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	<title>Groupe de la gauche d&#233;mocrate et R&#233;publicaine</title>
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	<description>Site des d&#233;put&#233;s communistes si&#233;geant au sein du groupe GDR &#224; l'assembl&#233;e nationale, groupe compos&#233; de 8 d&#233;put&#233;s et pr&#233;sid&#233; par St&#233;phane Peu.</description>
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		<title>Groupe de la gauche d&#233;mocrate et R&#233;publicaine</title>
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		<title>Face &#224; l'offensive Isra&#233;lo-am&#233;ricaine en Iran, la France doit choisir la paix et le droit international</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/communique%CC%81s-de-presse/article/face-a-l-offensive-israelo-americaine-en-iran-la-france-doit-choisir-la-paix-et</link>
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		<dc:date>2026-03-13T13:26:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Anne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En juin dernier, nous d&#233;noncions l'attaque isra&#233;lienne contre l'Iran men&#233;e au nom de la&#171; guerre pr&#233;ventive &#187;, une doctrine ill&#233;gale en droit international. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de huit mois plus tard, face &#224; la nouvelle offensive isra&#233;lo&#8209;am&#233;ricaine en Iran, nous regrettons qu'une fois encore cette op&#233;ration se d&#233;roule en compl&#232;te violation de l'&#233;difice juridique des Nations unies, construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour pr&#233;server les nations et les peuples du fl&#233;au de la guerre. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/communique%CC%81s-de-presse/" rel="directory"&gt;Communique&#769;s de presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/644811651_1465005054987801_400634249152641135_n-d5ad2.jpg?1773408589' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En juin dernier, nous d&#233;noncions l'attaque isra&#233;lienne contre l'Iran men&#233;e au nom de la&#171; guerre pr&#233;ventive &#187;, une doctrine ill&#233;gale en droit international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de huit mois plus tard, face &#224; la nouvelle offensive isra&#233;lo&#8209;am&#233;ricaine en Iran, nous regrettons qu'une fois encore cette op&#233;ration se d&#233;roule en compl&#232;te violation de l'&#233;difice juridique des Nations unies, construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour pr&#233;server les nations et les peuples du fl&#233;au de la guerre. Les &#034;guerres pr&#233;ventives&#034; ont toujours &#233;t&#233; au seul service du d&#233;sordre global et de la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater que ces violations r&#233;p&#233;t&#233;es et imp&#233;rialistes, toujours men&#233;es sous couvert d'apporter la s&#233;curit&#233; ou la justice, nous pr&#233;cipitent au seuil d'une troisi&#232;me guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; l'embrasement r&#233;gional semble in&#233;luctable, il est urgent que la France d&#233;fende une position ind&#233;pendante et parle d'une voix forte. Seule nation de l'Union europ&#233;enne membre permanent du Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU, elle doit faire entendre une voix singuli&#232;re en ces temps o&#249; le droit international s'effondre &#224; force de violations : celle de la paix, du respect du droit international et du multilat&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la voix du pr&#233;sident Emmanuel Macron, la France a demand&#233; une r&#233;union urgente du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies. Cette r&#233;union doit avoir pour objectif un cessez&#8209;le&#8209;feu imm&#233;diat et la d&#233;sescalade r&#233;gionale. La France doit &#233;galement obtenir le lancement de n&#233;gociations multilat&#233;rales, sous l'&#233;gide de l'ONU, afin de parvenir, par la voie diplomatique, au respect par l'Iran de ses obligations nucl&#233;aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, elle doit rappeler ce principe &#233;l&#233;mentaire : les transitions d&#233;mocratiques ne sont durables que lorsqu'elles se d&#233;roulent dans le respect de la souverainet&#233; des peuples et ne s'imposent pas par des interventions militaires &#233;trang&#232;res. Nous regrettons qu'en janvier dernier notre pays n'ait pas pris d'initiatives politiques et diplomatiques suffisamment fortes pour soutenir le mouvement populaire iranien contre le r&#233;gime sanguinaire de T&#233;h&#233;ran et lui donner les moyens de prendre en main son propre avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aide &#224; mourir, un encadrement suffisamment strict</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/accompagnement-et-soins-palliatifs-droit-a-l-aide-a-mourir-8175</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/accompagnement-et-soins-palliatifs-droit-a-l-aide-a-mourir-8175</guid>
		<dc:date>2026-02-25T15:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Elsa Faucillon , Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si le vote en faveur du texte relatif aux soins palliatifs a &#233;t&#233; unanime au sein du groupe, le texte sur le droit &#224; l'aide &#224; mourir, renvoyant chacun &#224; sa conscience et son intimit&#233; malgr&#233; son caract&#232;re profond&#233;ment politique, a donn&#233; lieu &#224; trois votes diff&#233;rents. Au moment de voter, la majorit&#233; du groupe a consid&#233;r&#233; que le texte final, gr&#226;ce aux gardes-fous cumulatifs qu'il offrait, n'ouvrait ni une obligation ni une facilit&#233; mais reconnaissait une possibilit&#233; exceptionnelle. D'autres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/" rel="directory"&gt;Explications de vote et scrutins&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/an_320292_petite-15381.jpg?1772188822' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si le vote en faveur du texte relatif aux soins palliatifs a &#233;t&#233; unanime au sein du groupe, le texte sur le droit &#224; l'aide &#224; mourir, renvoyant chacun &#224; sa conscience et son intimit&#233; malgr&#233; son caract&#232;re profond&#233;ment politique, a donn&#233; lieu &#224; trois votes diff&#233;rents.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au moment de voter, la majorit&#233; du groupe a consid&#233;r&#233; que le texte final, gr&#226;ce aux gardes-fous cumulatifs qu'il offrait, n'ouvrait ni une obligation ni une facilit&#233; mais reconnaissait une possibilit&#233; exceptionnelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres d&#233;put&#233;s, moins nombreux, ont estim&#233; que ce texte constituait un danger, voire une rupture anthropologique. Ils ont notamment alert&#233; sur le risque qu'il ne soit &#233;largi, insistant &#233;galement sur un contexte d&#233;favorable &#224; ce changement dans un moment o&#249; la conception utilitariste et productiviste de l'&#234;tre humain menace notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous pensons aujourd'hui &#224; celles et ceux que la maladie &#233;puise ; &#224; celles et ceux pour qui l'existence est devenue une attente sans issue, un combat quotidien contre la douleur, contre l'alt&#233;ration du corps, parfois contre l'effacement de soi ; &#224; celles et ceux qui nous disent qu'ils ne veulent pas seulement survivre. Pendant longtemps, leur parole est rest&#233;e retenue, parfois tue, souvent d&#233;plac&#233;e vers les marges du d&#233;bat public. Pourtant, elle existe, elle est digne et m&#233;rite une r&#233;ponse. En effet, toutes les fins de vie ne se ressemblent pas. Il est des situations o&#249; la m&#233;decine, qui a consid&#233;rablement allong&#233; l'esp&#233;rance de vie, ne peut plus gu&#233;rir, o&#249; elle ne parvient plus &#224; apaiser totalement, o&#249; le temps qui reste devient une &#233;preuve que certains ne souhaitent pas, ne veulent pas traverser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous examinons deux propositions de loi indissociables &#8211;&#8288; j'insiste sur ce point &#8211;, l'une relative aux soins palliatifs et &#224; l'accompagnement, l'autre relative au droit &#224; l'aide &#224; mourir. Nous voterons la premi&#232;re parce qu'elle affirme une ambition que nous r&#233;clamions : garantir un &#233;gal acc&#232;s &#224; l'accompagnement sur tout le territoire. Aujourd'hui encore, trop de personnes n'ont pas acc&#232;s aux soins palliatifs, et cette in&#233;galit&#233; est une injustice profonde. Il n'y a pas de libert&#233; r&#233;elle sans &#233;galit&#233; r&#233;elle d'acc&#232;s aux soins. C'est pourquoi l'aide &#224; mourir ne peut en aucun cas &#234;tre le substitut &#224; un accompagnement qui fait d&#233;faut. Elle ne doit jamais devenir la r&#233;ponse &#224; la solitude, &#224; la pr&#233;carit&#233;, au manque de moyens hospitaliers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que certains, &#224; gauche notamment, redoutent sinc&#232;rement qu'un tel droit puisse devenir une pression implicite sur les plus vuln&#233;rables &#8211;&#8288; une pression sociale. Je veux tenter &#224; ce stade non pas de les convaincre, mais de leur r&#233;pondre, car je crois que nous avons des valeurs communes. Effectivement, la