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	<title>Groupe de la gauche d&#233;mocrate et R&#233;publicaine</title>
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	<description>Site des d&#233;put&#233;s communistes si&#233;geant au sein du groupe GDR &#224; l'assembl&#233;e nationale, groupe compos&#233; de 8 d&#233;put&#233;s et pr&#233;sid&#233; par St&#233;phane Peu.</description>
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		<title>Groupe de la gauche d&#233;mocrate et R&#233;publicaine</title>
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		<title>Prix des carburants</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/article/prix-des-carburants-8209</link>
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		<dc:date>2026-05-06T15:12:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Benard, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ma question s'adresse &#224; M. le ministre de l'&#233;conomie. Depuis le d&#233;but de la guerre au Moyen-Orient, les Fran&#231;ais craignent le retour &#224; la pompe tant ils paient au prix fort leur carburant &#8211;&#8288; 2,05 euros, 2,12 euros ou encore 2,20 euros le litre : les exemples ne manquent pas. Pendant ce temps, les grandes compagnies p&#233;troli&#232;res engrangent des profits consid&#233;rables. TotalEnergies a ainsi r&#233;alis&#233; 5,8 milliards de dollars de b&#233;n&#233;fice net au premier trimestre 2026, soit 51 % de plus qu'un an (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/" rel="directory"&gt;Questions au gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ma question s'adresse &#224; M. le ministre de l'&#233;conomie. Depuis le d&#233;but de la guerre au Moyen-Orient, les Fran&#231;ais craignent le retour &#224; la pompe tant ils paient au prix fort leur carburant &#8211;&#8288; 2,05 euros, 2,12 euros ou encore 2,20 euros le litre : les exemples ne manquent pas. Pendant ce temps, les grandes compagnies p&#233;troli&#232;res engrangent des profits consid&#233;rables. TotalEnergies a ainsi r&#233;alis&#233; 5,8 milliards de dollars de b&#233;n&#233;fice net au premier trimestre 2026, soit 51 % de plus qu'un an auparavant. BP, de son c&#244;t&#233;, a annonc&#233; 3,2 milliards de dollars de b&#233;n&#233;fice trimestriel ajust&#233; &#8211;&#8288; plus du double du chiffre de l'an dernier ! &#8211;, gr&#226;ce notamment &#224; son trading p&#233;trolier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;chelle europ&#233;enne, une &#233;tude estime que les compagnies p&#233;troli&#232;res ont g&#233;n&#233;r&#233; 81,4 millions d'euros de surprofits par jour &#8211;&#8288; par jour ! &#8211;, dont 11,6 millions en France.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres pays europ&#233;ens ont agi. Ils d&#233;battent de dispositifs contraignants ou les ont d&#233;j&#224; instaur&#233;s &#8211;&#8288; encadrement des marges, baisse cibl&#233;e de fiscalit&#233; ou encore taxation des surprofits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et en France ? Malgr&#233; les d&#233;clarations que M. le premier ministre a faites hier ici m&#234;me, on se contente timidement d'appels &#224; la mod&#233;ration et d'engagements volontaires des compagnies p&#233;troli&#232;res, lesquelles n'h&#233;sitent m&#234;me pas &#224; brandir des menaces pour le cas o&#249; l'on taxerait les profits exceptionnels qu'elles ont r&#233;alis&#233;s du fait de la guerre au Moyen-Orient. Vous refusez de bloquer les prix des carburants, au pr&#233;texte d'&#233;viter que les p&#233;troliers ne d&#233;tournent leurs stocks vers l'&#233;tranger. R&#233;sultat : ils redirigent d&#233;j&#224; deux fois plus de b&#233;n&#233;fices qu'&#224; l'ordinaire vers des paradis fiscaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma question est simple. Nous incarnons une opposition constructive, responsable, force de proposition et de compromis. Quand imposerez-vous enfin, en responsabilit&#233;, un blocage temporaire des prix &#224; la pompe et un encadrement strict des marges sur toute la cha&#238;ne, du raffinage &#224; la distribution, pour que les Fran&#231;ais ne soient plus contraints de financer chaque jour les marges indues des compagnies p&#233;troli&#232;res ? En d'autres termes, comptez-vous mettre un terme &#224; ce gavage &#171; Total &#187; ? (Sourires et applaudissements sur les bancs du groupe GDR. &#8211;&#8288; Mme Marie-Charlotte Garin applaudit &#233;galement.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mme Maud Bregeon, ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e, porte-parole du gouvernement, et ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e de l'&#233;nergie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous prie d'excuser l'absence de mon coll&#232;gue ministre de l'&#233;conomie.&lt;br class='autobr' /&gt;
S'agissant d'abord de la fiscalit&#233;, depuis la nomination du premier ministre en octobre, nous avons d&#233;montr&#233; que le d&#233;bat &#233;tait ouvert. La preuve en est que le projet de loi de finances pour 2026 int&#232;gre la surtaxe de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s &#224; hauteur de 7,5 milliards qui est le fruit des &#233;changes que nous avons eus ici. Initialement, nous n'y &#233;tions pas forc&#233;ment favorables mais nous avons fait un pas en ce sens, notamment &#224; votre demande. Et le d&#233;bat reste ouvert.&lt;br class='autobr' /&gt;
De m&#234;me, nous nous sommes montr&#233;s bienveillants &#224; l'&#233;gard de la d&#233;marche europ&#233;enne lanc&#233;e par un certain nombre de nos alli&#233;s et voisins europ&#233;ens. C'est pour partie &#224; cette &#233;chelle et dans ce cadre qu'il convient de mener cette r&#233;flexion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme l'a fait le premier ministre hier, je crois opportun de rappeler &#224; toutes fins utiles que TotalEnergies contribue au budget de l'&#201;tat &#224; hauteur de 2 milliards, m&#234;me si cela ne cl&#244;t pas n&#233;cessairement la discussion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous en d&#233;battrons au cours des semaines et des mois &#224; venir mais &#224; tr&#232;s court terme, ce qui compte pour nous est le reste &#224; vivre des Fran&#231;ais et le prix qu'ils paient r&#233;ellement &#224; la pompe. D'o&#249; la position du premier ministre et du gouvernement, qui demandent &#224; TotalEnergies, entre autres acteurs, de prolonger le plafonnement actuel, qui permet &#224; des millions de Fran&#231;ais de faire le plein &#224; un co&#251;t moindre que s'il n'existait pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant au blocage, nous en avons d&#233;j&#224; largement parl&#233;. Dans la mesure o&#249; nous &#233;voluons au sein d'un march&#233; international, l'instauration de blocages des prix &#224; la pompe risquerait d'entra&#238;ner des p&#233;nuries &#8211;&#8288; vous avez d'ailleurs &#233;voqu&#233; ce risque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous n'en demeurons pas moins tr&#232;s vigilants et engag&#233;s aux c&#244;t&#233;s des secteurs les plus touch&#233;s &#8211;&#8288; agriculture, p&#234;che, BTP, transport, notamment. Ainsi, le premier ministre a annonc&#233; hier que pour faire face &#224; l'augmentation durable des prix que nous pouvons anticiper, il sera n&#233;cessaire de changer d'&#233;chelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;curit&#233;, r&#233;tention administrative et la pr&#233;vention des risques d'attentat</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/securite-retention-administrative-et-la-prevention-des-risques-d-attentat</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/securite-retention-administrative-et-la-prevention-des-risques-d-attentat</guid>
