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	<title>Groupe de la gauche d&#233;mocrate et R&#233;publicaine</title>
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	<description>Site des d&#233;put&#233;s communistes si&#233;geant au sein du groupe GDR &#224; l'assembl&#233;e nationale, groupe compos&#233; de 8 d&#233;put&#233;s et pr&#233;sid&#233; par St&#233;phane Peu.</description>
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		<title>Groupe de la gauche d&#233;mocrate et R&#233;publicaine</title>
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		<title>Droit du travail et canicules</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/article/canicule-et-droit-du-travail</link>
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		<dc:date>2026-07-21T14:14:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard Benard, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les records de chaleur se succ&#232;dent, mais le droit du travail, lui, reste fig&#233;. Faute de r&#232;gles contraignantes et de moyens de contr&#244;le suffisants, des milliers de salari&#233;s continuent de travailler dans des conditions dangereuses. Face &#224; une crise appel&#233;e &#224; s'aggraver, le Gouvernement ne peut plus se contenter de d&#233;clarations d'intention ou de demi-mesures : il doit enfin prendre les d&#233;cisions indispensables pour prot&#233;ger les travailleurs.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/actualites/questions-au-gouvernement/" rel="directory"&gt;Questions au gouvernement&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis cet h&#233;micycle climatis&#233;, je veux vous parler d'hommes et de femmes, ouvriers du b&#226;timent, que l'on croise jour apr&#232;s jour sur les chantiers qui maillent notre territoire. Trois canicules particuli&#232;rement intenses ont eu lieu avant m&#234;me la mi-temps de l'&#233;t&#233;, &#233;pisodes dont nous savons qu'ils ne sont pas des &#233;v&#233;nements exceptionnels mais une cons&#233;quence pr&#233;visible du d&#233;r&#232;glement climatique. Sur un chantier, une temp&#233;rature de 41 degr&#233;s &#224; l'ombre peut correspondre &#224; un ressenti de plus de 55 degr&#233;s !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;clarations d'intention sont nombreuses, mais pendant ce temps-l&#224;, des salari&#233;s souffrent de complications, voire meurent. Dans le seul secteur du b&#226;timent, trois travailleurs &#8211;&#8288; trois &#8211; ont d&#233;j&#224; perdu la vie cette ann&#233;e, dont un couvreur de seulement 19 ans ! En 2025, la direction g&#233;n&#233;rale du travail avait d&#233;j&#224; recens&#233; neuf accidents mortels possiblement li&#233;s &#224; la chaleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre droit du travail est inadapt&#233;. Aucune temp&#233;rature maximale n'interdit aujourd'hui de travailler. L'essentiel de la pr&#233;vention repose sur la bonne volont&#233; des employeurs. Quant aux inspecteurs du travail, de moins en moins nombreux, ils ne disposent toujours pas des moyens juridiques leur permettant d'imposer l'arr&#234;t d'une activit&#233; devenue dangereuse. Et je ne parle m&#234;me pas de la suppression des CHSCT, premi&#232;re mise en bouche des cadeaux du macronisme au patronat. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe EcoS.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans doute &#233;voquerez-vous le dispositif ch&#244;mage intemp&#233;ries, mais face &#224; une crise appel&#233;e &#224; s'aggraver, les demi-mesures ne suffisent plus. Des propositions vous ont &#233;t&#233; faites : la fixation de seuils de temp&#233;rature ouvrant automatiquement droit &#224; l'adaptation horaire du travail ou &#224; son arr&#234;t, le maintien des salaires en cas de cong&#233; canicule, le r&#233;tablissement des CHSCT et j'en passe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le ministre du travail, vous irez prochainement en voyage d'&#233;tude en Espagne. Dont acte. En attendant, des mesures r&#233;glementaires sont &#224; port&#233;e de d&#233;cret. Au nom de ces salari&#233;s, allez-vous adapter le code du travail aux r&#233;alit&#233;s du r&#233;chauffement climatique en prenant les dispositions indispensables pour prot&#233;ger effectivement les travailleurs de notre pays ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe EcoS.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarit&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement est mobilis&#233; depuis plusieurs semaines pour prot&#233;ger les travailleurs et, au-del&#224;, les publics vuln&#233;rables. Nous avons effectivement travers&#233; plusieurs &#233;pisodes &#233;prouvants de chaleur intense et nous serons amen&#233;s &#224; en traverser d'autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement agit : nous normons, nous contr&#244;lons, nous animons. D&#232;s avant le d&#233;but de cet &#233;pisode de fortes chaleurs, les mesures n&#233;cessaires pour prot&#233;ger les travailleurs ont &#233;t&#233; prises. J'ai fait de la pr&#233;vention des risques li&#233;s aux temp&#233;ratures extr&#234;mes un axe essentiel du plan Sant&#233; au travail 2026-2030, qui a &#233;t&#233; lanc&#233; avant le d&#233;marrage des trois canicules que vous avez mentionn&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s le mois de mai, j'ai demand&#233; de renforcer les contr&#244;les dans les entreprises &#8211;&#8288; vous les avez &#233;voqu&#233;s &#8211;, afin de garantir le respect des obligations pr&#233;vues par le d&#233;cret de 2025. &#192; ce jour, pr&#232;s de 5 000 contr&#244;les ont &#233;t&#233; effectu&#233;s, d&#233;bouchant sur 502 mises en demeure, et 55 % d'entre eux concernaient le secteur de la construction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a trois semaines, j'ai &#233;galement demand&#233; aux pr&#233;fets des zones plac&#233;es en vigilance rouge de ne pas h&#233;siter &#224; suspendre les chantiers si les conditions le demandaient.