pire violence serait de laisser croire que la libert&#233; consiste &#224; abandonner les plus fragiles. Je veux donc leur dire que cette crainte n'est &#233;videmment pas ill&#233;gitime ; elle dit notre vigilance sociale et notre refus d'un monde o&#249; l'on choisirait la mort faute de soutien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois, refuser ce droit au nom d'un risque sans fondement dans la r&#233;alit&#233; l&#233;gislative actuelle, ce serait aussi refuser d'entendre celles et ceux, de toutes cat&#233;gories sociales, qui, malgr&#233; l'accompagnement, l'amour des proches et les soins, persistent dans une demande lucide et r&#233;fl&#233;chie. Notre devoir est d'emp&#234;cher toute d&#233;rive, non d'emp&#234;cher toute libert&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;cis&#233;ment, le texte que nous examinons &#233;tablit des garde-fous stricts, que je tiens &#224; rappeler. Il pose cinq conditions cumulatives, en particulier une volont&#233; libre, &#233;clair&#233;e et r&#233;it&#233;r&#233;e, une affection grave et incurable, engageant le pronostic vital, en phase avanc&#233;e ou terminale, une souffrance r&#233;fractaire aux traitements ou jug&#233;e insupportable. Il pr&#233;voit en outre une proc&#233;dure coll&#233;giale et un cadre m&#233;dicalis&#233;. Nous parlons d'une situation clinique objectiv&#233;e et d'un choix personnel &#8211;&#8288; intimement personnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte ne cr&#233;e pas une obligation, il n'ouvre pas une facilit&#233; ; il reconna&#238;t une possibilit&#233; exceptionnelle. La suppression du caract&#232;re constant de la souffrance &#233;tait n&#233;cessaire : la douleur n'est pas lin&#233;aire, elle fluctue. Exiger qu'elle soit constante revenait &#224; nier la r&#233;alit&#233; v&#233;cue. Le principe d'autoadministration demeure ; je regrette sinc&#232;rement que le libre choix entre autoadministration et administration par un m&#233;decin ou un infirmier ait &#233;t&#233; supprim&#233;. (M. St&#233;phane Delautrette, rapporteur de la proposition de loi relative au droit &#224; l'aide &#224; mourir, et Mme Danielle Simonnet applaudissent.) Permettre qu'&#224; la demande expresse du patient, un m&#233;decin ou un infirmier proc&#232;de &#224; l'administration, c'e&#251;t &#233;t&#233; reconna&#238;tre que certaines personnes, physiquement affaiblies, ne pouvaient pas accomplir seules ce geste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les professionnels de sant&#233; sont &#233;videmment au c&#339;ur de ce dispositif. Nous leur garantissons un cadre clair, une clause de conscience pleine et enti&#232;re, et la coll&#233;gialit&#233; des d&#233;cisions. Rien ne pourra se faire contre leur &#233;thique personnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces textes s'inscrivent dans un cheminement entam&#233; depuis des ann&#233;es, et pas seulement ici : droit des patients, refus de l'obstination d&#233;raisonnable, reconnaissance de l'autonomie. L'aide &#224; mourir n'est pas un projet de soci&#233;t&#233; ; elle est une r&#233;ponse d'exception. En revanche, elle dit quelque chose d'essentiel de notre soci&#233;t&#233; : elle dit que nous refusons d'abandonner les personnes en grande souffrance &#224; l'hypocrisie ou &#224; la clandestinit&#233; ; elle dit que nous ne voulons ni l'acharnement d&#233;raisonnable, ni la solitude face &#224; l'indicible, ni les d&#233;parts &#224; l'&#233;tranger r&#233;serv&#233;s &#224; ceux qui en auraient les moyens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre responsabilit&#233; est donc double : garantir partout des soins palliatifs dignes, accessibles et financ&#233;s ; reconna&#238;tre, lorsque la m&#233;decine ne peut plus apaiser et que la volont&#233; persiste, que la d&#233;cision appartient &#224; la personne. La dignit&#233; ne se d&#233;cr&#232;te pas ; elle se respecte et a besoin d'une r&#233;ponse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au sein du groupe GDR, trois positions de vote diff&#233;rentes s'exprimeront. Sur un tel sujet, il n'y a &#233;videmment pas de discipline partisane ; il y a des convictions &#233;thiques, et chacune est respectable. &#192; titre personnel, je voterai ces deux textes, parce qu'ils affirment une ambition &#8211;&#8288; que nous aurions pu encore &#233;lever &#8211; pour les soins palliatifs, encadrent strictement un droit attendu par une partie de nos concitoyens et souhait&#233; par la soci&#233;t&#233;, et r&#233;pondent &#224; des situations de grande souffrance, que nous ne pouvons ignorer. Ne pas l&#233;gif&#233;rer aurait &#233;t&#233;, &#224; mes yeux, un abandon indigne. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes GDR, LFI-NFP et EcoS.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soins palliatifs : les moyens devront suivre</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/accompagnement-et-soins-palliatifs-droit-a-l-aide-a-mourir-8174</link>
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		<dc:date>2026-02-25T15:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Permettez-moi de commencer par remercier le pr&#233;sident de la commission des affaires sociales, Fr&#233;d&#233;ric Valletoux, qui nous a permis d'avoir des d&#233;bats de qualit&#233; tout au long de la proc&#233;dure, ainsi que le rapporteur g&#233;n&#233;ral de la commission pour la proposition de loi de relative au droit &#224; l'aide &#224; mourir, Olivier Falorni, qui a fait preuve d'une transparence et d'une honn&#234;tet&#233; intellectuelle remarquables. Nous voici donc arriv&#233;s au terme de nos d&#233;bats sur la proposition de loi relative &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/" rel="directory"&gt;Explications de vote et scrutins&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/an_327172_petite.jpg-99c81.png?1772188822' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Permettez-moi de commencer par remercier le pr&#233;sident de la commission des affaires sociales, Fr&#233;d&#233;ric Valletoux, qui nous a permis d'avoir des d&#233;bats de qualit&#233; tout au long de la proc&#233;dure, ainsi que le rapporteur g&#233;n&#233;ral de la commission pour la proposition de loi de relative au droit &#224; l'aide &#224; mourir, Olivier Falorni, qui a fait preuve d'une transparence et d'une honn&#234;tet&#233; intellectuelle remarquables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous voici donc arriv&#233;s au terme de nos d&#233;bats sur la proposition de loi relative &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs et sur la proposition de loi relative au droit &#224; l'aide &#224; mourir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je concentrerai mon propos sur le texte relatif aux soins palliatifs. D&#232;s la premi&#232;re lecture, un consensus a exist&#233; pour rompre avec une incantation d&#233;j&#224; vieille de trente ans. Depuis 1999, la loi pr&#233;voit le droit pour tous aux soins palliatifs. Pourtant, aujourd'hui, seule la moiti&#233; des adultes et seuls les deux tiers des enfants qui en ont besoin ont effectivement acc&#232;s aux soins palliatifs. Apr&#232;s tant d'ann&#233;es d'une telle injustice sanitaire, accentu&#233;e par de tr&#232;s fortes disparit&#233;s territoriales, cette proposition de loi constitue l'opportunit&#233; d'amorcer une &#232;re nouvelle, qui fait de l'acc&#232;s aux soins palliatifs une priorit&#233; non n&#233;gociable de notre politique de sant&#233; publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi je me f&#233;licite que nous ayons pu r&#233;tablir, pour l'essentiel, un texte qui nous &#233;tait revenu tr&#232;s fortement ab&#238;m&#233; du S&#233;nat &#8211;&#8288; r&#233;sultat du choix d&#233;lib&#233;r&#233; d'une majorit&#233; qui, je pense, esp&#233;rait soulever ainsi davantage d'opposition sur le texte relatif au droit &#224; l'aide &#224; mourir. L'essentiel a &#233;t&#233; sauv&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense tout d'abord au r&#233;tablissement dans l'article 1er, par un amendement que nous avons d&#233;pos&#233;, d'une d&#233;finition de l'accompagnement et des soins palliatifs au plus pr&#232;s de celle qu'en donne l'Organisation mondiale de la sant&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Surtout, un autre amendement que nous avons d&#233;pos&#233; a permis de r&#233;inscrire l'accompagnement et les soins palliatifs en tant que &#171; droit fondamental &#224; la protection de la sant&#233; &#187; dans le code de la sant&#233; publique. &#192; ce titre, l'acc&#232;s &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs devra n&#233;cessairement &#171; &#234;tre mis en &#339;uvre par tous moyens disponibles au b&#233;n&#233;fice de toute personne &#187;, ainsi que le pr&#233;voit cette section du code issue de la loi Kouchner. Cela signifie aussi qu'en se revendiquant pr&#233;cis&#233;ment du droit &#224; la protection de la sant&#233;, des voies de recours seront possibles pour les personnes malades qui s'estimeront l&#233;s&#233;es dans leur acc&#232;s aux soins palliatifs. Cela ouvre une certaine forme d'opposabilit&#233;, m&#234;me si je regrette que nous n'ayons pas r&#233;tabli un droit opposable stricto sensu. Il s'agissait d'un symbole fort, attendu par de nombreuses associations d'usagers agissant dans