		<dc:date>2026-05-05T15:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Elsa Faucillon , Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Lois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;cout&#233; les coll&#232;gues mont&#233;s &#224; cette tribune, sans doute faut-il rappeler que nous ne sommes pas en train de voter pour ou contre le terrorisme. Personne, dans cet h&#233;micycle, ne conteste la n&#233;cessit&#233; de lutter avec d&#233;termination contre cette menace ; d'ailleurs, aucun camp politique n'est &#233;pargn&#233; par les drames qu'elle provoque. Cependant, ce texte ne lutte pas contre le terrorisme. Il n'apporte pas de r&#233;ponse, mais ob&#233;it &#224; un r&#233;flexe devenu habituel : l&#233;gif&#233;rer dans l'urgence, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/" rel="directory"&gt;Explications de vote et scrutins&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/lois-40" rel="tag"&gt;Lois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;cout&#233; les coll&#232;gues mont&#233;s &#224; cette tribune, sans doute faut-il rappeler que nous ne sommes pas en train de voter pour ou contre le terrorisme. Personne, dans cet h&#233;micycle, ne conteste la n&#233;cessit&#233; de lutter avec d&#233;termination contre cette menace ; d'ailleurs, aucun camp politique n'est &#233;pargn&#233; par les drames qu'elle provoque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, ce texte ne lutte pas contre le terrorisme. Il n'apporte pas de r&#233;ponse, mais ob&#233;it &#224; un r&#233;flexe devenu habituel : l&#233;gif&#233;rer dans l'urgence, souvent en instrumentalisant l'&#233;motion l&#233;gitime suscit&#233;e par des drames, sans jamais d&#233;montrer l'efficacit&#233; des mesures propos&#233;es. Combien de textes n'avons-nous pas examin&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es, qui s'inscrivaient sur la toile de fond d'un drame ? Ce texte n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle : alors qu'il porte sur le terrorisme, il prend pour point de d&#233;part la mort tragique de Philippine, qui n'a pourtant rien &#224; voir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Combien de lois de circonstances n'avons-nous connues, construites dans l'&#233;motion et pr&#233;sent&#233;es comme des r&#233;ponses imm&#233;diates, sans &#233;valuation pr&#233;alable ni examen des dispositifs existants ? Vous ne cherchez plus &#224; identifier ce qui fonctionne. Depuis plusieurs ann&#233;es, les lois s&#233;curitaires s'accumulent. Pourtant, aucune &#233;valuation s&#233;rieuse n'est venue d&#233;montrer leur efficacit&#233;. Votre seule doctrine se r&#233;sume &#224; ceci : plus de surveillance, plus d'enfermement et moins de garanties. Et cela ne concerne pas seulement quelques personnes dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise : le champ d'application de vos mesures est tr&#232;s large. Nous assistons ainsi &#224; une superposition de textes qui expriment un discours politique plus qu'ils ne b&#226;tissent une strat&#233;gie coh&#233;rente.&lt;br class='autobr' /&gt;
En l'esp&#232;ce, une ligne appara&#238;t clairement dans la pr&#233;sente proposition de loi : celle de l'amalgame, entre immigration et d&#233;linquance, entre immigration et terrorisme, entre questions juridique et psychiatrique. Arr&#234;tons-nous un instant sur ce dernier point. De nombreux psychiatres ont donn&#233; l'alerte face aux dangers de ce texte. Vous avez d&#233;cid&#233; de ne pas les &#233;couter, vous avez refus&#233; de les entendre. Certains soignants d&#233;noncent un texte biais&#233; qui permet &#224; l'autorit&#233; politique de se d&#233;fausser sur le secteur sanitaire, constituant ainsi une &#171; nouvelle tentative d'instrumentalisation de la psychiatrie &#224; des fins s&#233;curitaires &#187;. Selon ces psychiatres, &#171; le texte organise un d&#233;but de sous-traitance de la gestion de potentiels terroristes par le corps m&#233;dical, &#233;tablissant ainsi une forme de coresponsabilit&#233; avec l'institution psychiatrique &#8211;&#8288; et les juges &#8211; en cas d'attentat commis par un individu radicalis&#233; et souffrant de troubles mentaux &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ce glissement et ces amalgames ne sont pas anodins. Ils s'inscrivent dans une trajectoire politique pr&#233;occupante, qui reprend des &#233;l&#233;ments de langage et des logiques d&#233;fendues de longue date par l'extr&#234;me droite ; celle-ci, d'ailleurs, soutient tr&#232;s largement ce texte. Or cette orientation, si r&#233;currente dans les discours politiques, produit des effets concrets. Elle installe une suspicion cibl&#233;e, qui touche toujours les m&#234;mes : les personnes &#233;trang&#232;res, les personnes pr&#233;caires, les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les personnes psychiatris&#233;es. La menace, ainsi seulement fond&#233;e sur une suspicion d&#233;clarative, transforme la politique migratoire : celle-ci devient une d&#233;monstration de force au d&#233;triment des principes fondamentaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, le texte introduit des diff&#233;rences de traitement en mati&#232;re d'&#233;tat civil selon l'origine des actes de naissance : l'acc&#232;s &#224; un droit fondamental se trouve conditionn&#233; par la d&#233;tention d'un document fran&#231;ais, ce qui introduit une rupture d'&#233;galit&#233; assum&#233;e, cr&#233;ant un double standard contraire &#224; nos principes. De la m&#234;me mani&#232;re, l'allongement de la r&#233;tention administrative jusqu'&#224; 540 jours marque un basculement grave. Cette mesure repose sur des crit&#232;res flous, laiss&#233;s &#224; l'appr&#233;ciation de l'autorit&#233; administrative, et permet d'enfermer des personnes pour de longues dur&#233;es ; non pas, je le rappelle, en raison d'une condamnation p&#233;nale, mais sur la base d'une &#233;valuation subjective de leur dangerosit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;tention administrative, qui devait &#234;tre un dispositif strictement encadr&#233; pour pr&#233;parer une mesure d'&#233;loignement, devient progressivement un outil d'enfermement durable, une forme de d&#233;tention sans les garanties associ&#233;es &#224; la justice p&#233;nale. Les chiffres le prouvent : en 2023, 60 % des personnes plac&#233;es en r&#233;tention administrative ont finalement &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;es. Cela signifie que plus de la majorit&#233; des placements n'aboutit pas &#224; une expulsion ; cela r&#233;v&#232;le l'ampleur des proc&#233;dures inutiles, voire abusives, et l'inefficacit&#233; du dispositif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Allonger encore la dur&#233;e de r&#233;tention ne r&#233;glera rien ; cela ne fera que porter plus gravement atteinte &#224; l'&#201;tat de droit, sans renforcer la s&#233;curit&#233; ni pr&#233;venir les actes terroristes que vous invoquez ; cela ne permettra pas davantage de lutter contre la radicalisation ; cela ne fera qu'ancrer un peu plus dans les esprits l'association permanente entre immigration et criminalit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus largement, ce texte pose de s&#233;rieux probl&#232;mes constitutionnels. Le pire, c'est que vous le savez ; mais vous foncez quand m&#234;me. Surtout, vous d&#233;tournez le d&#233;bat des v&#233;ritables enjeux : oui, il faut lutter r&#233;solument contre le terrorisme ; oui, il faut des moyens pour pr&#233;venir la radicalisation, pour accompagner, pour surveiller lorsque c'est n&#233;cessaire. Mais cela suppose une strat&#233;gie fond&#233;e sur l'efficacit&#233;, sur l'&#233;valuation, sur les moyens humains et judiciaires renforc&#233;s, sur la confiance dans les sciences humaines &#8211;&#8288; pas sur l'accumulation de dispositifs toujours plus restrictifs, qui n'ont jamais fait la preuve de leur utilit&#233;. Pour toutes ces raisons et certainement encore d'autres, le groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine votera contre cette proposition de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR, sur plusieurs bancs du groupe EcoS et sur quelques bancs du groupe SOC.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Actualisation de la programmation militaire pour les ann&#233;es 2024 &#224; 2030 (PJL)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/actualisation-de-la-programmation-militaire-pour-les-annees-2024-a-2030-pjl</link>