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai &#233;galement r&#233;uni les entreprises de plateforme &#8211;&#8288; ce que vous n'avez pas &#233;voqu&#233;. Celles-ci se sont engag&#233;es &#224; prendre des mesures pour r&#233;duire les risques que courent les travailleurs ind&#233;pendants &#8211;&#8288; il s'agit d'une situation particuli&#232;re &#8211; que sont les livreurs &#224; v&#233;lo : aux heures les plus chaudes de la journ&#233;e, les courses n'auront plus lieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que ministre du travail et des solidarit&#233;s, mon action vise &#233;galement &#224; prot&#233;ger les personnes les plus vuln&#233;rables &#8211;&#8288; je l'ai dit &#8211;&#8288; : pour ce faire, les pr&#233;fets m&#232;nent des actions de secours et de mise &#224; l'abri. Vous avez &#233;voqu&#233; le voyage d'&#233;tude en Espagne que nous ferons en compagnie des partenaires sociaux, tant patronaux que syndicaux, qui le souhaitent. En effet, l'Espagne a plusieurs d&#233;cennies d'avance sur nous sur ces questions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous verrons la fa&#231;on dont le mod&#232;le espagnol les traite et, je m'y suis engag&#233;, nous organiserons d&#232;s notre retour une conf&#233;rence sociale sur les mesures &#224; prendre, afin qu'elles fassent ensuite l'objet d'accords de branche. Ainsi, nous agissons, nous normons et nous sommes pr&#234;ts &#224; faire &#233;voluer le droit du travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>PROTECTION DES ENFANTS : LE RENDEZ-VOUS MANQU&#201;</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interviews/article/protection-des-enfants-le-rendez-vous-manque</link>
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		<dc:date>2026-07-21T12:51:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi estimez-vous que ce projet de loi ne r&#233;pond pas aux besoins de la protection de l'enfance ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La crise structurelle de la protection de l'enfance que subissent les enfants, leurs familles, les professionnels et les associations qui les accompagnent, est largement document&#233;e, depuis de nombreuses ann&#233;es. Nous savons ainsi que les trois grandes pr&#233;c&#233;dentes r&#233;ponses l&#233;gislatives qui ont &#233;t&#233; apport&#233;es &#224; cette crise, en 2007, 2016 et 2022, souffrent aujourd'hui encore d'un d&#233;ficit de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interviews/" rel="directory"&gt;infolettre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi estimez-vous que ce projet de loi ne r&#233;pond pas aux besoins de la protection de l'enfance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise structurelle de la protection de l'enfance que subissent les enfants, leurs familles, les professionnels et les associations qui les accompagnent, est largement document&#233;e, depuis de nombreuses ann&#233;es. Nous savons ainsi que les trois grandes pr&#233;c&#233;dentes r&#233;ponses l&#233;gislatives qui ont &#233;t&#233; apport&#233;es &#224; cette crise, en 2007, 2016 et 2022, souffrent aujourd'hui encore d'un d&#233;ficit de moyens pour &#234;tre pleinement mises en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte, o&#249; r&#232;gne le manque de travailleurs sociaux, d'infirmi&#232;res scolaires, de juges, de structures d'accueil collectives, qu'une nouvelle loi visant &#224; &#171; prot&#233;ger les enfants &#187; nous est aujourd'hui soumise. L'urgence &#233;tait-elle &#224; cette nouvelle loi ? Est-il encore possible qu'un gouvernement, quel qu'il soit, d&#233;tourne le regard devant l'effritement de nos politiques publiques qui est la cause r&#233;elle des d&#233;faillances de la protection des enfants ? Quel est le sens, finalement, de ce nouveau projet de loi ? De sens, ce projet de loi n'en aurait eu que s'il avait apport&#233; une r&#233;ponse politique, coh&#233;rente et dans la dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les d&#233;bats qui ont eu lieu dans cet h&#233;micycle durant cinq jours, men&#233;s &#224; toute allure, avec des ministres au banc qui n'&#233;taient parfois m&#234;me pas ceux en charge de la mesure discut&#233;e, ont fini de me convaincre que malheureusement ce texte ne pouvait, en aucune mani&#232;re, constituer la r&#233;ponse attendue. Ce projet de loi constitue une nouvelle et grave fuite en avant. Son illisibilit&#233; en est d'ailleurs la traduction concr&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui vous a le plus interpell&#233; dans la mani&#232;re dont ce texte a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; et examin&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons eu &#224; nous prononcer sur un texte qui modifie six codes de notre corpus l&#233;gislatif, sans ligne directrice clairement identifiable. C'est dans ce cadre que, sur de nombreux sujets, nous avons jou&#233; aux &#171; apprentis-sorciers &#187;, en l&#233;gif&#233;rant sans &#234;tre en capacit&#233; de mesurer ce que nous op&#233;rions comme bouleversements dans notre syst&#232;me de protection administrative et judiciaire. Ainsi en va-t-il de l'ordonnance de placement, pour laquelle nous sommes alternativement pass&#233;s d'une exclusivit&#233; donn&#233;e au juge aux affaires familiales &#224; celle donn&#233;e au juge des enfants. Le Gouvernement lui-m&#234;me s'est trouv&#233; parfois bien &#224; la peine de nous fournir des r&#233;ponses claires. Par exemple, en ce qui concerne la prise en compte des amendes forfaitaires d&#233;lictuelles lors d'une demande de certificat d'honorabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet de loi est en fait b&#226;ti de mani&#232;re totalement anarchique, contre toute exigence de rigueur et de s&#233;rieux. Il est ainsi aberrant que le Premier Ministre ait saisi la Haute commissaire &#224; l'enfance apr&#232;s le d&#233;p&#244;t du projet de loi, et non avant. Les recommandations de l'ancienne ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; l'enfance auraient pourtant pu &#234;tre fort utiles pour guider un travail l&#233;gislatif digne de ce nom. Mais la pr&#233;cipitation, dont je crains qu'elle ne soit qu'une r&#233;action &#224; l'&#233;motion populaire et &#224; un calendrier &#233;lectoral qui s'acc&#233;l&#232;re, a pr&#233;valu sur la rigueur, quitte &#224; ce que la qualit&#233; de nos d&#233;bats, et donc de la loi, en p&#226;tisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avez-vous finalement