un m&#234;me esprit : affirmer que chacun a droit &#224; cet accompagnement d&#232;s lors qu'il est en souffrance. N&#233;anmoins, l'article 1er pose, de nouveau, le principe de la garantie de la prise en charge des personnes malades et de leur entourage. Notre amendement a aussi permis de r&#233;tablir ce principe : l'&#233;quit&#233; d'acc&#232;s &#224; ces soins d&#233;pend de leur r&#233;partition sur l'ensemble du territoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons aussi r&#233;ussi &#224; r&#233;introduire dans le texte la cr&#233;ation des maisons d'accompagnement et de soins palliatifs. Ces lieux nouveaux sont d&#233;di&#233;s aux personnes ne n&#233;cessitant pas une hospitalisation mais ne pouvant pas rester &#224; domicile ; ils sont &#233;galement d&#233;di&#233;s aux proches de la personne malade ayant besoin d'un r&#233;pit. Surtout, nous avons r&#233;tabli l'exigence que ces maisons rel&#232;vent exclusivement du secteur public ou du secteur priv&#233; non lucratif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, depuis plus d'un an, nous avons souvent soulign&#233; la n&#233;cessit&#233; de soutenir l'irrigation de la culture palliative en m&#233;decine. C'est pourquoi je me r&#233;jouis de l'adoption de notre amendement r&#233;tablissant, &#224; titre exp&#233;rimental, une formation des futurs m&#233;decins au contact direct des unit&#233;s de soins palliatifs et des &#233;quipes mobiles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela &#233;tant, les moyens financiers qui seront allou&#233;s &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs seront bien s&#251;r d&#233;terminants pour que les dispositions de ce texte deviennent r&#233;alit&#233;. Je regrette &#224; ce titre qu'une majorit&#233; de notre assembl&#233;e ait refus&#233; de faire de cette question du financement l'objet d'une loi de programmation discut&#233;e par le Parlement, &#224; partir des besoins des malades et des soignants &#8211;&#8288; et donc bien plus contraignante que le plan national, &#224; la seule main des gouvernements. Nous serons donc vigilants et intraitables au cours des prochaines discussions budg&#233;taires. Nous n'h&#233;siterons pas &#224; demander un d&#233;bat au titre de l'article 50-1 de la Constitution afin de nous assurer que le plan national r&#233;ponde bien aux engagements inscrits dans cette proposition de loi.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans cet esprit, chers coll&#232;gues, que les d&#233;put&#233;s du groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine voteront pour ce texte relatif &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR. &#8211;&#8288; M. Olivier Falorni, rapporteur g&#233;n&#233;ral, pour la commission des affaires sociales, de la proposition de loi relative au droit &#224; l'aide &#224; mourir et Mme Sophie Mette applaudissent &#233;galement.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection sociale compl&#233;mentaire des agents hospitaliers</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/article/protection-sociale-complementaire-des-agents-hospitaliers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/article/protection-sociale-complementaire-des-agents-hospitaliers</guid>
		<dc:date>2026-02-25T15:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Elsa Faucillon , Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le huiti&#232;me groupe de travail sur la protection sociale compl&#233;mentaire dans la fonction publique hospitali&#232;re se r&#233;unira demain. Sept r&#233;unions ont d&#233;j&#224; eu lieu, sans que l'&#201;tat n'ait pris le moindre engagement clair. Les repr&#233;sentants des personnels hospitaliers &#8211;&#8288; 1,2 million d'agents &#8211; participent &#224; une n&#233;gociation sans garantie et sans arbitrage, autrement dit &#224; une discussion &#224; l'aveugle. La nation a pourtant applaudi ces femmes et ces hommes essentiels, qui continuent &#224; faire vivre le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/" rel="directory"&gt;Questions au gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le huiti&#232;me groupe de travail sur la protection sociale compl&#233;mentaire dans la fonction publique hospitali&#232;re se r&#233;unira demain. Sept r&#233;unions ont d&#233;j&#224; eu lieu, sans que l'&#201;tat n'ait pris le moindre engagement clair. Les repr&#233;sentants des personnels hospitaliers &#8211;&#8288; 1,2 million d'agents &#8211; participent &#224; une n&#233;gociation sans garantie et sans arbitrage, autrement dit &#224; une discussion &#224; l'aveugle. La nation a pourtant applaudi ces femmes et ces hommes essentiels, qui continuent &#224; faire vivre le service public de sant&#233; dans des conditions de travail toujours plus d&#233;grad&#233;es par vos choix politiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enqu&#234;te sur la dette hospitali&#232;re men&#233;e par l'Igas et la direction g&#233;n&#233;rale des finances renforce l'inqui&#233;tude : les augmentations issues du S&#233;gur ne sont toujours pas int&#233;gralement compens&#233;es par l'&#201;tat et continuent &#224; peser lourdement sur les budgets des &#233;tablissements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces conditions, comment envisager une protection sociale compl&#233;mentaire ambitieuse, &#224; la hauteur, pour ces personnels essentiels et expos&#233;s, sans garantie que son financement ne repose pas, directement ou indirectement, sur des h&#244;pitaux d&#233;j&#224; exsangues ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous refusons une protection sociale au rabais comme nous refusons qu'elle serve de pr&#233;texte &#224; un nouveau d&#233;sengagement de l'&#201;tat. Plus largement, nous alertons sur la d&#233;rive qui consiste &#224; substituer l'extension des compl&#233;mentaires &#224; un renforcement de la s&#233;curit&#233; sociale, au profit d'acteurs lucratifs et de m&#233;canismes in&#233;galitaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette m&#233;thode s'inscrit h&#233;las dans la continuit&#233; d'un projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour 2026 qui n'a pas r&#233;pondu aux besoins de l'h&#244;pital ni &#224; ceux de ses agents. Si aucun arbitrage clair n'est rendu et si aucun engagement n'est pris, ce sont encore les effectifs, et donc les patients, qui risquent d'en payer le prix, surtout dans un contexte o&#249; nous n'avons plus de ministre de la fonction publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement s'engage-t-il &#224; garantir un financement int&#233;gral, p&#233;renne et national de la protection sociale compl&#233;mentaire des agents hospitaliers sans que cette charge ne p&#232;se ni sur les budgets des &#233;tablissements, ni sur l'emploi hospitalier ? Quel en serait le montant ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR ainsi que sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mme St&#233;phanie Rist, ministre de la sant&#233;, des familles, de l'autonomie et des personnes handicap&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La protection sociale compl&#233;mentaire des agents des &#233;tablissements de sant&#233; et des &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux est un sujet important dont nous avons d&#233;battu dans le cadre du PLFSS. Comme nous nous y &#233;tions alors engag&#233;s, nous avons commenc&#233; les concertations d&#232;s que la loi a &#233;t&#233; vot&#233;e. Depuis le 7 janvier, elles ont lieu toutes les semaines.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contrairement &#224; vos affirmations, un accord de m&#233;thode a m&#234;me &#233;t&#233; trouv&#233; &#224; la demande des repr&#233;sentants : le calendrier des concertations a &#233;t&#233; tr&#232;s resserr&#233;. Suivant l'engagement que nous avions pris avec le ministre de l'action et des comptes publics, elles se tiennent d'ailleurs en ce moment m&#234;me au minist&#232;re. David Amiel et moi-m&#234;me les avons personnellement lanc&#233;es et nous les suivons de tr&#232;s pr&#232;s. Il est indispensable de permettre et de renforcer cette protection sociale compl&#233;mentaire. Plusieurs sc&#233;narios, actuellement discut&#233;s, seront mis sur la table, et les financements suivront : vous m'accorderez que je ne peux pas en d&#233;cider avant la fin des concertations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elsa Faucillon&lt;br class='autobr' /&gt;
Des financements par l'&#201;tat ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Motions de censure : programmation pluriannuelle de l'&#233;nergie (PPE)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/motions-de-censure/article/motions-de-censure-programmation-pluriannuelle-de-l-energie-ppe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/motions-de-censure/article/motions-de-censure-programmation-pluriannuelle-de-l-energie-ppe</guid>