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		<dc:date>2026-05-04T15:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Benard, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>De&#769;fense nationale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce texte a beau &#234;tre pr&#233;sent&#233; comme une actualisation de la loi de programmation militaire, il n'en est pas une. Il s'agit avant tout d'une adaptation du cadre normatif &#224; l'&#233;ventualit&#233; d'un conflit de haute intensit&#233; sur le territoire europ&#233;en, autrement dit d'une pr&#233;paration assum&#233;e &#224; la guerre, financ&#233;e par 36 milliards d'euros de surplus budg&#233;taire portant le montant d&#233;di&#233; &#224; la mission D&#233;fense &#224; environ 436 milliards d'euros. Qui paiera le prix de ce nouveau keyn&#233;sianisme militaire ? Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/de%CC%81fense-nationale-37" rel="tag"&gt;De&#769;fense nationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce texte a beau &#234;tre pr&#233;sent&#233; comme une actualisation de la loi de programmation militaire, il n'en est pas une. Il s'agit avant tout d'une adaptation du cadre normatif &#224; l'&#233;ventualit&#233; d'un conflit de haute intensit&#233; sur le territoire europ&#233;en, autrement dit d'une pr&#233;paration assum&#233;e &#224; la guerre, financ&#233;e par 36 milliards d'euros de surplus budg&#233;taire portant le montant d&#233;di&#233; &#224; la mission D&#233;fense &#224; environ 436 milliards d'euros. Qui paiera le prix de ce nouveau keyn&#233;sianisme militaire ? Les classes populaires. Ces derniers jours, 6 milliards d'euros de coupes dans les budgets de l'&#201;tat et de la s&#233;curit&#233; sociale ont &#233;t&#233; annonc&#233;s ; seul le minist&#232;re de la d&#233;fense est &#233;pargn&#233;. Ce traitement n'est pas nouveau : alors que les cr&#233;dits des autres minist&#232;res stagnent ou baissent, le budget de la d&#233;fense aura doubl&#233; entre 2017 et 2028. Pour la premi&#232;re fois, le budget de l'&#233;ducation ne sera plus le premier de l'&#201;tat !&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, un consortium de journalistes a r&#233;cemment r&#233;v&#233;l&#233; que 120 milliards d'euros issus des fonds verts de banques fran&#231;aises ont &#233;t&#233; investis dans l'industrie de l'armement &#8211;&#8288; et potentiellement dans Elbit Systems, le plus grand fabricant d'armes isra&#233;lien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Coupes dans les services publics, d&#233;tournement des investissements priv&#233;s de petits &#233;pargnants, et milliards d'euros engloutis : avec quel horizon ? Ces sacrifices sont consentis sur l'autel d'une autonomie strat&#233;gique fantasm&#233;e. En r&#233;alit&#233;, les d&#233;pendances technologiques &#224; l'&#233;gard des &#201;tats &#233;trangers s'accroissent, et les programmes europ&#233;ens Scaf, Iris&#178; &#8211;&#8288; infrastructure de r&#233;silience et d'interconnexion s&#233;curis&#233;e par satellite &#8211; et Eurodrone ont atteint un point de non-retour. En d&#233;cembre dernier, ces &#233;checs successifs ont conduit le renseignement fran&#231;ais &#224; prolonger de trois ans son contrat avec Palantir, soci&#233;t&#233; impliqu&#233;e dans le g&#233;nocide &#224; Gaza et dans la chasse aux migrants de l'Ice, le service de l'immigration et des douanes des &#201;tats-Unis !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le volet industriel est l'arbre qui cache la for&#234;t. Plusieurs dispositions traduisent une d&#233;rive autoritaire au nom de la r&#233;silience collective : extension des techniques de renseignement, r&#233;introduction de dispositifs censur&#233;s, encadrement renforc&#233; de la recherche et contr&#244;le pr&#233;alable des publications. L'&#233;tat d'alerte de s&#233;curit&#233; nationale dont vous proposez la cr&#233;ation est un &#233;ni&#232;me r&#233;gime d'exception &#8211;&#8288; un r&#233;gime hybride permettant au gouvernement de d&#233;roger &#224; des pans entiers du droit social et environnemental sans contr&#244;le du Parlement. Dans un pays d&#233;j&#224; dot&#233; d'un arsenal juridique d'exception particuli&#232;rement dense, cette nouvelle &#233;tape marque une bascule.&lt;br class='autobr' /&gt;
La transformation de la journ&#233;e de citoyennet&#233; et de d&#233;fense en journ&#233;e de mobilisation est destin&#233;e &#224; servir de marchepied &#224; l'int&#233;gration des &#233;l&#232;ves au sein du service militaire volontaire. Quant &#224; l'instauration d'une obligation de mise &#224; jour annuelle des informations transmises lors du recensement, c'est le premier maillon d'un m&#233;canisme d'enr&#244;lement civil permanent qui pr&#233;pare le cadre d'une mobilisation civile, sans que les citoyens concern&#233;s en aient &#233;t&#233; clairement inform&#233;s. Enfin, vous ent&#233;rinez la cr&#233;ation d'un service national, tel que le souhaitait le pr&#233;sident de la R&#233;publique : un service militaire flou, loin d'&#234;tre volontaire. Je suis pr&#234;t &#224; parier qu'avec la gratification &#8211;&#8288; bienvenue &#8211; de 800 euros par mois et les nombreux avantages acad&#233;miques qu'il offrira, alors que 20 % des jeunes dipl&#244;m&#233;s sont au ch&#244;mage et que les bourses &#233;tudiantes sur crit&#232;res sociaux plafonnent &#224; 630 euros, ce ne seront pas les fils de d&#233;put&#233;s qui s'engageront !&lt;br class='autobr' /&gt;
La militarisation de l'ensemble de la soci&#233;t&#233; n'est pas la seule r&#233;ponse possible &#224; la d&#233;gradation de l'environnement strat&#233;gique international. La multiplication des conflits arm&#233;s et le retour de la haute intensit&#233; appellent un n&#233;cessaire sursaut de souverainet&#233; et de multilat&#233;ralisme. Nous avons besoin d'une voix diplomatique forte, celle de la France ; et sans une d&#233;fense dissuasive, la diplomatie ne saurait &#234;tre efficace. L'autonomie strat&#233;gique est donc, en effet, un enjeu majeur, mais ce n'est pas ce qui transpara&#238;t ici. La hausse budg&#233;taire propos&#233;e r&#233;pond &#224; une logique d'alignement sur les exigences trumpiennes de l'Otan. Les d&#233;put&#233;s du groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine sont convaincus que la d&#233;fense nationale doit garantir la souverainet&#233;, pr&#233;server la paix et respecter les libert&#233;s fondamentales ; elle ne peut s'inscrire dans un cadre strat&#233;gique vassalis&#233; par des int&#233;r&#234;ts de puissances &#233;trang&#232;res. C'est pourquoi nous voterons contre le projet de loi. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Exercice en France des m&#233;decins dipl&#244;m&#233;s au Royaume-Uni ayant d&#233;but&#233; leurs &#233;tudes avant le Brexit (2&#232;me lecture - proc&#233;dure de l&#233;gislation en commission)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/exercice-en-france-des-medecins-diplomes-au-royaume-uni-ayant-debute-leurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/exercice-en-france-des-medecins-diplomes-au-royaume-uni-ayant-debute-leurs</guid>
		<dc:date>2026-05-04T14:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Lecoq, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La proposition de loi qui nous revient en deuxi&#232;me lecture pr&#233;voit une voie d&#233;rogatoire d'exercice en France pour les m&#233;decins britanniques et pour ceux ayant commenc&#233; leurs &#233;tudes au Royaume-Uni avant le Brexit. Il est ind&#233;niable que, pour ces praticiens, le Brexit a fortement compliqu&#233; l'exercice de la m&#233;decine au Royaume-Uni comme un &#233;ventuel retour en France. Ils se retrouvent en effet dans une situation incongrue puisque la reconnaissance de leur dipl&#244;me en France, autrefois garantie, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La proposition de loi qui nous revient en deuxi&#232;me lecture pr&#233;voit une voie d&#233;rogatoire d'exercice en France pour les m&#233;decins britanniques et pour ceux ayant commenc&#233; leurs &#233;tudes au Royaume-Uni avant le Brexit. Il est ind&#233;niable que, pour ces praticiens, le Brexit a fortement compliqu&#233; l'exercice de la m&#233;decine au Royaume-Uni comme un &#233;ventuel retour en France. Ils se retrouvent en effet dans une situation incongrue puisque la reconnaissance de leur dipl&#244;me en France, autrefois garantie, ne l'est plus aujourd'hui, du seul fait du Brexit. Cela n'a &#233;videmment rien &#224; voir avec leurs comp&#233;tences. Cette proposition de loi vient r&#233;parer cette incongruit&#233; et, en ce sens, elle est n&#233;cessaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est n&#233;cessaire pour ces praticiens, mais elle est &#233;galement utile pour l'ensemble de nos concitoyens qui p&#226;tissent toujours plus lourdement du manque de soignants. Chacun de nous conna&#238;t les chiffres : en 2024, 87 % du territoire fran&#231;ais &#233;tait class&#233; en d&#233;sert m&#233;dical. De plus, 6 millions de Fran&#231;ais n'ont pas de m&#233;decin traitant et sont donc particuli&#232;rement expos&#233;s &#224; une rupture du suivi m&#233;dical ou, pire, &#224; un renoncement aux soins. On estime &#224; 25 000 le nombre de personnes sans m&#233;decin traitant dans ma circonscription du Havre, et &#224; pr&#232;s de 40 000 dans l'ensemble de la communaut&#233; urbaine du Havre, soit pr&#232;s de 20 % de la population. Le dernier barom&#232;tre annuel des droits des personnes malades, publi&#233; le 15 avril par le r&#233;seau France Assos Sant&#233;, indique quant &#224; lui que quatre personnes sur dix ont eu du mal &#224; obtenir un rendez-vous au cours des douze derniers mois ; que plus d'un patient sur deux s'est heurt&#233; &#224; un m&#233;decin ne prenant plus de nouveaux patients ; qu'un quart d'entre eux a m&#234;me essuy&#233; un refus de consultation, motiv&#233; ou non.