vot&#233; contre ce projet de loi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet de loi ent&#233;rine &#233;galement cette id&#233;e, absolument folle et irrationnelle, qu'une politique publique de protection des enfants pourrait survivre &#224; l'absence de moyens. Certes, le garde des sceaux n'aura pas manqu&#233; de nous dire &#224; quel point le budget de la justice est en constante augmentation. Sauf que la justice demeure la moins dot&#233;e des fonctions r&#233;galiennes avec moins de 2 % des moyens financiers de l'&#201;tat qui lui sont allou&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas non plus la surench&#232;re p&#233;nale qui prot&#232;gera mieux nos enfants. Des peines plus longues sont une r&#233;ponse au ressentiment ou &#224; la col&#232;re, mais elles n'ont rien &#224; voir avec la justice et surtout, elles n'emp&#234;chent pas le passage &#224; l'acte. Il est ainsi d&#233;solant que ce gouvernement ait utilis&#233; ce texte, et les drames les plus r&#233;cents, pour satisfaire les vell&#233;it&#233;s populistes &#224; droite et &#224; l'extr&#234;me-droite de cet h&#233;micycle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce gouvernement escomptait sans doute que certains d'entre nous voteraient n&#233;anmoins ce texte pour que soit promulgu&#233;e l'imprescriptibilit&#233; des crimes commis sur les enfants. Pour ma part, j'y suis intuitivement favorable. Mais tout comme on ne l&#233;gif&#232;re pas sur l'&#233;motion, on ne peut pas davantage l&#233;gif&#233;rer sur une intuition ou une simple opinion. Il s'agit d'une v&#233;ritable r&#233;forme de notre code p&#233;nal et qui, &#224; ce titre, m&#233;ritait un d&#233;bat &#224; part enti&#232;re, &#233;tay&#233;, et solennel, &#224; la hauteur du geste dont il s'agit, plut&#244;t que d'&#234;tre abaiss&#233; au rang de monnaie d'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, ce texte n'est qu'une vaste man&#339;uvre politicienne et &#224; ce titre, le gouvernement commet un faux pas moral et politique impardonnable au regard des attentes l&#233;gitimes des victimes, de leurs familles, des professionnels et des associations. Parce que je ne souhaitais pas laisser les familles, les professionnels du secteur et les associations dans l'illusion d'un acte l&#233;gislatif accompli se souciant r&#233;ellement de prot&#233;ger les enfants, avec plusieurs des d&#233;put&#233;s de mon groupe, j'ai vot&#233; r&#233;solument contre ce texte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection des enfants</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/protection-des-enfants</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise structurelle de la protection de l'enfance, que subissent les enfants, leurs familles, les professionnels et les associations qui les accompagnent, est largement document&#233;e depuis de nombreuses ann&#233;es. Les trois principales r&#233;ponses l&#233;gislatives apport&#233;es &#224; cette crise &#8211;&#8288; en 2007, 2016 et 2022 &#8211; souffrent encore d'un d&#233;ficit de moyens pour &#234;tre pleinement op&#233;rationnelles. C'est dans ce contexte de manque de moyens, de travailleurs sociaux, d'infirmi&#232;res scolaires, de juges et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/" rel="directory"&gt;Explications de vote et scrutins&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/an_327172_petite-3.jpg-9ab73.png?1784723429' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La crise structurelle de la protection de l'enfance, que subissent les enfants, leurs familles, les professionnels et les associations qui les accompagnent, est largement document&#233;e depuis de nombreuses ann&#233;es. Les trois principales r&#233;ponses l&#233;gislatives apport&#233;es &#224; cette crise &#8211;&#8288; en 2007, 2016 et 2022 &#8211; souffrent encore d'un d&#233;ficit de moyens pour &#234;tre pleinement op&#233;rationnelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans ce contexte de manque de moyens, de travailleurs sociaux, d'infirmi&#232;res scolaires, de juges et de structures d'accueil collectives qu'un nouveau projet de loi visant &#224; prot&#233;ger les enfants nous est soumis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Y a-t-il une telle urgence &#224; proposer une nouvelle loi ? Est-il encore possible qu'un gouvernement, quel qu'il soit, d&#233;tourne le regard devant l'effritement de nos politiques publiques, qui constitue la cause r&#233;elle des d&#233;faillances de la protection des enfants ? Quel est, finalement, le sens de ce nouveau projet de loi ? Il n'en aura que s'il apporte une r&#233;ponse politique coh&#233;rente et inscrite dans la dur&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or nos d&#233;bats en s&#233;ance publique, men&#233;s &#224; toute allure durant cinq jours, avec des ministres qui n'&#233;taient parfois m&#234;me pas ceux en charge de la mesure discut&#233;e, ont achev&#233; de me convaincre que, malheureusement, ce texte ne peut en aucune mani&#232;re constituer la r&#233;ponse attendue. C'est simplement une nouvelle et grave fuite en avant.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'illisibilit&#233; du projet de loi en est d'ailleurs la traduction concr&#232;te. Nous devons en effet nous prononcer sur un texte qui modifie six codes de notre corpus l&#233;gislatif, sans lignes directrices clairement identifiables. Sur de nombreux sujets, nous avons jou&#233; aux apprentis sorciers, l&#233;gif&#233;rant sans &#234;tre capables de mesurer les bouleversements que nous op&#233;rions dans notre syst&#232;me de protection administrative et judiciaire. Ainsi en va-t-il de l'ordonnance de placement, pour laquelle nous sommes pass&#233;s d'une exclusivit&#233; donn&#233;e au juge aux affaires familiales &#224; celle donn&#233;e au juge des enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement lui-m&#234;me s'est parfois trouv&#233; bien en peine de nous fournir des r&#233;ponses claires &#8211;&#8288; ce fut le cas au sujet de la prise en compte des amendes forfaitaires d&#233;lictuelles lors d'une demande de certificat d'honorabilit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;alit&#233;, ce projet de loi est b&#226;ti de mani&#232;re