		<dc:date>2026-02-25T13:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires &#233;conomiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors qu'il &#233;tait en campagne, le pr&#233;sident de la R&#233;publique avait exprim&#233; le v&#339;u de faire de la France le premier grand pays &#224; sortir des &#233;nergies fossiles. Il entendait faire reposer la politique &#233;nerg&#233;tique sur deux piliers : d'une part, la sobri&#233;t&#233; et l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tiques ; d'autre part, la production d'&#233;nergie d&#233;carbon&#233;e, gr&#226;ce au d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables mais aussi &#8211;&#8288; dans un revirement tardif mais salutaire &#8211; gr&#226;ce &#224; la relance du nucl&#233;aire. Cette strat&#233;gie devait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/motions-de-censure/" rel="directory"&gt;Motions de censure&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-economiques-26" rel="tag"&gt;Affaires &#233;conomiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors qu'il &#233;tait en campagne, le pr&#233;sident de la R&#233;publique avait exprim&#233; le v&#339;u de faire de la France le premier grand pays &#224; sortir des &#233;nergies fossiles. Il entendait faire reposer la politique &#233;nerg&#233;tique sur deux piliers : d'une part, la sobri&#233;t&#233; et l'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tiques ; d'autre part, la production d'&#233;nergie d&#233;carbon&#233;e, gr&#226;ce au d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables mais aussi &#8211;&#8288; dans un revirement tardif mais salutaire &#8211; gr&#226;ce &#224; la relance du nucl&#233;aire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette strat&#233;gie devait &#234;tre d&#233;clin&#233;e dans une loi de programmation pluriannuelle de l'&#233;nergie. Attendue en juillet 2023, esp&#233;r&#233;e tout au long de l'ann&#233;e 2024, cette loi n'est jamais venue. Au printemps 2025, le gouvernement a finalement annonc&#233; son souhait de passer par d&#233;cret. Cet atterrissage laborieux, apr&#232;s trois ann&#233;es de tergiversations, ne saurait masquer l'indigence et la fragilit&#233; de cette programmation pluriannuelle de l'&#233;nergie. On le comprend vite &#224; sa lecture, c'est un texte plac&#233; dans la salle d'attente du rendez-vous pr&#233;sidentiel, qui n'ose pas fixer les grandes priorit&#233;s &#233;nerg&#233;tiques du pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
La PPE p&#234;che d'abord par son manque de cr&#233;dibilit&#233;. Sans une v&#233;ritable strat&#233;gie d'investissement et un engagement sur des soutiens publics et budg&#233;taires &#8211;&#8288; ils n'apparaissent nulle part &#8211;, difficile de faire croire &#224; la baisse pr&#233;vue du recours aux &#233;nergies fossiles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Votre feuille de route affiche ainsi, &#224; l'horizon 2030, un objectif ambitieux de r&#233;duction, de 60 % &#224; 40 %, de la part du p&#233;trole et du gaz fossile dans l'&#233;nergie consomm&#233;e en France. Comment tenir un tel objectif, en seulement quatre ans, compte tenu de la faiblesse des politiques publiques que vous menez ? L'atteindre supposerait de se fixer comme priorit&#233; des priorit&#233;s l'application d'un plan massif et coordonn&#233; d'&#233;lectrification des usages &#8211;&#8288; pour pousser &#224; l'am&#233;lioration thermique des logements et des b&#226;timents et &#224; la substitution de l'essentiel des chaudi&#232;res au fioul ou au gaz par des pompes &#224; chaleur, pour acc&#233;l&#233;rer de fa&#231;on spectaculaire le rythme du remplacement des v&#233;hicules thermiques par des v&#233;hicules &#233;lectriques, pour la conversion de grande ampleur de proc&#233;d&#233;s industriels vers l'&#233;lectricit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or le budget pour 2026 traduit et trahit une orientation contradictoire : baisse des moyens consacr&#233;s &#224; MaPrimeR&#233;nov', au fonds &#171; v&#233;lo &#187;, au fonds Vert ; d&#233;sengagement de l'&#201;tat des dispositifs d'aide &#224; l'&#233;lectrification des v&#233;hicules ; absence d'une grande ambition de d&#233;veloppement du transport ferroviaire et des transports collectifs ; r&#233;duction des moyens allou&#233;s aux collectivit&#233;s territoriales, qui sont aujourd'hui en premi&#232;re ligne dans le financement de la transition &#233;cologique et &#233;nerg&#233;tique. Et je ne parle pas de la lenteur inqui&#233;tante de la d&#233;carbonation des industries les plus &#233;mettrices.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si nous ne comblons pas les retards consid&#233;rables pris dans l'&#233;lectrification des usages, non seulement nous n'atteindrons pas nos objectifs de d&#233;carbonation, mais nous nous condamnons &#224; demeurer durablement dans une situation de surcapacit&#233; de production &#233;lectrique. &#192; l'horizon 2030, c'est pr&#233;cis&#233;ment cette surcapacit&#233; qui pourrait provoquer une hausse du co&#251;t de notre syst&#232;me &#233;lectrique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans politique extr&#234;mement volontariste d'&#233;lectrification, le cadre fix&#233; par la PPE conduira &#224; une hausse des co&#251;ts fixes, du fait du soutien aux renouvelables, du renforcement des infrastructures de r&#233;seau et des investissements dans le nucl&#233;aire, tandis que la base de consommation &#233;lectrique ne progressera pas suffisamment. Ces co&#251;ts finiront in&#233;vitablement par &#234;tre report&#233;s sur les consommateurs, soit par les tarifs, soit par les taxes et pr&#233;l&#232;vements indirects, ce qui nous exposera en outre au risque d'un rench&#233;rissement des prix de l'&#233;lectricit&#233; face au p&#233;trole et au gaz dans des usages pourtant prioritaires pour la d&#233;carbonation, notamment le transport et le chauffage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons &#233;chapper &#224; ce dangereux cercle vicieux, qui freinerait l'&#233;lectrification et aggraverait encore la surcapacit&#233;. Nous sommes convaincus que l'&#233;lectrification ne peut se faire sans une planification rigoureuse et robuste, et sans des moyens budg&#233;taires renouvel&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
De la m&#234;me mani&#232;re, l&#224; o&#249; il faudrait des engagements massifs, p&#233;rennes et lisibles pour les usagers les plus fragiles, nous en restons &#224; des mesures d&#233;cousues et insuffisantes, qui continuent de condamner des millions de m&#233;nages modestes &#224; la pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique et &#224; la pr&#233;carit&#233; dans la mobilit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En plus de la d&#233;carbonation totale de notre secteur de l'&#233;nergie en amont, tenir l'engagement de la neutralit&#233; carbone en 2050 impose de mener les transformations en profondeur de tous nos grands secteurs &#233;conomiques, tout en se fixant, dans le m&#234;me temps, des objectifs de r&#233;industrialisation et de r&#233;duction des d&#233;pendances li&#233;es &#224; nos importations &#8211;&#8288; qui repr&#233;sentent, je le rappelle, 55 % de notre empreinte carbone.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or cette PPE 3 ne s'adosse pas &#224; un vaste plan de soutien &#224; la formation, &#224; la recherche et au d&#233;veloppement de nouvelles technologies. Les parties du texte qui y sont consacr&#233;es se bornent &#224; des estimations et &#224; une vision descriptive, sans jamais en venir aux engagements de l'&#201;tat. Par exemple, le nucl&#233;aire de quatri&#232;me g&#233;n&#233;ration, avec les r&#233;acteurs &#224; neutrons rapides, n'est pas abord&#233; &#8211;&#8288; le sujet a, semble-t-il, &#233;t&#233; remis &#224; une prochaine r&#233;union du Conseil de politique nucl&#233;aire. Il en va de m&#234;me de la construction d'une v&#233;ritable politique de coop&#233;ration au sein des diff&#233;rentes fili&#232;res industrielles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je note par ailleurs que votre texte pr&#233;voit une mobilisation sans pr&#233;c&#233;dent de la biomasse, avec une multiplication par six de la production de biom&#233;thane d'ici &#224; 2035, et par deux des biocarburants. Cette projection est au mieux insinc&#232;re, au pire dangereuse, notamment pour notre agriculture et notre souverainet&#233; alimentaire. Il nous para&#238;t indispensable de nous interroger sur notre r&#233;elle capacit&#233; &#224; mobiliser la biomasse, plut&#244;t que d'entretenir des illusions pour certains acteurs &#233;conomiques. Nous demandons que soit d&#233;finie une hi&#233;rarchisation beaucoup plus stricte des usages, compatible avec les ressources mobilisables, sans affecter les capacit&#233;s de stockage de carbone dans les sols agricoles ni de production agricole &#224; long terme, tout en assurant le maintien du puits de carbone forestier. Tel devrait &#234;tre le sens d'une nouvelle strat&#233;gie nationale de mobilisation de la biomasse, sachant que l'actuelle n'a pas &#233;t&#233; revue depuis 2018.