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte de d&#233;gradation continue de l'acc&#232;s aux soins, permettre &#224; une petite centaine de m&#233;decins de revenir exercer plus facilement sur notre territoire est bien entendu bienvenu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, comme nous l'avions indiqu&#233; en premi&#232;re lecture, il est assez malheureux que cette proposition de loi n'ait pas &#233;t&#233; l'occasion de nous saisir plus amplement de la situation des Padhue &#8211;&#8288; les praticiens &#224; dipl&#244;me hors Union europ&#233;enne. Ce qu'indique bien l'Association des m&#233;decins franco-britanniques, c'est que la petite centaine de praticiens exer&#231;ant au Royaume-Uni et d&#233;sireux de revenir en France se disent d&#233;courag&#233;s par la proc&#233;dure &#224; laquelle ils doivent se soumettre en tant que praticiens d&#233;sormais consid&#233;r&#233;s comme Padhue, et qui leur impose un concours &#233;crit puis un parcours de consolidation de comp&#233;tences de deux ans. Ce n'est pas nous qui leur reprocherons ce d&#233;couragement !&lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;alit&#233;, notre pays maltraite depuis de trop nombreuses ann&#233;es les m&#233;decins dipl&#244;m&#233;s hors Union europ&#233;enne : il leur impose un parcours administratif long et fastidieux, des &#233;valuations extr&#234;mement s&#233;lectives et souvent injustifi&#233;es compte tenu de leurs dipl&#244;mes et de leur exp&#233;rience, auxquels s'ajoute une exploitation salariale ind&#233;cente. Madame la ministre, vous savez tout cela.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon la F&#233;d&#233;ration hospitali&#232;re de France, en 2023, pr&#232;s de 7 000 Padhue exer&#231;aient sous un statut pr&#233;caire en tant que praticiens faisant fonction d'interne ou en tant que stagiaire associ&#233;. Or ces Padhue, qui sont en France un peu plus de 19 000 &#224; &#234;tre inscrits au tableau de l'Ordre, participent pleinement &#224; la stabilit&#233; de notre syst&#232;me de soins. Si nous les faisions partir &#8211;&#8288; je regarde les bancs de l'extr&#234;me droite &#8211;, le syst&#232;me de soins et le syst&#232;me hospitalier fran&#231;ais s'&#233;crouleraient totalement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, nous regrettons la suppression, au cours de la navette parlementaire, de l'article pr&#233;voyant la remise d'un rapport sur les conditions d'exercice des Padhue &#8211;&#8288; non qu'un rapport suppl&#233;mentaire sur les Padhue soit vraiment n&#233;cessaire dans la mesure o&#249; leurs conditions de vie et d'exercice sont largement connues, mais parce que nous craignons que cette suppression ne soit le signe de l'enlisement de leur situation dans un statu quo intol&#233;rable.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi les d&#233;put&#233;s communistes et les d&#233;put&#233;s des territoires dits d'outre-mer, conscients qu'il faut r&#233;parer l'incoh&#233;rence dont souffrent les m&#233;decins form&#233;s au Royaume-Uni avant le Brexit, voteront cette proposition de loi, tout en insistant sur l'urgence &#224; r&#233;former l'accueil, l'accompagnement et la r&#233;gularisation de tous les Padhue. Il serait peu responsable de consid&#233;rer que des conditions d'exercice jug&#233;es d&#233;courageantes et indignes quand elles concernent certains m&#233;decins pourraient &#234;tre maintenues pour tous les autres. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;bat sur le th&#232;me : &#171; Simplification des normes et des contr&#244;les agricoles : o&#249; en sont les d&#233;crets d'application des lois vot&#233;es et quelles perspectives d'harmonisation avec les r&#232;gles europ&#233;ennes ? &#187;</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/article/debat-sur-le-theme-simplification-des-normes-et-des-controles-agricoles-ou-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/article/debat-sur-le-theme-simplification-des-normes-et-des-controles-agricoles-ou-en</guid>
		<dc:date>2026-04-30T11:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La note des rapporteurs, dont nous d&#233;battons &#224; quelques jours de l'ouverture de l'examen du projet de loi d'urgence pour la protection et la souverainet&#233; agricoles, se focalise sur quatre dispositifs : l'instauration du contr&#244;le administratif unique dans les exploitations agricoles, le rel&#232;vement des seuils applicables aux installations class&#233;es pour la protection de l'environnement, la reconnaissance mutuelle des autorisations de mise sur le march&#233; (AMM) et l'&#233;pandage de produits (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/" rel="directory"&gt;Evaluation et contr&#244;le du Gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La note des rapporteurs, dont nous d&#233;battons &#224; quelques jours de l'ouverture de l'examen du projet de loi d'urgence pour la protection et la souverainet&#233; agricoles, se focalise sur quatre dispositifs : l'instauration du contr&#244;le administratif unique dans les exploitations agricoles, le rel&#232;vement des seuils applicables aux installations class&#233;es pour la protection de l'environnement, la reconnaissance mutuelle des autorisations de mise sur le march&#233; (AMM) et l'&#233;pandage de produits phytopharmaceutiques par drone.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier de ces dispositifs, le contr&#244;le administratif unique dans les exploitations agricoles, ne fait pas de difficult&#233;. Cette mesure &#233;tait tr&#232;s attendue par l'ensemble de nos agriculteurs ; c'&#233;tait d'ailleurs l'une des grandes revendications lors du mouvement de col&#232;re agricole qui a secou&#233; le pays au cours de l'hiver 2024-2025. Ce progr&#232;s ind&#233;niable ne doit pas faire oublier que sur une ann&#233;e, pr&#232;s de 90 % des exploitations ne connaissent pas de contr&#244;le administratif, comme l'avait &#233;tabli le rapport inter-inspections relatif &#224; la r&#233;vision des proc&#233;dures de contr&#244;le et des &#233;chelles de peines, publi&#233; en mai 2024.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela montre bien que l'impression de contr&#244;le permanent ressentie par nombre de nos agriculteurs traduit en r&#233;alit&#233; un sentiment bien plus pr&#233;occupant sur le fond, celui du d&#233;classement, tant du point de vue des revenus que de la reconnaissance sociale. L'enjeu est bien de porter rem&#232;de &#224; cette souffrance sociale, que le contr&#244;le unique ne suffira &#233;videmment pas &#224; soulager.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ce qui est du rel&#232;vement des seuils ICPE applicables aux &#233;levages, nous restons convaincus qu'assouplir ce r&#233;gime porte atteinte au principe de non-r&#233;gression du droit de l'environnement. Surtout, cela encouragera le glissement de notre mod&#232;le agricole encore tr&#232;s largement familial vers une logique d'agrandissement et de sp&#233;cialisation, ce qui aurait des cons&#233;quences importantes pour son orientation m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