totalement anarchique, contre toute exigence de rigueur et de s&#233;rieux. Il est ainsi aberrant, monsieur le premier ministre, que vous n'ayez saisi la haute-commissaire &#224; l'enfance qu'apr&#232;s le d&#233;p&#244;t du projet de loi. Les recommandations de l'ancienne ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e charg&#233;e de l'enfance auraient pourtant pu &#234;tre fort utiles pour guider un travail l&#233;gislatif digne de ce nom. Mais la pr&#233;cipitation &#8211;&#8288; dont je crains qu'elle ne soit qu'une r&#233;action &#224; l'&#233;motion populaire et &#224; un calendrier &#233;lectoral qui s'acc&#233;l&#232;re &#8211; a pr&#233;valu sur la rigueur, quitte &#224; ce que la qualit&#233; de nos d&#233;bats, et donc de la loi, en p&#226;tisse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce projet de loi ent&#233;rine &#233;galement une id&#233;e absolument folle et irrationnelle : celle qu'une politique publique de protection des enfants pourrait survivre &#224; l'absence de moyens. Certes, le garde des sceaux n'a pas manqu&#233; de nous dire &#224; quel point le budget de la justice est en constante augmentation, mais il oublie de rappeler que cette derni&#232;re demeure la moins dot&#233;e des fonctions r&#233;galiennes, avec moins de 2 % des moyens financiers de l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas non plus la surench&#232;re p&#233;nale qui prot&#233;gera mieux nos enfants : des peines plus longues r&#233;pondent au ressentiment ou &#224; la col&#232;re, mais elles n'ont rien &#224; voir avec la justice et, surtout, elles n'emp&#234;chent pas le passage &#224; l'acte. Il est d&#233;solant que le gouvernement ait utilis&#233; ce texte et les drames les plus r&#233;cents pour satisfaire les vell&#233;it&#233;s populistes de la droite et de l'extr&#234;me droite de cet h&#233;micycle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement escompte sans doute que certains d'entre nous voteront n&#233;anmoins ce texte pour que soit promulgu&#233;e, par exemple, l'imprescriptibilit&#233; des crimes commis sur les enfants. J'y suis intuitivement favorable mais, tout comme on ne l&#233;gif&#232;re pas sous le coup de l'&#233;motion, on ne peut l&#233;gif&#233;rer sur une intuition ou une simple opinion. Il s'agit d'une r&#233;forme importante de notre code p&#233;nal. Elle m&#233;riterait &#224; ce titre un d&#233;bat &#224; part enti&#232;re, &#233;tay&#233; et solennel, &#224; la hauteur du geste dont il s'agit, plut&#244;t que d'&#234;tre abaiss&#233; au rang de monnaie d'&#233;change.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte n'est en d&#233;finitive qu'une vaste man&#339;uvre politicienne. Le gouvernement commet un faux pas moral et politique impardonnable au regard des attentes l&#233;gitimes des victimes, de leurs familles, des professionnels et des associations.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que je ne veux pas laisser les familles, les professionnels du secteur et les associations dans l'illusion d'un acte l&#233;gislatif accompli se souciant r&#233;ellement de prot&#233;ger les enfants, je voterai, avec plusieurs d&#233;put&#233;s de mon groupe, r&#233;solument contre ce texte. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe GDR. &#8211;&#8288; M. Jean-Claude Raux applaudit &#233;galement.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prot&#233;ger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des r&#233;seaux sociaux (CMP)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/proteger-les-mineurs-des-risques-auxquels-les-expose-l-utilisation-des-reseaux-8289</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/proteger-les-mineurs-des-risques-auxquels-les-expose-l-utilisation-des-reseaux-8289</guid>
		<dc:date>2026-07-21T09:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Soumya Bourouaha, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Culture et e&#769;ducation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette proposition de loi nous avait &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e comme la plus ambitieuse des deux textes en discussion, plus ambitieuse, nous disait-on, que le projet de loi du Gouvernement. Pourtant, c'est bien la version gouvernementale qui est aujourd'hui soumise &#224; notre vote. Au fil de son examen, ce texte a &#233;t&#233; consid&#233;rablement vid&#233; de sa substance. Il ne reste donc plus rien de l'ambition initialement affich&#233;e. Sous l'impulsion du Gouvernement &#8211; ou peut-&#234;tre du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, soucieux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/culture-et-e%CC%81ducation-25" rel="tag"&gt;Culture et e&#769;ducation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette proposition de loi nous avait &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e comme la plus ambitieuse des deux textes en discussion, plus ambitieuse, nous disait-on, que le projet de loi du Gouvernement. Pourtant, c'est bien la version gouvernementale qui est aujourd'hui soumise &#224; notre vote.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil de son examen, ce texte a &#233;t&#233; consid&#233;rablement vid&#233; de sa substance. Il ne reste donc plus rien de l'ambition initialement affich&#233;e. Sous l'impulsion du Gouvernement &#8211; ou peut-&#234;tre du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, soucieux d'achever son mandat par quelques mesures symboliques &#8211;, nous nous retrouvons avec un texte r&#233;duit &#224; deux dispositions essentiellement d&#233;claratives.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re vise &#224; interdire l'acc&#232;s aux r&#233;seaux sociaux aux mineurs de moins de quinze ans, mais sans jamais que les modalit&#233;s techniques permettant de rendre cette interdiction effective n'aient &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La seconde pr&#233;voit l'interdiction du t&#233;l&#233;phone portable dans les lyc&#233;es, alors m&#234;me que cette r&#232;gle est d&#233;j&#224; appliqu&#233;e dans la quasi totalit&#233; des &#233;tablissements par le biais de leur r&#232;glement int&#233;rieur.&lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;alit&#233;, ce texte n'est qu'une loi d'affichage et non la r&#233;forme de fond attendue visant &#224; prot&#233;ger les mineurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'agissant de l'interdiction des r&#233;seaux sociaux aux moins de quinze ans, l'exp&#233;rience internationale invite pourtant &#224; la prudence. Les &#201;tats qui ont tent&#233; de mettre en &#339;uvre une telle mesure se sont sold&#233;s par un &#233;chec. En Australie par exemple, les dispositifs ont &#233;t&#233; largement contourn&#233;s gr&#226;ce aux VPN ou encore &#224; des proc&#233;d&#233;s permettant de tromper les syst&#232;mes de v&#233;rification d'&#226;ge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le principe, nous partageons pourtant le m&#234;me objectif : il est indispensable de mieux prot&#233;ger les mineurs face &#224; des plateformes dont les effets sur leur sant&#233; mentale, leur d&#233;veloppement et parfois m&#234;me leur s&#233;curit&#233; sont d&#233;sormais largement document&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le v&#233;ritable enjeu n'est-il pas ailleurs ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Plut&#244;t que d'interdire l'acc&#232;s &#224; ces plateformes, pourquoi ne pas s'attaquer directement &#224; leur mod&#232;le &#233;conomique, fond&#233; sur le captage de l'attention ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Car ce texte ne change rien aux m&#233;canismes qui rendent ces r&#233;seaux si addictifs. Les plateformes ne seront pas davantage responsabilis&#233;es par ce texte. Elles pourront continuer &#224; imposer le profilage par d&#233;faut, les syst&#232;mes de recommandation hyperpersonnalis&#233;s, la lecture automatique des contenus ou encore le d&#233;filement infini, autant de fonctionnalit&#233;s con&#231;ues pour retenir les utilisateurs le plus longtemps possible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tant que nous ne remettrons pas en cause ces m&#233;canismes, nous ne prot&#233;gerons pas efficacement les enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, s'agissant de l'article 6 relatif &#224; l'interdiction du t&#233;l&#233;phone portable au lyc&#233;e, nous partageons l'objectif de limiter fortement son usage dans les &#233;tablissements scolaires. Mais cette disposition appara&#238;t largement superficielle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans tous les lyc&#233;es, les r&#232;glements int&#233;rieurs encadrent d&#233;j&#224; strictement, voire interdisent, l'utilisation du t&#233;l&#233;phone portable pendant le temps scolaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte ne garantit en outre aucun moyen suppl&#233;mentaire pour faire appliquer cette mesure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut promouvoir par l'&#233;ducation, que ce soit &#224; l'&#233;cole et avec les parents, un usage raisonn&#233; des r&#233;seaux sociaux ; renforcer l'information sur les risques de l'exposition aux &#233;crans et former les enfants et jeunes au d&#233;cryptage des informations et messages v&#233;hicul&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pourtant, tout ce qui relevait de la sensibilisation et de la pr&#233;vention face aux dangers de l'utilisation des r&#233;seaux sociaux et de leurs algorithmes nocifs au sein de ce texte ont &#233;t&#233; supprim&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, plus de renforcement des sanctions contre les plateformes qui ne suppriment pas les contenus promouvant les actes menant au suicide ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de messages de sensibilisation sur les supports qui font la publicit&#233; des r&#233;seaux sociaux ainsi que sur les emballages de smartphones et terminaux connect&#233;s &#224; internet ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas de s&#233;ance &#224; l'&#233;cole sur le fonctionnement des algorithmes des r&#233;seaux sociaux et leurs cons&#233;quences psychologiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est parce que cette proposition de loi n'est finalement qu'un texte d'affichage dont les seules dispositions restantes ne sont que des mesures symboliques qui ne prot&#233;geront pas davantage les mineurs, qu'&#224; titre personnel je voterai contre ce texte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection et souverainet&#233; agricoles (CMP)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/projet-d-urgence-pour-la-protection-et-la-souverainete-agricoles-cmp</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/article/projet-d-urgence-pour-la-protection-et-la-souverainete-agricoles-cmp</guid>
		<dc:date>2026-07-20T13:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires &#233;conomiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelles urgences agricoles devraient nous r&#233;unir aujourd'hui ? Garantir enfin &#224; nos agriculteurs des prix d'achat leur assurant une r&#233;mun&#233;ration digne de leur travail ; les prot&#233;ger efficacement de la mise en concurrence d&#233;loyale sur des march&#233;s d&#233;r&#233;gul&#233;s et de la volatilit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent des prix d'achat sur ces m&#234;mes march&#233;s ; leur offrir la s&#233;curit&#233; d'un v&#233;ritable r&#233;gime public d'adaptation et d'indemnisation face aux al&#233;as climatiques et aux risques sanitaires et environnementaux. Au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/explications-de-vote-et-scrutins/" rel="directory"&gt;Explications de vote et scrutins&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-economiques-26" rel="tag"&gt;Affaires &#233;conomiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelles urgences agricoles devraient nous r&#233;unir aujourd'hui ? Garantir enfin &#224; nos agriculteurs des prix d'achat leur assurant une r&#233;mun&#233;ration digne de leur travail ; les prot&#233;ger efficacement de la mise en concurrence d&#233;loyale sur des march&#233;s d&#233;r&#233;gul&#233;s et de la volatilit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent des prix d'achat sur ces m&#234;mes march&#233;s ; leur offrir la s&#233;curit&#233; d'un v&#233;ritable r&#233;gime public d'adaptation et d'indemnisation face aux al&#233;as climatiques et aux risques sanitaires et