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si notre souverainet&#233; &#233;nerg&#233;tique doit se construire sur une planification solide et partag&#233;e, fond&#233;e elle-m&#234;me sur une anticipation de nos besoins &#233;nerg&#233;tiques, elle doit aussi garantir &#224; tous les usagers l'acc&#232;s &#224; une &#233;nergie d&#233;carbon&#233;e &#224; des tarifs accessibles &#8211;&#8288; aux m&#233;nages modestes comme aux entreprises artisanales, aux PME et aux collectivit&#233;s. Si nous voulons y parvenir, nous ne pouvons rester ind&#233;finiment prisonniers d'un faux syst&#232;me concurrentiel, qui entretient des rentes plut&#244;t que de servir l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Si nous voulons prot&#233;ger les usagers, les consommateurs, tout en &#233;vitant les difficult&#233;s li&#233;es au pilotage de la production et &#224; la d&#233;soptimisation du syst&#232;me &#233;lectrique, il faut sortir des logiques nuisibles et co&#251;teuses entretenues par l'ouverture du march&#233; de l'&#233;nergie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le premier ministre, vous avez abondamment cit&#233; l'efficacit&#233; et la lucidit&#233; du plan Messmer. Permettez-moi, &#224; l'approche de son 80e anniversaire, de souligner l'efficacit&#233; et la lucidit&#233; de la grande loi du 8 avril 1946 sur la nationalisation de l'&#233;lectricit&#233; et du gaz, d&#233;fendue par le ministre communiste Marcel Paul. (M. St&#233;phane Peu applaudit.) Il est grand temps, sans doute, de t&#233;moigner d'une ambition semblable afin de refonder un service public unifi&#233; de l'&#233;nergie, reposant sur une grande entreprise int&#233;gr&#233;e de l'&#233;lectricit&#233; et du gaz (M&#234;mes mouvements) ainsi que sur le monopole public de la production, de la distribution et de la commercialisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que nous consid&#233;rons qu'il est temps de remettre l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral au c&#339;ur de la politique &#233;nerg&#233;tique, nous critiquons &#224; la fois votre m&#233;thode et les insuffisances flagrantes de cette PPE. Nous comprenons que vous l'avez publi&#233;e pour tenter d'apaiser les tensions et r&#233;pondre aux attentes des acteurs, tout en prenant soin de pr&#233;voir une clause de revoyure en 2027 &#8211;&#8288; qui la prive d'ailleurs de toute r&#233;elle port&#233;e prospective.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, les pr&#233;sentes motions de censure n'apportent pas de r&#233;ponses aux questions de fond, pas plus qu'elles ne traitent des priorit&#233;s essentielles &#224; notre avenir &#233;nerg&#233;tique. Elles continuent notamment d'alimenter des oppositions st&#233;riles, par exemple entre le nucl&#233;aire et les renouvelables. En cons&#233;quence, une majorit&#233; des d&#233;put&#233;s communistes et du groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine ne votera pas en leur faveur. Il faudra toutefois remettre l'ouvrage sur le m&#233;tier. Nous esp&#233;rons que les prochaines &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales permettront d'ouvrir en grand les d&#233;bats de fond que nous avons soulev&#233;s. (MM. St&#233;phane Peu et Emmanuel Tjibaou applaudissent.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Cal&#233;donie : un passage en force d&#233;raisonnable, dangereux et malhonn&#234;te</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/communique%CC%81s-de-presse/article/projet-de-loi-constitutionnelle-sur-la-nouvelle-caledonie-un-passage-en-force</link>
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		<dc:date>2026-02-18T16:16:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Les d&#233;put&#233;s communistes, Marie-Anne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La commission des lois au S&#233;nat examine &#224; partir de ce mercredi le projet de loi constitutionnelle relatif &#224; la Nouvelle-Cal&#233;donie. Le Gouvernement souhaite imposer un calendrier pr&#233;cipit&#233; afin que, d&#232;s la fin du mois d'avril, se tienne une r&#233;union du Congr&#232;s de Versailles pour une adoption d&#233;finitive du texte si une majorit&#233; des 3/5&#232;me est trouv&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si cet objectif para&#238;t aujourd'hui difficile &#224; atteindre, nous voulons rappeler, avec notre coll&#232;gue Emmanuel Tjibaou, que ce passage en force (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/communique%CC%81s-de-presse/" rel="directory"&gt;Communique&#769;s de presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La commission des lois au S&#233;nat examine &#224; partir de ce mercredi le projet de loi constitutionnelle relatif &#224; la Nouvelle-Cal&#233;donie. Le Gouvernement souhaite imposer un calendrier pr&#233;cipit&#233; afin que, d&#232;s la fin du mois d'avril, se tienne une r&#233;union du Congr&#232;s de Versailles pour une adoption d&#233;finitive du texte si une majorit&#233; des 3/5&#232;me est trouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cet objectif para&#238;t aujourd'hui difficile &#224; atteindre, nous voulons rappeler, avec notre coll&#232;gue Emmanuel Tjibaou, que ce passage en force est d&#233;raisonnable, dangereux et malhonn&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;raisonnable, parce que lors de l'examen de la proposition de loi visant au report des &#233;lections provinciales le 28 octobre dernier, le Gouvernement avait affirm&#233; que ce report n'&#233;tait pas un recul mais une &#233;tape, ajoutant que &#171; le temps qui s'ouvre doit &#234;tre mis &#224; profit pour dialoguer, reconstruire et b&#226;tir ensemble un avenir apais&#233; &#187;. Ce dialogue n'a pourtant pas eu lieu. L'accord consensuel promis sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Cal&#233;donie n'a pas &#233;t&#233; recherch&#233;. Ainsi, c'est bien le texte d&#233;pos&#233; le 14 octobre par la ministre des Outre-mer Na&#239;ma Moutchou, traduisant l'accord de Bougival, compl&#233;t&#233; par un accord Elys&#233;e-Oudinot, qui est soumis &#224; la discussion. Ces accords, nous le rappelons, n'ont pas &#233;t&#233; sign&#233;s par le FLNKS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dangereux parce que le Gouvernement, en ignorant d&#233;lib&#233;r&#233;ment l'absence de consensus, fait le choix de faire sans le peuple Kanak. Un choix dont il faut mesurer les risques, tant la situation en Nouvelle-Cal&#233;donie demeure fragile, laissant exsangues l'&#233;conomie et les populations les plus d&#233;favoris&#233;es. Il ravive aussi le douloureux souvenir des &#233;meutes de 2024 provoqu&#233;es par un pr&#233;c&#233;dent projet de r&#233;vision constitutionnelle, qui avaient fait plus d'une dizaine de morts et une centaine de bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malhonn&#234;te, enfin, parce que le projet d'accord de Bougival, puis d'&#201;lys&#233;e-Oudinot, est contraire aux engagements de l'&#201;tat fran&#231;ais pris en 1988 et 1998 lors des accords de Matignon-Oudinot puis de Noum&#233;a. Il s'agit, ni plus ni moins, de verrouiller d&#233;finitivement la place de la Nouvelle-Cal&#233;donie dans le giron fran&#231;ais. Alors qu'il revient &#224; l'ex&#233;cutif de permettre l'ach&#232;vement du processus de d&#233;colonisation, le Gouvernement pr&#233;f&#232;re pr&#233;cipiter l'examen d'un texte qui multiplie les obstacles &#224; cette perspective et tourne le dos &#224; un avenir apais&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce passage en force de l'ex&#233;cutif, nous opposons l'urgence de la tenue des &#233;lections provinciales, comme le pr&#233;voit la loi. Seules ces &#233;lections permettront la reprise d'un dialogue sinc&#232;re et serein r&#233;unissant l'ensemble des acteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fiscalit&#233; des plus fortun&#233;s : apr&#232;s les mensonges de la ministre il est temps de r&#233;tablir la v&#233;rit&#233; et la justice fiscale</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/communique%CC%81s-de-presse/article/fiscalite-des-plus-fortunes-apres-les-mensonges-de-la-ministre-il-est-temps-de</link>
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		<dc:date>2026-02-18T14:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Les d&#233;put&#233;s communistes, Marie-Anne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lors d'une r&#233;ponse &#224; une question que notre groupe posait &#224; la ministre de l'Action et des Comptes publics, Am&#233;lie de Montchalin, avait fermement d&#233;menti dans l'h&#233;micycle les affirmations de l'ancien ministre &#201;ric Lombard, selon lesquelles des milliers de Fran&#231;ais fortun&#233;s ne paieraient aucun imp&#244;t sur le revenu. Elle d&#233;clarait fermement, &#171; les yeux dans les yeux &#187; que ce n'&#233;tait pas vrai, ajoutant que si cela avait &#233;t&#233; le cas, &#171; cela ferait longtemps que la situation aurait &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;e et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/communique%CC%81s-de-presse/" rel="directory"&gt;Communique&#769;s de presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors d'une r&#233;ponse &#224; une question que notre groupe posait &#224; la ministre de l'Action et des Comptes publics, Am&#233;lie de Montchalin, avait fermement d&#233;menti dans l'h&#233;micycle les affirmations de l'ancien ministre &#201;ric Lombard, selon lesquelles des milliers de Fran&#231;ais fortun&#233;s ne paieraient aucun imp&#244;t sur le revenu. Elle d&#233;clarait fermement, &#171; les yeux dans les yeux &#187; que ce n'&#233;tait pas vrai, ajoutant que si cela avait &#233;t&#233; le cas, &#171; cela ferait longtemps que la situation aurait &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;e et corrig&#233;e &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces affirmations viennent d'&#234;tre d&#233;menties par les services de son propre minist&#232;re et les chiffres d&#233;sormais publi&#233;s sont sans appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer que pr&#232;s de 10 % des foyers assujettis &#224; l'imp&#244;t sur la fortune immobili&#232;re (IFI) ne paient aucun imp&#244;t sur le revenu ? Plus frappant encore, cette proportion atteint pr&#232;s de 15 % parmi les 4 144 foyers les plus riches, disposant d'un patrimoine immobilier sup&#233;rieur &#224; 7,3 millions d'euros, pour un patrimoine moyen avoisinant 14 millions d'euros. Cela repr&#233;sente au moins 13 335 foyers concern&#233;s, et ce uniquement sur la base de la fortune immobili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis longtemps, notre groupe d&#233;fend des propositions concr&#232;tes pour mettre fin &#224; cette injustice fiscale : par des amendements au projet de loi de finances, lors de notre derni&#232;re niche parlementaire en proposant un meilleur encadrement du pacte Dutreil, ou encore r&#233;cemment par une question au Gouvernement &#224; la suite des d&#233;clarations de l'ancien ministre de l'&#201;conomie. Nous n'avons cess&#233; d'alerter sur les failles de notre syst&#232;me fiscal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater que notre architecture fiscale &#233;choue &#224; taxer &#233;quitablement les plus fortun&#233;s qui s'organisent pour &#233;chapper &#224; l'imp&#244;t sur le revenu par le biais de holdings. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, il est urgent de repenser en profondeur notre fiscalit&#233; afin de mieux taxer la d&#233;tention et la transmission du patrimoine, principaux vecteurs et marqueurs des in&#233;galit&#233;s sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces r&#233;v&#233;lations mettent en lumi&#232;re le d&#233;ni de r&#233;alit&#233; qui caract&#233;rise le discours et l'action du gouvernement. En niant des faits &#233;tablis, la ministre Am&#233;lie de Montchalin affaiblit la parole publique. En saisissant le Conseil constitutionnel pour d&#233;tricoter ses propres mesures fiscales, le Premier ministre S&#233;bastien Lecornu entretient une confusion pr&#233;judiciable &#224; la confiance d&#233;mocratique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La justice fiscale ne peut &#234;tre une variable d'ajustement. Elle doit redevenir une priorit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tribunal de Moulins</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/article/tribunal-de-moulins</link>
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		<dc:date>2026-02-17T11:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le tribunal de Moulins attend des moyens &#187; : ce titre faisait la une de notre presse quotidienne, mercredi dernier. De fait, le projet de restauration et de restructuration du palais de justice de Moulins semble au point mort. On en parle pourtant depuis des ann&#233;es. Depuis 2019, une r&#233;flexion est lanc&#233;e pour limiter l'&#233;parpillement, am&#233;liorer les conditions de travail, la s&#233;curit&#233; des lieux, l'accueil du public, la confidentialit&#233; et l'accessibilit&#233;, ou encore la performance &#233;nerg&#233;tique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/" rel="directory"&gt;Questions au gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le tribunal de Moulins attend des moyens &#187; : ce titre faisait la une de notre presse quotidienne, mercredi dernier. De fait, le projet de restauration et de restructuration du palais de justice de Moulins semble au point mort. On en parle pourtant depuis des ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis 2019, une r&#233;flexion est lanc&#233;e pour limiter l'&#233;parpillement, am&#233;liorer les conditions de travail, la s&#233;curit&#233; des lieux, l'accueil du public, la confidentialit&#233; et l'accessibilit&#233;, ou encore la performance &#233;nerg&#233;tique des locaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; titre d'exemple, alors m&#234;me que nous avons c&#233;l&#233;br&#233; les 20 ans de la loi sur le handicap, la salle d'assises &#8211;&#8288; sur le site historique &#8211; demeure toujours inaccessible aux personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite. Autre illustration : alors que les questions de s&#233;curit&#233; sont de plus en plus aigu&#235;s dans nos tribunaux, les escortes sont encore contraintes d'attendre &#224; l'ext&#233;rieur, &#224; ciel ouvert.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, les trois phases de travaux ont &#233;t&#233; d&#233;finies, les plans sont &#233;tablis et les cartons quasiment faits, pour un projet global &#233;valu&#233; &#224; l'origine &#224; 12 millions d'euros. Il ne manque qu'une chose : un signe fort de l'engagement de l'&#201;tat, alors que des collectivit&#233;s, telle Moulins Communaut&#233;, ont d&#233;j&#224; annonc&#233; leur participation financi&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces travaux sont indispensables et urgents pour une juridiction qui tourne &#224; plein et qui affiche un bilan 2025 particuli&#232;rement positif, tant pour les conditions de travail des personnels judiciaires que pour l'effectivit&#233; d'une v&#233;ritable justice de proximit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le garde des sceaux, vous l'avez affirm&#233; lors de vos v&#339;ux : &#171; Le minist&#232;re de la justice est le gagnant de l'ann&#233;e budg&#233;taire 2026. &#187; Pouvez-vous me confirmer que le projet de restructuration du tribunal de Moulins est toujours une priorit&#233; de l'&#201;tat et que des moyens vont &#234;tre rapidement d&#233;bloqu&#233;s pour engager enfin les travaux ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. G&#233;rald Darmanin, garde des sceaux, ministre de la justice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous le confirme. Ce que nous attendions, avant tout, c'&#233;tait un budget. Vous avez contribu&#233; &#224; l'augmentation des cr&#233;dits du minist&#232;re de la justice et &#224; l'adoption du budget de la nation &#8211;&#8288; m&#234;me si l'ensemble des cr&#233;dits n'est pas encore totalement r&#233;parti.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je peux donc vous rassurer, comme je l'avais fait il y a quelques mois lors de mon d&#233;placement dans votre d&#233;partement de l'Allier, &#224; Moulins et &#224; Cusset : le r&#233;am&#233;nagement du site de Moulins, pour un montant de 30 millions, est bien confirm&#233;. Les travaux, fond&#233;s sur des plans d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233;s, devraient faire l'objet d'attributions d'appels d'offres d'ici &#224; la fin de l'ann&#233;e 2026.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s r&#233;ception des notifications budg&#233;taires correspondantes, je proc&#233;derai aux engagements n&#233;cessaires. Vous avez constat&#233; que le Parlement a mis un certain temps &#224; voter les cr&#233;dits du minist&#232;re de la justice, mais tous les minist&#232;res ont &#233;t&#233; soumis aux m&#234;mes contraintes &#8211;&#8288; je suppose que cette situation ne visait personne en particulier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons d'ailleurs &#233;chang&#233; avec le maire M. P&#233;rissol, ainsi qu'avec vous-m&#234;me, dont je tiens &#224; saluer l'action aupr&#232;s des magistrats. J'avais notamment r&#233;pondu &#224; votre question sur les modes amiables de r&#232;glement des diff&#233;rends, le 17 d&#233;cembre dernier. Je pense &#233;galement aux greffiers, aux magistrats et aux agents p&#233;nitentiaires, puisque votre d&#233;partement accueillera en 2027 une prison modulaire, &#224; la demande des &#233;lus locaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; ses maigres moyens, la justice agit donc, &#224; Moulins comme &#224; Cusset : restructuration du tribunal, am&#233;lioration de l'accessibilit&#233; aux personnes handicap&#233;es, meilleur accueil des victimes et arriv&#233;e de nouveaux magistrats, que l'excellente loi de programmation budg&#233;taire permettra d'affecter &#224; partir de septembre prochain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Votre interpellation me permet ainsi de confirmer, &#224; vous comme &#224; M. le maire de Moulins, que les cr&#233;dits seront effectivement d&#233;ploy&#233;s d&#232;s cette ann&#233;e et que les travaux pourront d&#233;buter dans les meilleurs d&#233;lais. (M. Nicolas Ray applaudit.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fonds mondial contre le sida : le gouvernement doit augmenter la contribution de la France conform&#233;ment &#224; la volont&#233; de l'Assembl&#233;e nationale</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/communique%CC%81s-de-presse/article/fonds-mondial-contre-le-sida-le-gouvernement-doit-augmenter-la-contribution-de</link>