S'agissant de la reconnaissance mutuelle des autorisations de mise sur le march&#233; de produits phytopharmaceutiques, nous partageons les alertes que vous a adress&#233;es l'Anses. Le risque de d&#233;voiement de cette proc&#233;dure simplifi&#233;e en l'absence d'harmonisation des m&#233;thodes d'&#233;valuation par les autorit&#233;s comp&#233;tentes des &#201;tats membres tombe sous le sens. Le danger majeur est celui de la minimisation de certains risques sanitaires ou environnementaux, &#224; rebours des pr&#233;occupations croissantes de nos concitoyens. &#192; l'heure o&#249; une &#233;tude men&#233;e sur dix ans, coordonn&#233;e par l'Inrae, vient de d&#233;montrer que l'on peut se passer totalement de pesticides dans l'essentiel de nos syst&#232;mes de grandes cultures, tout en obtenant des rendements satisfaisants et en pr&#233;servant la viabilit&#233; &#233;conomique des exploitations, pourquoi faire ainsi la courte &#233;chelle au maintien de l'utilisation des produits phytosanitaires ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, l'autorisation des drones d'&#233;pandage nous am&#232;ne &#233;galement &#224; nous interroger sur les &#233;volutions de notre mod&#232;le agricole. Le d&#233;veloppement de l'agriculture de pr&#233;cision avec un appui fort des nouvelles technologies, comme les drones, n'est pas un probl&#232;me en soi et n'entre pas n&#233;cessairement en contradiction avec l'objectif d'une transformation en profondeur des syst&#232;mes de production agricole, mais il soul&#232;ve toujours les m&#234;mes questions : quels profils d'agriculteurs et d'exploitations seront r&#233;ellement concern&#233;s ? Les drones seront-ils accessibles aux petits exploitants, ou s'adresseront-il d'abord aux grandes exploitations, alimentant une nouvelle d&#233;rive vers la concentration agricole ? Sommes-nous certains par ailleurs que leur utilisation participe d'une logique de r&#233;duction de l'usage des produits phytosanitaires ? Ne p&#233;naliseront-ils pas au contraire la recherche et l'application de solutions alternatives ? Que deviennent enfin dans ce contexte les recommandations de l'Anses quant &#224; la n&#233;cessit&#233; d'acqu&#233;rir des donn&#233;es suppl&#233;mentaires et de poursuivre l'exp&#233;rimentation ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;bat sur le th&#232;me : &#171; Quel bilan de la loi &#034;climat et r&#233;silience&#034; ? Quelles perspectives ? &#187;</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/article/debat-sur-le-theme-quel-bilan-de-la-loi-climat-et-resilience-quelles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/article/debat-sur-le-theme-quel-bilan-de-la-loi-climat-et-resilience-quelles</guid>
		<dc:date>2026-04-30T11:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le groupe Ensemble pour la R&#233;publique nous propose aujourd'hui de d&#233;battre du bilan de la loi &#171; climat et r&#233;silience &#187; cinq ans apr&#232;s son adoption. Le premier constat qui s'impose, avant m&#234;me d'&#233;voquer ce texte, est que nous n'avons pas atteint nos objectifs de r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. La France ne tient pas ses engagements. Les faits sont t&#234;tus. Cette r&#233;duction s'est limit&#233;e &#224; 1,5 % en 2025, apr&#232;s une baisse de seulement 1,8 % en 2024. Nous nous situons tr&#232;s en de&#231;&#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/" rel="directory"&gt;Evaluation et contr&#244;le du Gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le groupe Ensemble pour la R&#233;publique nous propose aujourd'hui de d&#233;battre du bilan de la loi &#171; climat et r&#233;silience &#187; cinq ans apr&#232;s son adoption. Le premier constat qui s'impose, avant m&#234;me d'&#233;voquer ce texte, est que nous n'avons pas atteint nos objectifs de r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre. La France ne tient pas ses engagements. Les faits sont t&#234;tus. Cette r&#233;duction s'est limit&#233;e &#224; 1,5 % en 2025, apr&#232;s une baisse de seulement 1,8 % en 2024. Nous nous situons tr&#232;s en de&#231;&#224; du rythme n&#233;cessaire pour atteindre l'objectif que s'est fix&#233; notre pays avec la nouvelle strat&#233;gie climatique : une baisse annuelle de 4,6 % pour la p&#233;riode 2024-2028. Et je ne parle pas de nos &#233;missions import&#233;es, qui repr&#233;sentent 50 % de notre empreinte carbone et constituent l'angle mort des politiques publiques nationales en mati&#232;re climatique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette &#233;volution n'est certes pas propre &#224; la France, mais elle met en &#233;vidence le dangereux changement de climat politique qui accompagne l'acc&#233;l&#233;ration du changement climatique lui-m&#234;me. Ainsi, le pacte vert pour l'Europe, qui devait permettre &#224; l'Union europ&#233;enne d'atteindre la neutralit&#233; carbone &#224; l'horizon 2050, est attaqu&#233; sur tous les fronts. Depuis le scrutin de juin dernier, on assiste &#224; une offensive en r&#232;gle contre les ambitions communautaires en mati&#232;re de lutte contre le r&#233;chauffement climatique et de protection de l'environnement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malheureusement, la France participe activement &#224; ce travail de d&#233;tricotage, tant &#224; Bruxelles qu'au niveau national. Les d&#233;rogations au droit de l'environnement se multiplient et les arbitrages budg&#233;taires sont tous d&#233;favorables. Le budget adopt&#233; au forceps en d&#233;but d'ann&#233;e traduit une orientation parfaitement contraire &#224; nos ambitions climatiques : baisse du budget de MaPrimeR&#233;nov', du fonds V&#233;lo, du fonds Vert, d&#233;sengagement de l'&#201;tat des dispositifs d'aide &#224; l'&#233;lectrification des v&#233;hicules &#8211;&#8288; leur financement a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; aux C2E &#8211;, absence d'ambition en mati&#232;re de d&#233;veloppement du transport ferroviaire et des autres mobilit&#233;s collectives, r&#233;duction des moyens allou&#233;s aux collectivit&#233;s territoriales&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La loi de simplification de la vie &#233;conomique a r&#233;cemment &#233;t&#233; l'occasion d'une nouvelle offensive contre la loi &#171; climat et r&#233;silience &#187;. Il faut admettre que plusieurs dispositifs de ce texte &#233;taient mal n&#233;s. Nous avions mis la charrue avant les b&#339;ufs. Les d&#233;put&#233;s communistes avaient, &#224; l'&#233;poque, d&#233;nonc&#233; le caract&#232;re discriminatoire des ZFE et propos&#233; de ne les appliquer qu'apr&#232;s avoir massivement investi dans les transports publics et accord&#233; un soutien budg&#233;taire beaucoup plus ambitieux aux aides &#224; l'acquisition de v&#233;hicules &#233;lectriques, pour permettre aux m&#233;nages de changer de v&#233;hicule avant l'entr&#233;e en vigueur de la mesure. Force est de constater que les moyens n'ont pas &#233;t&#233; &#224; la hauteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce qui concerne le ZAN, nous avions propos&#233; un principe simple : exon&#233;rer de cette obligation les zones sous-denses ou tr&#232;s rurales, en d&#233;prise d&#233;mographique, et durcir au contraire le dispositif dans les zones les plus denses, qui sont les plus fortes consommatrices d'espace. Nous proposions, en somme, d'articuler la lutte contre l'artificialisation et l'am&#233;nagement &#233;quilibr&#233; des territoires. Nous n'avons pas &#233;t&#233; entendus.&lt;br class='autobr' /&gt;
En mati&#232;re de lutte contre les passoires thermiques, l'&#233;vidence s'imposait d'un grand plan d'aide &#224; la r&#233;novation &#233;nerg&#233;tique, thermique, et d'accompagnement des foyers les plus fragiles. Ce plan n'est jamais venu. Pire : le 23 avril, le premier ministre et le ministre du logement ont enfin pr&#233;sent&#233;, &#224; Marseille, un projet de loi pour relancer le logement. Il s'agit de rouvrir &#224; la location les logements class&#233;s F ou G, sous r&#233;serve de la signature d'un engagement de travaux sur trois &#224; cinq ans. C'est un nouveau recul substantiel.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s lors, quel bilan peut-on tirer d'une loi dont certains des principaux dispositifs sont remis en cause par ceux-l&#224; m&#234;mes qui les ont vot&#233;s, sans que les moyens budg&#233;taires aient jamais &#233;t&#233; &#224; la hauteur des ambitions affich&#233;es ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces retards ont de tr&#232;s lourdes cons&#233;quences. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire la nouvelle feuille de route fix&#233;e par le gouvernement dans le cadre de la troisi&#232;me programmation pluriannuelle de l'&#233;nergie (PPE 3). Les objectifs en sont de plus en plus irr&#233;alistes &#8211;&#8288; c'est normal, puisque nous nous rapprochons de la date fatidique &#8211;&#8288; : par exemple, la baisse annonc&#233;e de la consommation d'&#233;nergie fossile est de plus de 20 % en quatre ans. Cela est peu probable, &#224; moins que Trump ne nous sauve.&lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte contre le changement climatique est vitale pour notre avenir et pour celui de nos enfants. Elle impose d'inscrire notre action collective dans des politiques de planification rigoureuses, notamment en mati&#232;re d'&#233;lectrification des usages, qui est le nerf de la guerre. Cela ne se fera pas sans des investissements publics massifs dans la transition &#233;cologique, dans les domaines des transports, de la r&#233;novation de l'habitat, de la protection des terres agricoles et de la biodiversit&#233; ou encore du d&#233;veloppement des &#233;nergies d&#233;carbon&#233;es. Nous en sommes malheureusement tr&#232;s loin, d'autant que le gouvernement reste focalis&#233; sur les seuls objectifs budg&#233;taires. La maison br&#251;le, et certains pr&#233;f&#232;rent toujours regarder ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;bat sur le th&#232;me : &#171; Financement et performance de la formation professionnelle : quelle efficacit&#233; de la d&#233;pense publique ? &#187;</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/article/debat-sur-le-theme-financement-et-performance-de-la-formation-professionnelle</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/article/debat-sur-le-theme-financement-et-performance-de-la-formation-professionnelle</guid>