environnementaux. Au lieu que le texte cherche &#224; nous rassembler largement pour traiter ces enjeux structurels, d&#233;terminants pour l'avenir de l'agriculture fran&#231;aise, &#224; quoi avons-nous assist&#233; ? &#192; une d&#233;rive politicienne qui entend traiter les grandes urgences agricoles par le petit bout de la lorgnette des pesticides, par la remise en cause de la gestion partag&#233;e de la ressource en eau et par la dissolution progressive de notre mod&#232;le d'agriculture &#224; taille humaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme &#224; chaque fois, le groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine a abord&#233; l'examen du texte avec un esprit constructif. Certaines mesures vont dans le bon sens, comme le renforcement des pr&#233;rogatives des Safer ou certaines dispositions relatives &#224; la garantie d'origine des produits dans la restauration collective. Quelle tristesse de voir que ce travail l&#233;gislatif, qui aurait pu &#234;tre partag&#233;, a fini par &#234;tre pris en otage par le jusqu'au-boutisme des parlementaires de la droite et de l'extr&#234;me droite r&#233;unis au sein de la commission mixte paritaire ! (Mme Dominique Voynet applaudit.) Madame la ministre, messieurs les rapporteurs, o&#249; sont donc pass&#233;s vos engagements initiaux de ne pas r&#233;introduire les reculs sanitaires et environnementaux de la loi Duplomb censur&#233;e ? O&#249; sont pass&#233;s les garde-fous adopt&#233;s par l'Assembl&#233;e nationale ? Tomb&#233;s, balay&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne doute pas qu'un tel atterrissage l&#233;gislatif f&#251;t attendu par certains parlementaires qui ont toujours voulu faire des mesures les plus r&#233;gressives sur le plan sanitaire et environnemental de petits troph&#233;es, &#224; exhiber comme de grandes victoires pour l'agriculture face un monde imaginaire qui lui serait fonci&#232;rement hostile. Je crois que notre responsabilit&#233; est de ne pas c&#233;der &#224; cette attitude provocatrice. Ce contresens politique, j'en suis convaincu, finira par nourrir la d&#233;fiance plut&#244;t que de servir un projet agricole f&#233;d&#233;rateur r&#233;pondant aux enjeux de durabilit&#233; de nos syst&#232;mes de production.&lt;br class='autobr' /&gt;
Commen&#231;ons donc par &#233;voquer le retour de l'usage de pesticides interdits. Apr&#232;s la censure de la loi Duplomb, la r&#233;introduction d&#233;rogatoire de deux substances interdites en France, l'ac&#233;tamipride et le flupyradifurone, appara&#238;t comme un flagrant d&#233;ni de dangerosit&#233;. Les effets d&#233;l&#233;t&#232;res de ces substances sur la sant&#233; humaine et sur l'environnement sont pourtant parfaitement document&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le second recul majeur du texte concerne la gestion de l'eau. Certes, les atteintes les plus grossi&#232;res &#224; la d&#233;finition des zones humides ont &#233;t&#233; &#233;cart&#233;es in extremis, de m&#234;me que la pr&#233;sidence pr&#233;fectorale des comit&#233;s de bassin, mais le texte maintient l'objectif de doubler les capacit&#233;s de stockage agricole de l'eau d'ici &#224; 2035, en permettant de d&#233;roger aux r&#232;gles d&#233;finies dans les Sage. Nous n'avons jamais &#233;t&#233; de ceux qui s'opposent &#224; tout stockage de l'eau ; mais l'eau est un bien commun, et sa gestion au profit d'un seul usage, dans un contexte de tension croissante sur la disponibilit&#233; de la ressource, entra&#238;nera m&#233;caniquement de nouveaux conflits d'usage. L&#224; encore, au lieu de rassembler et de f&#233;d&#233;rer autour d'objectifs partag&#233;s, le texte ne fera que cliver et nourrir les tensions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, le troisi&#232;me recul tient &#224; la transformation progressive de notre mod&#232;le agricole lui-m&#234;me. Sous couvert de simplification, ce texte facilite l'agrandissement et contribuera, par petits ajustements l&#233;gislatifs et par ordonnances successives, &#224; aligner nos structures agricoles sur les standards d'un march&#233; mondial domin&#233; par la concentration et la pression permanente &#224; la baisse des prix. Plut&#244;t que d'aider les exploitations familiales, nous acc&#233;l&#233;rerons au contraire leur disparition au profit de structures toujours plus capitalistiques, plus d&#233;pendantes des intrants, de l'endettement et des march&#233;s internationaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chers coll&#232;gues, ce texte ne prot&#232;ge pas les agriculteurs. En choisissant pour son dernier acte politique de laisser faire la surench&#232;re politicienne plut&#244;t que d'ouvrir la voie &#224; un projet agricole transformateur et de long terme, le gouvernement porte une derni&#232;re fois la marque du renoncement et du refus d'affronter les grands d&#233;fis &#233;conomiques et environnementaux auxquels tous nos agriculteurs devront faire face dans les ann&#233;es et d&#233;cennies &#224; venir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si ce texte devait trouver ici une majorit&#233;, nous sommes, pour notre part, convaincus qu'il ne fera qu'approfondir les divisions et les fractures, au lieu de chercher &#224; construire collectivement les r&#233;gulations, les protections et les accompagnements publics plus indispensables que jamais &#224; notre secteur agricole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;put&#233;s communistes et du groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine voteront donc r&#233;solument contre les conclusions de la commission mixte paritaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;vention cardio-neuro-vasculaire (CMP)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/prevention-cardio-neuro-vasculaire-cmp</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/prevention-cardio-neuro-vasculaire-cmp</guid>