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		<dc:date>2026-02-16T16:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Les d&#233;put&#233;s communistes, Marie-Anne</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Alors que le 3 f&#233;vrier 2026 l'Assembl&#233;e nationale adoptait &#224; l'unanimit&#233; la proposition de r&#233;solution europ&#233;enne visant &#224; sauvegarder et renforcer le financement de la lutte contre le virus de l'immunod&#233;ficience humaine, nous avons appris la semaine derni&#232;re que la France ne financera le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme qu'&#224; hauteur de 660 millions d'euros pour les ann&#233;es 2026 &#224; 2028, contre 1,6 milliards d'euros sur la p&#233;riode 2022-2025. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une r&#233;duction de 58%, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/communique%CC%81s-de-presse/" rel="directory"&gt;Communique&#769;s de presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que le 3 f&#233;vrier 2026 l'Assembl&#233;e nationale adoptait &#224; l'unanimit&#233; la proposition de r&#233;solution europ&#233;enne visant &#224; sauvegarder et renforcer le financement de la lutte contre le virus de l'immunod&#233;ficience humaine, nous avons appris la semaine derni&#232;re que la France ne financera le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme qu'&#224; hauteur de 660 millions d'euros pour les ann&#233;es 2026 &#224; 2028, contre 1,6 milliards d'euros sur la p&#233;riode 2022-2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;duction de 58%, allant &#224; l'encontre de la volont&#233; de l'Assembl&#233;e nationale et des objectifs d'&#233;radication de la maladie du Sida d'ici 2030. Cette baisse drastique d&#233;cid&#233;e par Emmanuel Macron et son gouvernement suit la d&#233;cision de l'ann&#233;e derni&#232;re de Donald Trump de suspendre tout financement &#224; l'agence am&#233;ricaine pour l'aide publique au d&#233;veloppement, Usaid. L'ONU avait alors estim&#233; que l'arr&#234;t d&#233;finitif de l'aide am&#233;ricaine pourrait entra&#238;ner la mort de 6,3 millions de personnes dues uniquement au Sida sur la p&#233;riode des quatre prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au VIH, l'histoire nous l'a appris : l'indiff&#233;rence tue. Chaque euro retir&#233;, chaque programme suspendu, chaque engagement repouss&#233; se traduit, concr&#232;tement, par des vies bris&#233;es, par des contaminations &#233;vitables, par des morts que l'on aurait pu emp&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Sidaction, le Fonds mondial aurait sauv&#233; plus de 27 millions de vies depuis sa cr&#233;ation en 2001. Il participe &#224; hauteur de 65% des financements pour la tuberculose, 57% pour le paludisme et la moiti&#233; des traitements antir&#233;troviraux disponibles dans le monde. Et pourtant, il y a encore 8 000 morts par jour de ces maladies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; n'est pas une variable d'ajustement budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aide publique au d&#233;veloppement &#8211; dont une partie des financements aux fonds internationaux font partie - n'est pas de la charit&#233;, mais une mesure de sant&#233; publique et de s&#233;curit&#233; collective. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous alertons le gouvernement sur les dommages irr&#233;versibles et les vies bris&#233;es que cette coupe budg&#233;taire va entrainer, et lui demandons solennellement et fermement d'augmenter la contribution de la France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accompagnement et soins palliatifs &#8211; Droit &#224; l'aide &#224; mourir (deuxi&#232;me lecture)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/accompagnement-et-soins-palliatifs-droit-a-l-aide-a-mourir-deuxieme-lecture</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/accompagnement-et-soins-palliatifs-droit-a-l-aide-a-mourir-deuxieme-lecture</guid>
		<dc:date>2026-02-16T12:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a moins d'un an, le 27 mai 2025, notre assembl&#233;e adoptait deux propositions de loi : l'une visant &#224; garantir l'&#233;gal acc&#232;s de tous &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs ; l'autre cr&#233;ant un droit &#224; l'aide &#224; mourir. Le premier texte, relatif &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs, devrait s'imposer &#224; chacun d'entre nous comme l'occasion de r&#233;parer ce qui, dans notre pays, demeure une fracture intol&#233;rable &#8211;&#8288; &#224; la fois sanitaire, sociale et territoriale. En effet, le constat est (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/an_310547-6031f.png?1771604011' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a moins d'un an, le 27 mai 2025, notre assembl&#233;e adoptait deux propositions de loi : l'une visant &#224; garantir l'&#233;gal acc&#232;s de tous &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs ; l'autre cr&#233;ant un droit &#224; l'aide &#224; mourir. Le premier texte, relatif &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs, devrait s'imposer &#224; chacun d'entre nous comme l'occasion de r&#233;parer ce qui, dans notre pays, demeure une fracture intol&#233;rable &#8211;&#8288; &#224; la fois sanitaire, sociale et territoriale.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, le constat est simple, connu de tous, et terrible. Dans notre pays, selon le rapport remis en juillet 2023 par la Cour des comptes, un Fran&#231;ais sur deux qui devrait &#234;tre pris en charge en soins palliatifs n'y a pas acc&#232;s, et seuls trois enfants sur dix n&#233;cessitant des soins palliatifs en b&#233;n&#233;ficient. Selon les estimations du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV), deux tiers des personnes qui meurent chaque ann&#233;e en France pourraient pr&#233;tendre &#224; des soins palliatifs. Ce sont autant de personnes malades, abandonn&#233;es &#224; leurs souffrances, d&#233;laiss&#233;es dans leur parcours de soins. Ce sont autant de soignants qui, faute de moyens et de structures adapt&#233;es, souffrent de ne pouvoir soulager leurs patients. Alors que dix-neuf d&#233;partements sont toujours d&#233;pourvus d'unit&#233;s de soins palliatifs, d&#233;di&#233;es aux cas les plus complexes, certains, qui en disposent, comptent moins d'un lit pour 100 000 habitants. Le nombre d'interventions &#224; domicile des &#233;quipes mobiles de soins palliatifs, quant &#224; lui, varie de un &#224; dix pour 100 000 habitants selon les d&#233;partements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si, en premi&#232;re lecture, nous avons collectivement abouti &#224; un texte ambitieux, je d&#233;plore que le texte actuel, modifi&#233; par le S&#233;nat et par notre commission des affaires sociales, ne r&#233;ponde plus aux urgences qu'il est pourtant grand temps d'affronter. En effet, au pr&#233;texte de r&#233;alisme, le S&#233;nat a supprim&#233; plusieurs dispositions essentielles du texte et notre commission a malheureusement maintenu ces suppressions. Je pense, bien s&#251;r, &#224; la cr&#233;ation d'un droit opposable &#224; l'accompagnement et aux soins palliatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'invite ceux qui contestent l'utilit&#233; d'un tel droit, et qui mettent en avant la d&#233;ception qu'il cr&#233;erait chez les patients et leurs familles, &#224; entendre ce que disent pr&#233;cis&#233;ment leurs repr&#233;sentants. France Assos Sant&#233; d&#233;clarait ainsi que l'inscription dans la loi de ce droit opposable constituerait une &#171; mesure symboliquement forte &#187; et un levier &#171; pour transformer un droit th&#233;orique en une obligation concr&#232;te pour le syst&#232;me de sant&#233; &#187;. En effet, ce droit opposable conforte le patient comme acteur de sa sant&#233; ; il lui donne un pouvoir tangible de rappeler l'&#201;tat &#224; ses devoirs en mati&#232;re de prise en charge palliative. Enfin, c'est un droit qui permet de sortir le recours aux soins palliatifs de leur confidentialit&#233; en amenant les patients &#224; s'en emparer. Ce droit obligera ce gouvernement, et les suivants, &#224; consacrer les moyens n&#233;cessaires pour assurer une prise en charge palliative &#224; la hauteur des besoins.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'invite &#233;galement ceux qui contestent la cr&#233;ation de ce droit opposable &#224; r&#233;fl&#233;chir sur le r&#244;le qui est le n&#244;tre &#8211;&#8288; celui d'artisans de la loi. En effet, il me semble que notre devoir en tant que parlementaires est pr&#233;cis&#233;ment de fabriquer une loi qui traduise des aspirations toujours meilleures pour la soci&#233;t&#233;. En l'occurrence, il convient d'aboutir &#224; un texte qui ambitionne de rendre les soins palliatifs enfin accessibles &#224; toute personne qui en a besoin, en tout lieu de notre territoire. (M. Dominique Potier applaudit.) C'est pour cette raison que, en premi&#232;re lecture, nous avons vot&#233; une loi de programmation pluriannuelle de l'accompagnement et des soins palliatifs, ainsi que le contr&#244;le r&#233;gulier par le Parlement de la strat&#233;gie d&#233;cennale du gouvernement. En cela, nous avons fait preuve du plus grand r&#233;alisme qui soit et de coh&#233;rence. Nous avons r&#233;pondu pr&#233;cis&#233;ment &#224; une difficult&#233; soulev&#233;e par le Conseil d'&#201;tat qui, d&#232;s son avis sur le projet de loi relatif &#224; l'accompagnement des malades et de la fin de vie, appelait &#224; &#171; fixer des objectifs clairs &#224; l'action de l'&#201;tat &#187;, qui soient de nature &#171; programmatique &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est