		<dc:date>2026-04-30T11:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Lecoq, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour commencer, poser en ces termes la question de l'efficacit&#233; de la d&#233;pense publique en mati&#232;re de formation professionnelle laisse entendre que celle-ci serait inefficace. Ce discours, qu'on entend dans certains milieux patronaux, aurait besoin, au moins, d'&#234;tre d&#233;montr&#233; par les solistes de cette petite musique qui, au-del&#224; de leur rh&#233;torique, ne fournissent aucune &#233;tude ni documentation s&#233;rieuse pour &#233;tayer leur propos. Il est vrai que la formation professionnelle, comme tous les droits (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/" rel="directory"&gt;Evaluation et contr&#244;le du Gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour commencer, poser en ces termes la question de l'efficacit&#233; de la d&#233;pense publique en mati&#232;re de formation professionnelle laisse entendre que celle-ci serait inefficace. Ce discours, qu'on entend dans certains milieux patronaux, aurait besoin, au moins, d'&#234;tre d&#233;montr&#233; par les solistes de cette petite musique qui, au-del&#224; de leur rh&#233;torique, ne fournissent aucune &#233;tude ni documentation s&#233;rieuse pour &#233;tayer leur propos. Il est vrai que la formation professionnelle, comme tous les droits conquis par les travailleurs, continue de d&#233;ranger. Elle est en effet un droit, qui, comme tout droit dans un &#201;tat de droit, doit &#234;tre garanti et financ&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, quand on &#233;voque la formation des &#233;tudiants, la formation continue, la formation en alternance ou de la formation qualifiante, de quoi parlons-nous ? Est-il seulement question de satisfaire les besoins des entreprises en comp&#233;tences et en main-d'&#339;uvre pour assurer leur comp&#233;titivit&#233; sur le march&#233; ? Non. En r&#233;gime capitaliste, s'il ne s'agissait que de cela, l'&#201;tat n'aurait rien &#224; faire dans ce champ &#8211;&#8288; ou si peu &#8211;, et l'argent public non plus.&lt;br class='autobr' /&gt;
La formation professionnelle s'adresse aux citoyens de notre R&#233;publique. Tous peuvent y pr&#233;tendre, qu'ils soient &#233;tudiants, demandeurs d'emploi, salari&#233;s ou m&#234;me chefs d'entreprise. Son objectif est que chacun, en y acc&#233;dant, puisse acqu&#233;rir ou mettre &#224; jour des savoir-faire, des comp&#233;tences, des aptitudes, voire de simples connaissances, afin d'exercer un m&#233;tier puis de progresser et de monter en comp&#233;tences tout au long de sa carri&#232;re. C'est en cela que la formation professionnelle sert aussi les entreprises. Il ne faut pas inverser l'ordre des choses sous peine de cr&#233;er le d&#233;sordre en instillant confusion et suspicion et, &#224; la fin, en cr&#233;ant de fausses solutions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le monde peut avoir recours &#224; la formation professionnelle : les salari&#233;s pour faire de nouvelles exp&#233;riences et acqu&#233;rir de nouvelles comp&#233;tences, les personnes en reconversion professionnelle ou les personnes au ch&#244;mage. Or, en posant la question de son efficacit&#233;, qu'interrogeons-nous r&#233;ellement ? Son co&#251;t versus ses b&#233;n&#233;fices ; et si la personne ayant b&#233;n&#233;fici&#233; de la formation a r&#233;ellement trouv&#233; un emploi et gagn&#233; des comp&#233;tences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le march&#233; du travail change, notamment sous l'impulsion des nouvelles technologies, et il faut que les travailleurs acqui&#232;rent de nouvelles comp&#233;tences. La fa&#231;on de travailler peut &#233;voluer sur un m&#234;me poste ! On ne peut pas remettre en cause l'utilit&#233; d'une telle formation. Parall&#232;lement, une entreprise ne peut exister que si elle a du personnel qualifi&#233; pour produire ou r&#233;aliser les services demand&#233;s. Du personnel qualifi&#233;, c'est du personnel qui se forme. Lorsqu'une personne d&#233;veloppe des probl&#232;mes physiques ou une maladie qui l'emp&#234;chent d'exercer son m&#233;tier, ne faudrait-il pas qu'elle puisse suivre une formation professionnelle, afin de se former &#224; un m&#233;tier plus adapt&#233; &#224; ses nouvelles conditions physiques ? De m&#234;me, faut-il que nous ayons les m&#234;mes app&#233;tences professionnelles &#224; 18 et &#224; 50 ans ? Pourquoi ne pas avoir la possibilit&#233; de choisir de changer de carri&#232;re ? Voil&#224; autant d'&#233;l&#233;ments qui montrent l'utilit&#233; de la formation professionnelle, peu importe l'&#226;ge.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'en viens maintenant &#224; la question de la d&#233;pense versus la rentabilit&#233;, puisque c'est &#224; cela que vous r&#233;duisez votre approche. Lorsqu'une personne est en recherche d'emploi et qu'elle suit une formation, ce n'est pas un co&#251;t, mais un investissement pour la soci&#233;t&#233;. Sur un groupe de dix personnes, il suffit d'une insertion professionnelle r&#233;ussie pour que la d&#233;pense publique soit compens&#233;e et que les recettes publiques soient durablement accrues. Le seuil minimal d'&#233;quilibre pour les d&#233;penses publiques est donc de 10 % &#8211;&#8288; sachant qu'actuellement, les taux d'acc&#232;s &#224; l'emploi apr&#232;s formation oscillent entre 30 et 80 % selon les formations. En fin de compte, cette d&#233;pense publique est donc plut&#244;t efficace !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour reprendre les termes de votre titre douteux, je rappelle que la r&#233;industrialisation, les reconversions de plusieurs fili&#232;res &#233;conomiques majeures et la transition &#233;cologique imposent un investissement massif dans la formation initiale comme dans la formation continue. Ceux qui ne l'ont pas compris ou qui, pour des raisons sectaires ou id&#233;ologiques, refusent de l'admettre, continueront &#224; servir le d&#233;clin et le &#171; c'&#233;tait mieux avant &#187;, plut&#244;t que le &#171; ce sera bien mieux demain &#187;. Le sujet est l&#224; : non pas dans la pol&#233;mique ou la d&#233;molition, mais dans la consolidation de la formation professionnelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;bat sur le th&#232;me : &#171; Associations en crise : quelle politique associative pour l'&#201;tat ? &#187;</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/debats/article/debat-sur-le-theme-associations-en-crise-quelle-politique-associative-pour-l</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/debats/article/debat-sur-le-theme-associations-en-crise-quelle-politique-associative-pour-l</guid>