		<dc:date>2026-07-20T10:13:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Lecoq, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les maladies cardio-neuro-vasculaires occupent une place paradoxale dans notre d&#233;bat public : elles furent pendant longtemps la premi&#232;re cause de mortalit&#233; en France, et pourtant elles demeurent trop souvent absentes des priorit&#233;s politiques. Chaque ann&#233;e, elles causent pr&#232;s de 150 000 d&#233;c&#232;s, soit 28 % de la mortalit&#233; totale dans notre pays. L'accident vasculaire c&#233;r&#233;bral, &#224; lui seul, demeure la premi&#232;re cause de handicap acquis chez l'adulte et la troisi&#232;me cause de mortalit&#233;. Ce fl&#233;au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les maladies cardio-neuro-vasculaires occupent une place paradoxale dans notre d&#233;bat public : elles furent pendant longtemps la premi&#232;re cause de mortalit&#233; en France, et pourtant elles demeurent trop souvent absentes des priorit&#233;s politiques. Chaque ann&#233;e, elles causent pr&#232;s de 150 000 d&#233;c&#232;s, soit 28 % de la mortalit&#233; totale dans notre pays. L'accident vasculaire c&#233;r&#233;bral, &#224; lui seul, demeure la premi&#232;re cause de handicap acquis chez l'adulte et la troisi&#232;me cause de mortalit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce fl&#233;au r&#233;v&#232;le en creux les fractures de notre pays. Sant&#233; publique France le confirme : ces maladies sont profond&#233;ment marqu&#233;es par les in&#233;galit&#233;s territoriales. Pour l'infarctus du myocarde, la Corse, le Grand Est ou la r&#233;gion Provence-Alpes-C&#244;te-d'Azur affichent des taux largement sup&#233;rieurs &#224; la moyenne nationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
S'agissant des AVC, les territoires ultramarins paient le plus lourd tribut, avec des taux d'hospitalisation et de mortalit&#233; plus &#233;lev&#233;s que partout ailleurs sur le territoire national.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette fracture n'est pas seulement territoriale : elle est aussi de genre. Les femmes sont surexpos&#233;es &#224; ce type de pathologies.&lt;br class='autobr' /&gt;
La contraception hormonale ainsi que la m&#233;nopause peuvent entra&#238;ner une augmentation du risque. De plus, les principaux facteurs de risque, la mauvaise alimentation, l'inactivit&#233; physique, la consommation de tabac et l'usage nocif de l'alcool vont de pair avec les in&#233;galit&#233;s sociales. Selon l'Observatoire des in&#233;galit&#233;s, les non-dipl&#244;m&#233;s ou ceux poss&#233;dant un dipl&#244;me inf&#233;rieur au baccalaur&#233;at sont pr&#232;s de deux fois plus nombreux &#224; d&#233;clarer fumer quotidiennement que les dipl&#244;m&#233;s de l'enseignement sup&#233;rieur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, le bilan du quatri&#232;me cycle du programme national nutrition sant&#233;, le PNNS 4, r&#233;v&#232;le une r&#233;alit&#233; pr&#233;occupante : la France ne s'est toujours pas dot&#233;e d'une v&#233;ritable politique de l'alimentation &#224; la hauteur des enjeux sanitaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord, les in&#233;galit&#233;s sociales persistent, preuve que l'on ne peut se contenter d'appeler &#224; la responsabilit&#233; individuelle quand l'acc&#232;s &#224; une alimentation saine d&#233;pend du revenu. Ensuite, notre action reste trop centr&#233;e sur les comportements, alors que l'environnement alimentaire d&#233;termine largement les choix des individus. Mais plus encore, c'est le manque de moyens qui pose question. &#192; peine quelques millions d'euros par an sont directement consacr&#233;s aux actions nutritionnelles dans le cadre du PNNS. Comment pr&#233;tendre pr&#233;venir efficacement les maladies cardiovasculaires avec des moyens aussi d&#233;risoires ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cette faiblesse budg&#233;taire s'ajoute une dispersion des responsabilit&#233;s entre plusieurs minist&#232;res &#8211;&#8288; peut-&#234;tre notre rapporteur a-t-il fait le m&#234;me constat lorsqu'il &#233;tait ministre de la sant&#233; &#8211;, sans pilotage clair. Cette gouvernance &#233;clat&#233;e emp&#234;che toute strat&#233;gie coh&#233;rente et ambitieuse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;sultats sont l&#224; : 20 millions de personnes en France pr&#233;sentent des pathologies li&#233;es &#224; l'alimentation. Face &#224; ces constats, il est urgent de construire une grande politique publique de l'alimentation, dot&#233;e de moyens, coordonn&#233;e et tourn&#233;e vers la pr&#233;vention.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte issu de la CMP que nous examinons aujourd'hui consolide notre arsenal de pr&#233;vention : sensibilisation syst&#233;matique aux facteurs de risque lors des rendez-vous de pr&#233;vention, d&#233;pistage pr&#233;coce d&#232;s 6 ans, strat&#233;gie nationale pluriannuelle et &#233;largissement du d&#233;pistage &#224; de nouveaux professionnels de sant&#233;. En entreprise comme &#224; l'&#233;cole, les actions de sensibilisation deviendront annuelles et pourront associer un large &#233;ventail d'acteurs : associations agr&#233;&#233;es, mutuelles, &#233;tudiants en sant&#233;, mais aussi personnes morales de droit priv&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur ce dernier point, notre groupe souhaite exprimer une r&#233;serve. L'ouverture des actions de pr&#233;vention &#224; des personnes morales de droit priv&#233;, au m&#234;me titre que les associations agr&#233;&#233;es ou les mutuelles, nous semble probl&#233;matique. Si la mobilisation de tous les acteurs de terrain est bienvenue, elle ne doit pas se traduire par un d&#233;sengagement progressif de la puissance publique dans un champ qui rel&#232;ve de ses missions les plus fondamentales. Confier &#224; des acteurs priv&#233;s, potentiellement guid&#233;s par des logiques commerciales, des missions de sensibilisation sanitaire nous semble &#234;tre le sympt&#244;me d'une privatisation silencieuse de comp&#233;tences qui devraient rester pleinement r&#233;galiennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; cette r&#233;serve, cette proposition de loi va dans le sens d'une meilleure information des citoyens et permettra une d&#233;tection plus pr&#233;coce de ces pathologies. C'est pourquoi le groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine le votera. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Organisation, gestion et financement du sport professionnel (CMP)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/organisation-gestion-et-financement-du-sport-professionnel-cmp</link>
