;ques en blanc, mais cela signifie que dans un monde de concurrence internationale, nous devons &#234;tre tr&#232;s sensibles &#224; ce fait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, l'argent public est rare &#8211;&#8288; la commission d'enqu&#234;te s&#233;natoriale que vous &#233;voquez l'a encore montr&#233; ; le premier ministre nous a demand&#233; de faire la transparence sur les aides publiques dans les prochains mois et nous le ferons. Mais n'oublions pas que si nous sommes sans doute l'un des pays qui aident le plus les entreprises, nous sommes aussi l'un de ceux qui les taxent le plus. Le d&#233;bat sur le niveau des aides aux entreprises se posera ; peut-&#234;tre aussi celui sur leur conditionnalit&#233;. Il faudra aussi d&#233;battre de la question du co&#251;t du travail en France, faute de quoi ce ne sont pas 10 % des effectifs de Michelin que nous verrons partir, mais sans doute une bonne partie de l'industrie. Cela a dur&#233; des d&#233;cennies, nous nous sommes &#233;lev&#233;s contre cela et nous continuerons &#224; le faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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