		<dc:date>2026-04-29T10:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Alexis de Tocqueville &#233;crivait, au XIXe si&#232;cle : &#171; Dans les pays d&#233;mocratiques, la science de l'association est la science m&#232;re ; le progr&#232;s de toutes les autres d&#233;pend des progr&#232;s de celle-l&#224;. &#187; Ces mots r&#233;sonnent aujourd'hui comme une mise en garde, car ce que nous observons n'est pas seulement une crise financi&#232;re du monde associatif, c'est aussi une crise de notre capacit&#233; &#224; construire une soci&#233;t&#233; solidaire. La France compte 1,6 million d'associations actives, qui emploient 1,9 million (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/debats/" rel="directory"&gt;D&#233;bats&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alexis de Tocqueville &#233;crivait, au XIXe si&#232;cle : &#171; Dans les pays d&#233;mocratiques, la science de l'association est la science m&#232;re ; le progr&#232;s de toutes les autres d&#233;pend des progr&#232;s de celle-l&#224;. &#187; Ces mots r&#233;sonnent aujourd'hui comme une mise en garde, car ce que nous observons n'est pas seulement une crise financi&#232;re du monde associatif, c'est aussi une crise de notre capacit&#233; &#224; construire une soci&#233;t&#233; solidaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
La France compte 1,6 million d'associations actives, qui emploient 1,9 million de salari&#233;s, et plus de 16 millions de b&#233;n&#233;voles. Le secteur associatif contribue &#224; hauteur de 113 milliards d'euros &#224; notre PIB, soit 3 points de richesse nationale. Ces chiffres ne sont pas que des statistiques. Derri&#232;re chacun d'eux, il y a une cr&#232;che qui ouvre le matin, un centre d'h&#233;bergement qui accueille la nuit, une association sportive qui donne une chance &#224; des jeunes de quartier, un r&#233;seau d'aide alimentaire qui fait tenir des familles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce tissu associatif est en train de se d&#233;chirer. Les indicateurs de mars 2025 sont effrayants : 69 % des associations employeuses disposent de fonds propres fragiles ou inexistants. D'apr&#232;s le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales ( Bodacc ), l'ann&#233;e 2025 s'annonce comme une ann&#233;e noire, avec un doublement des liquidations en trois ans. Une association sur quatre est directement menac&#233;e de disparition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous faut regarder la r&#233;alit&#233; en face : quel est le r&#244;le de l'&#201;tat dans ce naufrage ? Le constat du Conseil &#233;conomique, social et environnemental (Cese) est alarmant. En vingt ans, la part des subventions publiques dans le budget des associations a chut&#233; de 41 %, passant de 34 % &#224; 20 %. En 2023, l'&#201;tat a vers&#233; 211 milliards d'euros, en aides publiques, aux entreprises, mais seulement 23 milliards &#224; l'ensemble du monde associatif. Ce d&#233;s&#233;quilibre important est le fruit d'un choix politique d&#233;lib&#233;r&#233;, celui de substituer une logique de march&#233; et de mise en concurrence &#224; une logique de confiance et de partenariat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;rive a forc&#233; les associations &#224; une bureaucratisation &#233;puisante. Pour capter des financements &#224; travers les appels &#224; projets, elles doivent recruter des experts, des juristes et des techniciens, et s'&#233;loigner parfois de leur mission premi&#232;re. Ce que le gouvernement pr&#233;sente comme une professionnalisation n'est souvent que l'externalisation de fonctions que l'&#201;tat ne veut plus assumer directement. Les petites structures de proximit&#233;, elles, n'ont pas les &#233;paules pour cette comp&#233;tition et disparaissent en silence, cr&#233;ant des d&#233;serts sociaux l&#224; o&#249; elles &#233;taient l'unique rempart contre l'isolement.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre pilier du monde associatif, c'est le temps, donc le b&#233;n&#233;volat. Or l'engagement des seniors s'effondre. Alors que 40 % d'entre eux s'investissaient dans les ann&#233;es 2010, ils ne sont plus que 25 % aujourd'hui. La r&#233;forme des retraites de 2023, en repoussant l'&#226;ge de d&#233;part &#224; 64 ans, a port&#233; un coup de gr&#226;ce structurel &#224; ce vivier. Les jeunes retrait&#233;s sont le c&#339;ur battant des associations, dont ils assurent la m&#233;moire et la continuit&#233;. En les maintenant au travail plus longtemps, vous avez amput&#233; les associations de milliers d'heures de disponibilit&#233;, un senior actif consacrant presque deux fois plus de temps au b&#233;n&#233;volat qu'un actif de moins de 55 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une soci&#233;t&#233; qui travaille plus longtemps est une soci&#233;t&#233; qui s'associe moins. C'est une r&#233;alit&#233; math&#233;matique et humaine que nous ne pouvons plus ignorer. Le monde associatif n'est pas un prestataire que l'on met en concurrence et que l'on sacrifie en p&#233;riode de disette budg&#233;taire ; c'est le lieu m&#234;me de la fraternit&#233; r&#233;publicaine. Alors que l'&#201;tat se retire, les besoins sociaux explosent. Les files d'attente s'allongent devant les &#233;piceries solidaires, les h&#233;bergements d'urgence saturent et les places manquent dans le secteur du handicap. On demande aux associations de tenir le choc avec moins de moyens et plus de contraintes administratives. Cette &#233;quation est intenable.&lt;br class='autobr' /&gt;
La loi de 1901 n'est pas qu'un simple texte juridique ; elle est le socle de notre libert&#233; et de notre citoyennet&#233; active. Ce socle est aujourd'hui &#233;rod&#233; par une hi&#233;rarchie des priorit&#233;s qui privil&#233;gie syst&#233;matiquement le profit au d&#233;triment de la solidarit&#233;. Ne laissons pas cet espace pr&#233;cieux s'&#233;teindre. Il y va de l'avenir de notre mod&#232;le d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;bat sur la sant&#233; mentale des jeunes</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/debats/article/debat-sur-la-sante-mentale-des-jeunes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/debats/article/debat-sur-la-sante-mentale-des-jeunes</guid>
		<dc:date>2026-04-29T10:13:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Soumya Bourouaha, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous examinons une situation d'une gravit&#233; exceptionnelle que les politiques men&#233;es depuis 2017 ont contribu&#233; &#224; aggraver : le d&#233;labrement de la sant&#233; mentale de notre jeunesse. Si la crise sanitaire du covid-19 a jou&#233; un r&#244;le r&#233;v&#233;lateur brutal, elle n'a fait qu'acc&#233;l&#233;rer une crise structurelle persistante, nourrie par l'inad&#233;quation entre des besoins croissants et une offre de soins en constant recul. Depuis 2017, nous assistons &#224; une d&#233;gradation sans pr&#233;c&#233;dent. La consommation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/evaluation-et-controle-du-gouvernement/debats/" rel="directory"&gt;D&#233;bats&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous examinons une situation d'une gravit&#233; exceptionnelle que les politiques men&#233;es depuis 2017 ont contribu&#233; &#224; aggraver : le d&#233;labrement de la sant&#233; mentale de notre jeunesse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la crise sanitaire du covid-19 a jou&#233; un r&#244;le r&#233;v&#233;lateur brutal, elle n'a fait qu'acc&#233;l&#233;rer une crise structurelle persistante, nourrie par l'inad&#233;quation entre des besoins croissants et une offre de soins en constant recul. Depuis 2017, nous assistons &#224; une d&#233;gradation sans pr&#233;c&#233;dent. La consommation d'antid&#233;presseurs chez les jeunes a bondi de 60 % et les hospitalisations pour gestes auto-inflig&#233;s chez les jeunes femmes de 15 &#224; 19 ans ont progress&#233; de 46 %. Plus alarmant encore, le taux de suicide chez les moins de 24 ans a augment&#233; de 18 % en trois ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, les alertes n'ont pas manqu&#233;. D&#232;s d&#233;cembre 2020, notre coll&#232;gue Marie-George Buffet, &#224; l'issue des travaux de sa commission d'enqu&#234;te destin&#233;e &#224; mesurer et pr&#233;venir les effets de la crise du covid-19 sur les enfants et la jeunesse, d&#233;non&#231;ait le fait que 30 % des jeunes renon&#231;aient aux soins faute de moyens. Elle pointait &#233;galement la responsabilit&#233; de campagnes de communication anxiog&#232;nes qui avaient culpabilis&#233; une jeunesse d&#233;j&#224; fragilis&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; ce cri de d&#233;tresse, la r&#233;ponse du gouvernement est rest&#233;e, comme trop souvent, structurellement insuffisante. Le dispositif &#171; Mon soutien psy &#187; en est l'illustration parfaite. Boycott&#233; par 93 % des psychologues lib&#233;raux &#224; son lancement, ce dispositif propose une vision court-termiste de la th&#233;rapie limit&#233;e &#224; douze s&#233;ances, ce qui interdit tout suivi s&#233;rieux de pathologies qui s'inscrivent dans la