donc avec un grand sens des responsabilit&#233;s que les d&#233;put&#233;s du groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine sont d&#233;termin&#233;s &#224; r&#233;tablir cette proposition de loi au plus proche de sa version issue de la premi&#232;re lecture par notre assembl&#233;e. La logique voudrait qu'il ne soit pas besoin de se battre pour y parvenir, puisque ce texte avait &#233;t&#233; adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233;, &#224; trois abstentions pr&#232;s. Cependant, je ne vous cacherai pas mon inqui&#233;tude &#224; ce sujet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte sur les soins palliatifs conditionne, pour un certain nombre d'entre nous &#8211;&#8288; j'en fais partie &#8211;, un vote en faveur du second texte visant &#224; cr&#233;er un droit &#224; l'aide &#224; mourir. En aucun cas et d'aucune mani&#232;re il ne faudrait que le recours &#224; l'aide &#224; mourir constitue une solution de repli, choisie par d&#233;faut ou du fait d'un manque d'accompagnement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Seule la garantie d'un droit opposable aux soins palliatifs, seule la garantie pour tout un chacun de pouvoir faire valoir ce droit en tout lieu de notre territoire, dans l'Hexagone comme dans les outre-mer, peut rendre acceptable un autre droit, celui de demander l'aide &#224; mourir. Le droit opposable aux soins palliatifs est une mesure de justice que nous devons aux personnes malades, &#224; leurs familles et aux soignants. Mais c'est aussi la r&#233;ponse minimale que nous devons &#224; ceux qui redoutent que la cr&#233;ation d'un droit &#224; l'aide &#224; mourir ne vienne nourrir les germes d'une soci&#233;t&#233; &#233;litiste et validiste, o&#249; les plus vuln&#233;rables se sentiraient de trop.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il serait d&#233;sastreux que nous rejouions ici l'&#233;pisode qui s'est d&#233;roul&#233; au S&#233;nat, o&#249; une majorit&#233; a volontairement ab&#238;m&#233; le texte de mani&#232;re &#224; le rendre totalement incoh&#233;rent. Lors de l'examen du texte sur l'accompagnement et les soins palliatifs, cette majorit&#233; de s&#233;nateurs a remis en cause les acquis de la loi Claeys-Leonetti relatifs &#224; la s&#233;dation profonde et continue, aux seules fins de confisquer tout d&#233;bat s&#233;rieux et de laisser comme seule issue le rejet du texte sur l'aide &#224; mourir. Cette manigance constitue, &#224; mes yeux, une faute intellectuelle et morale &#8211;&#8288; et un manque de courage.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, il est de notre devoir de l&#233;gislateur, en raison du mandat qui nous a &#233;t&#233; confi&#233;, d'affronter cette proposition de loi, de r&#233;fl&#233;chir si, oui ou non, il faut cr&#233;er une aide &#224; mourir et, le cas &#233;ch&#233;ant, &#224; quelles conditions. Ce travail, plus que tout autre, n'a rien d'&#233;vident ; je n'ai aucune difficult&#233; &#224; le conc&#233;der. L'association de ces trois mots &#8211;&#8288; aider &#224; mourir &#8211; n'a rien de naturel, on la per&#231;oit m&#234;me instinctivement comme un contresens. Instaurer un droit &#224; l'aide &#224; mourir bouscule certaines de nos certitudes, comme celle selon laquelle la m&#233;decine pourrait tout jusqu'au bout, et suscite des craintes, comme celle de renoncer trop vite ou, au contraire, d'admettre qu'il existe des situations o&#249; abr&#233;ger les souffrances s'imposerait &#224; certains d'entre nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est parce que ces questions existent qu'il m'a toujours sembl&#233; que nos positions ne pouvaient simplement et h&#226;tivement nous ranger en deux camps : ceux qui sont favorables et seraient progressistes, et ceux qui sont contre et seraient r&#233;actionnaires. Il s'agit d'un d&#233;bat complexe qui doit &#234;tre empreint de prudence, mais aussi de d&#233;termination &#224; cheminer collectivement et intelligemment vers la meilleure voie d'&#233;quilibre pour notre soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ma part, ce dont je suis certain &#224; ce stade, c'est qu'en tant que d&#233;put&#233;, je ne peux pas me d&#233;rober &#224; un constat qui a &#233;t&#233; clairement pos&#233; et document&#233;, notamment par le Comit&#233; consultatif national d'&#233;thique (CCNE) : il existe des souffrances auxquelles on ne peut rem&#233;dier ni par les soins curatifs ni par les soins palliatifs. C'est devant de telles souffrances que le &#171; droit d'avoir une fin de vie digne &#187;, consacr&#233; par la loi en vigueur, peut se r&#233;v&#233;ler inaccessible. &#192; mon sens, ce sont pr&#233;cis&#233;ment ces personnes qui sont vis&#233;es par le texte : des personnes souffrant d'une affection grave et incurable, dont le pronostic vital est engag&#233;, qui sont en phase avanc&#233;e ou terminale de la maladie, et dont les souffrances physiques ou psychologiques sont r&#233;fractaires ou insupportables.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce dont je demeure &#233;galement convaincu, c'est que ce droit &#224; l'aide &#224; mourir doit imp&#233;rativement &#234;tre un droit d'exception, strictement encadr&#233;. L'aide &#224; mourir doit constituer une r&#233;ponse exceptionnelle &#224; une demande exceptionnelle, exprim&#233;e par la seule personne malade, de mani&#232;re libre et &#233;clair&#233;e, quand le soin est mis en &#233;chec et que la personne est engag&#233;e de mani&#232;re certaine dans le d&#233;clin de sa vie. En aucun cas, et d'aucune mani&#232;re, ce droit ne doit devenir une norme, ou banaliser la fin de vie et la mort. Ce serait d'ailleurs une folie et un bouleversement anthropologique hors-norme que de croire que nous pouvons nous rendre ma&#238;tres des al&#233;as de l'existence et de sa fin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, en aucun cas et d'aucune mani&#232;re, l'instauration d'un droit &#224; l'aide &#224; mourir doit remettre en cause l'expertise et l'exercice des professionnels en soins palliatifs. C'est la raison pour laquelle je conteste que l'aide &#224; mourir soit assimil&#233;e &#224; un soin ou &#224; un traitement. En revanche, elle doit relever d'un acte m&#233;dical. En effet, pour pr&#233;venir les d&#233;rives, elle doit n&#233;cessairement reposer sur l'expertise et l'accompagnement d'un ensemble de soignants. De ce point de vue, j'appr&#233;cie l'&#233;volution du texte, qui a act&#233; que la d&#233;cision d'accorder ou non l'acc&#232;s &#224; l'aide &#224; mourir rel&#232;verait d'une proc&#233;dure coll&#233;giale pluriprofessionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est aussi pourquoi, contrairement &#224; quelques coll&#232;gues de mon groupe, je ne suis pas favorable &#224; ce que l'avis de la personne de confiance ou les directives anticip&#233;es soient opposables en mati&#232;re d'aide &#224; mourir. Il me semble en effet qu'il appartient jusqu'au dernier moment &#224; la seule personne malade d'exprimer sa d&#233;cision de mourir, qu'aucun autre ne peut le faire &#224; sa place et que cette d&#233;cision ne peut pas s'anticiper. Le souhait de mort, notre repr&#233;sentation de la mort, varient en fonction de l'&#226;ge, de l'&#233;tat de sant&#233;, des conditions de vie et des &#233;preuves que l'on traverse. Le personnel des services de soins palliatifs en t&#233;moigne : dans les jours qui suivent un accident, la demande de mort est fr&#233;quemment tr&#232;s forte en raison du choc subi par la personne concern&#233;e, avant de s'amenuiser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je regrette n&#233;anmoins que le texte qui nous revient aujourd'hui ait fait du suicide assist&#233; la r&#232;gle et qu'il pr&#233;voie que seule l'incapacit&#233; physique permettra l'administration de la substance l&#233;tale &#224; la personne malade par un m&#233;decin ou un infirmier. L&#224; encore, j'entends ceux qui d&#233;fendent ce choix au motif qu'il revient, en responsabilit&#233;, &#224; la personne qui demande l'aide &#224; mourir d'accomplir l'acte elle-m&#234;me. Mais, ayant &#224; l'esprit que la personne qui demandera l'aide &#224; mourir usera de ce droit comme d'un ultime recours contre une souffrance devenue strictement intol&#233;rable et inapaisable, il me semble que les soignants volontaires, et ceux-l&#224; seuls, doivent pouvoir lui pr&#234;ter assistance quel que soit son &#233;tat physique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chers coll&#232;gues, &#224; l'issue de la premi&#232;re lecture, le texte me semblait &#233;quilibr&#233; ; c'est pourquoi je l'ai vot&#233;. M&#234;me si nous effectuons s&#233;par&#233;ment l'examen des deux textes, ils sont in&#233;vitablement li&#233;s. (M. Dominique Potier applaudit.) D&#232;s le premier examen du texte relatif &#224; l'aide &#224; mourir, j'ai d&#233;fendu l'id&#233;e que l'acc&#232;s aux soins palliatifs soit un droit opposable. Mon groupe et moi-m&#234;me travaillerons au r&#233;tablissement de ce droit lors de la discussion du texte relatif aux soins palliatifs. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR, LFI-NFP, SOC et EcoS ainsi que sur les bancs des commissions.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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