dur&#233;e. Avec les 170 millions d'euros mobilis&#233;s en 2024 pour ce dispositif insuffisant, nous aurions pu financer 2 500 postes de psychologues p&#233;rennes dans les centres m&#233;dico-psychologiques et m&#233;dico-psycho-p&#233;dagogiques. Ces structures sont en &#233;tat d'embolie g&#233;n&#233;ralis&#233;e avec des d&#233;lais d'attente oscillant entre douze et vingt-quatre mois. Un tel temps d'attente est dangereux : il transforme des troubles l&#233;gers, qui auraient pu &#234;tre pris en charge pr&#233;cocement, en pathologies lourdes, n&#233;cessitant parfois une hospitalisation d'urgence. Au lieu de cela, vous avez choisi d'externaliser vers le priv&#233;, laissant nos structures publiques en d&#233;tresse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;labrement de la sant&#233; mentale des jeunes ne peut &#234;tre dissoci&#233; de la faillite de nos politiques de protection de l'enfance. Le rapport de la commission d'enqu&#234;te sur le sujet, adopt&#233; le 8 avril 2025, est sans appel : notre syst&#232;me ne prot&#232;ge plus. Il manque 30 000 postes dans le secteur m&#233;dico-social, ce qui entra&#238;ne un recours massif &#224; l'int&#233;rim et brise la stabilit&#233; affective indispensable aux enfants plac&#233;s. Le drame de la jeune Lily, 15 ans, qui s'est donn&#233; la mort en 2024, alors qu'elle &#233;tait h&#233;berg&#233;e &#224; l'h&#244;tel &#8211;&#8288; une pratique pourtant interdite &#8211; doit hanter nos consciences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, nous ne pouvons dissocier cette souffrance psychique de la pr&#233;carit&#233; mat&#233;rielle que vous imposez aux jeunes. La pr&#233;valence des &#233;pisodes d&#233;pressifs est trois fois plus &#233;lev&#233;e chez les jeunes en situation de pr&#233;carit&#233; financi&#232;re. Depuis 2017, le co&#251;t de la vie &#233;tudiante a bondi de 25,5 %, tandis que le nombre de boursiers reculait de 73 000. Les &#233;piceries sociales distribuent d&#233;sormais 6 millions de repas par an.&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenir d&#233;lib&#233;r&#233;ment notre jeunesse dans la faim et l'incertitude du lendemain, tout en multipliant les discours sur la sant&#233; mentale est une incoh&#233;rence politique majeure. C'est pourquoi, comme je l'ai pr&#233;conis&#233; dans mon rapport d'information paru le 1er octobre 2025, il est imp&#233;ratif d'instaurer une indexation automatique des bourses sur l'inflation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Investir dans la jeunesse n'est pas une charge, c'est une condition de survie pour notre mod&#232;le social. Il est temps de passer des d&#233;clarations d'intention aux actes de r&#233;paration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accidents mortels lors des stages en entreprise</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/article/accidents-mortels-lors-des-stages-en-entreprise</link>
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		<dc:date>2026-04-29T10:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Soumya Bourouaha, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Monsieur le ministre de l'&#233;ducation nationale, le 17 avril dernier, Calvin Simon, 15 ans, &#233;l&#232;ve &#224; Bagnols-sur-C&#232;ze, est mort sur le lieu de son stage d'observation, &#233;cras&#233; par un chariot &#233;l&#233;vateur. Ma coll&#232;gue Elsa Faucillon et moi-m&#234;me avons r&#233;cemment re&#231;u ici, &#224; l'Assembl&#233;e nationale, la famille d'Axel Darthenay, &#233;l&#232;ve de seconde g&#233;n&#233;rale d&#233;c&#233;d&#233; en juin dernier, lors d'un stage d'observation obligatoire. &#192; la suite de ces drames, six en quelques mois, nous avons tir&#233; la sonnette d'alarme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/" rel="directory"&gt;Questions au gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monsieur le ministre de l'&#233;ducation nationale, le 17 avril dernier, Calvin Simon, 15 ans, &#233;l&#232;ve &#224; Bagnols-sur-C&#232;ze, est mort sur le lieu de son stage d'observation, &#233;cras&#233; par un chariot &#233;l&#233;vateur. Ma coll&#232;gue Elsa Faucillon et moi-m&#234;me avons r&#233;cemment re&#231;u ici, &#224; l'Assembl&#233;e nationale, la famille d'Axel Darthenay, &#233;l&#232;ve de seconde g&#233;n&#233;rale d&#233;c&#233;d&#233; en juin dernier, lors d'un stage d'observation obligatoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la suite de ces drames, six en quelques mois, nous avons tir&#233; la sonnette d'alarme dans une tribune sign&#233;e par de nombreux coll&#232;gues. Nous y rappelions les d&#233;faillances manifestes de l'&#233;ducation nationale dans l'encadrement des stages. Ceux de seconde g&#233;n&#233;rale, d&#233;cid&#233;s &#224; la h&#226;te par le ministre Gabriel Attal pour, soi-disant, &#171; reconqu&#233;rir le mois de juin &#187;, se d&#233;roulent aujourd'hui sans suivi r&#233;el : aucune visite dans les entreprises, ni avant ni au cours des p&#233;riodes de stage. Comment pourrait-il en &#234;tre autrement, alors que les &#233;quipes &#233;ducatives sont d&#233;j&#224; pleinement mobilis&#233;es par les examens du baccalaur&#233;at ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons &#233;galement alert&#233; sur le r&#244;le assign&#233; &#224; l'&#233;cole : depuis des ann&#233;es, elle est somm&#233;e d'orienter les enfants toujours plus t&#244;t. Ils doivent se projeter dans un m&#233;tier d&#232;s le coll&#232;ge, int&#233;grer les codes de l'entreprise et apprendre &#224; devenir employables. Nous contestons cette pression &#224; l'orientation pr&#233;coce et l'effacement de la mission premi&#232;re de l'&#233;cole : former des citoyens libres et &#233;mancip&#233;s, et non pr&#233;adapter des enfants au march&#233; et &#224; ses besoins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le ministre, vous avez annonc&#233; une mission flash. Au vu de la gravit&#233; des drames, c'est incons&#233;quent. Allez-vous suspendre ces stages le temps d'une v&#233;ritable concertation avec les familles, les syndicats, les &#233;quipes &#233;ducatives, les employeurs et les parlementaires ? Que des adolescents puissent perdre la vie sur le lieu de leur stage est inacceptable. Il faut agir maintenant, avant les prochains stages, pour que plus aucun enfant ne risque sa vie. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, SOC et EcoS ainsi que sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. &#201;douard Geffray, ministre de l'&#233;ducation nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom du gouvernement, je me permets d'adresser toutes mes pens&#233;es &#224; la famille de Calvin, &#224; laquelle j'ai d'ailleurs &#233;crit. Pour l'&#233;ducation nationale, perdre un &#233;l&#232;ve est ce qu'il y a de pire. Ce qui s'est pass&#233; est une perturbation et un traumatisme pour la famille de Calvin et pour la communaut&#233; &#233;ducative.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il convient de distinguer le principe m&#234;me du stage d'observation de ses conditions d'exercice. Actuellement, les &#233;l&#232;ves de troisi&#232;me connaissent en moyenne dix &#224; quinze m&#233;tiers. Il y a quinze jours, les coll&#233;giens avec lesquels j'ai d&#233;jeun&#233; m'ont dit qu'ils h&#233;sitaient entre celui de leur p&#232;re et celui de leur m&#232;re. Les stages d'observation permettent d'&#233;largir les ambitions des &#233;l&#232;ves et participent &#224; l'&#233;galit&#233; des chances. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR. &#8211;&#8288; Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP. &#8211;&#8288; M. Pierre Pribetich s'exclame.)&lt;br class='autobr' /&gt;
La vraie question concerne les modalit&#233;s et les conditions dans lesquelles les stages doivent se d&#233;rouler. Ce sont des stages d'observation, lors desquels on ne doit en aucun cas effectuer un geste professionnel. (Mme S&#233;gol&#232;ne Amiot s'exclame.) Sur place, des enqu&#234;tes administrative, p&#233;nale et de l'inspection du travail sont en cours. Avec Jean-Pierre Farandou, nous avons lanc&#233; une mission flash interminist&#233;rielle afin de consolider le dispositif avant les stages du mois de juin et de sensibiliser en amont les entreprises comme les &#233;l&#232;ves &#224; la n&#233;cessit&#233; d'&#233;viter tout geste professionnel dans un environnement susceptible de pr&#233;senter un risque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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