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		<dc:date>2026-07-20T10:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Soumya Bourouaha, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Culture et e&#769;ducation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;bat du 29 juin en s&#233;ance publique a &#233;t&#233; l'occasion, pour le groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine, de d&#233;fendre une autre vision du sport, celle d'un sport &#233;galitaire, inclusif et dans lequel les actionnaires ne d&#233;cident plus seuls de l'avenir du sport fran&#231;ais. Malheureusement, chacune de nos propositions a &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e par les rapporteurs au nom de la sacro-sainte comp&#233;titivit&#233;. Les dirigeants du sport fran&#231;ais sont parvenus &#224; imposer dans cet h&#233;micycle l'id&#233;e selon laquelle les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/culture-et-e%CC%81ducation-25" rel="tag"&gt;Culture et e&#769;ducation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat du 29 juin en s&#233;ance publique a &#233;t&#233; l'occasion, pour le groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine, de d&#233;fendre une autre vision du sport, celle d'un sport &#233;galitaire, inclusif et dans lequel les actionnaires ne d&#233;cident plus seuls de l'avenir du sport fran&#231;ais. Malheureusement, chacune de nos propositions a &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e par les rapporteurs au nom de la sacro-sainte comp&#233;titivit&#233;. Les dirigeants du sport fran&#231;ais sont parvenus &#224; imposer dans cet h&#233;micycle l'id&#233;e selon laquelle les l&#233;gislateurs ne devraient pas se m&#234;ler s&#233;rieusement du sport professionnel. Cet apolitisme revendiqu&#233; n'est que le paravent du capital. Le totem de la comp&#233;titivit&#233; sert en r&#233;alit&#233; &#224; liquider toute forme de solidarit&#233; ou de r&#233;gulation &#233;conomique, et &#224; faire dispara&#238;tre tous les acteurs &#233;chappant aux logiques du march&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Politiser le sport, ce n'est pas l'instrumentaliser ; c'est reconna&#238;tre une r&#233;alit&#233; ancienne et toujours actuelle. En effet, le l&#233;gislateur est d&#233;j&#224; intervenu &#224; de nombreuses reprises lorsqu'il s'agissait de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques du sport professionnel. C'est lui qui a cr&#233;&#233; des r&#233;gimes administratifs d&#233;rogatoires pour expurger les tribunes de leurs &#233;l&#233;ments contestataires, &#224; la demande des clubs et de leurs actionnaires. C'est aussi lui qui a favoris&#233; la transformation des associations sportives en soci&#233;t&#233;s commerciales, renvoyant les associations historiques &#224; des missions devenues secondaires aux yeux des actionnaires. Hier comme aujourd'hui, l'intervention du l&#233;gislateur est jug&#233;e l&#233;gitime uniquement lorsqu'elle prot&#232;ge les int&#233;r&#234;ts du capital. Ainsi, il n'y a rien d'&#233;tonnant &#224; voir les dirigeants du football fran&#231;ais se f&#233;liciter des conclusions de la commission mixte paritaire alors m&#234;me qu'ils s'&#233;taient initialement oppos&#233;s &#224; ce texte. Leurs inqui&#233;tudes &#233;taient infond&#233;es : le business continuera comme avant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les quelques mesures qui auraient pu remettre en cause certains &#233;quilibres &#8211;&#8288; l'interdiction de la multipropri&#233;t&#233;, la diffusion obligatoire d'un match en clair par journ&#233;e &#8211; ont &#233;t&#233; &#233;cart&#233;es au motif qu'elles contraindraient excessivement les clubs et les ligues. Une fois de plus, les b&#233;n&#233;fices et le sport sont privatis&#233;s, mais les pertes et les cons&#233;quences sociales du sport-business sont nationalis&#233;es. Le fonds d'investissement GACP &#8211;&#8288; General American Capital Partners &#8211; et G&#233;rard Lopez ont conduit les Girondins de Bordeaux jusqu'&#224; la liquidation judiciaire et &#224; une rel&#233;gation en sixi&#232;me division. Qui paiera la facture ? Les collectivit&#233;s, les salari&#233;s, les supporters, les contribuables &#8211;&#8288; tout le monde, sauf les responsables.&lt;br class='autobr' /&gt;
La version d&#233;finitive de ce texte est donc bien peu ambitieuse. La cr&#233;ation d'un espace de dialogue entre les associations de supporters et les ligues constitue certes une avanc&#233;e, mais elle demeure largement insuffisante. Comment peut-on imaginer que le dialogue suffira &#224; rapprocher deux groupes dont les int&#233;r&#234;ts sont profond&#233;ment divergents lorsque le rapport de force est si d&#233;s&#233;quilibr&#233; ? Les supporters d&#233;fendent des places accessibles et des horaires de match compatibles avec la vie des familles et des travailleurs. Les ligues, les diffuseurs et les clubs ont pour seul leitmotiv la rentabilit&#233; maximale de ce qu'ils appellent d&#233;sormais un &#171; produit &#187;. Face &#224; cette divergence irr&#233;ductible, seul un v&#233;ritable partage du pouvoir permettra de r&#233;&#233;quilibrer le rapport de force.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous approuvons naturellement certaines dispositions du texte : le renforcement des pr&#233;rogatives de la DNCG, la meilleure r&#233;partition des revenus issus des droits audiovisuels, le durcissement des r&#232;gles d'incompatibilit&#233; applicables aux dirigeants des f&#233;d&#233;rations. Toutefois, il serait na&#239;f de croire que ces mesures modifieront en profondeur le mod&#232;le &#233;conomique du sport professionnel fran&#231;ais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne pouvons pas non plus passer sous silence le volet r&#233;pressif de ce texte. Le fait de pr&#233;voir jusqu'&#224; dix ans d'emprisonnement pour la diffusion non autoris&#233;e d'un match t&#233;moigne d'un paradoxe saisissant : votre mod&#233;ration lorsqu'il s'agit de r&#233;former le sport business est inversement proportionnelle &#224; votre s&#233;v&#233;rit&#233; lorsqu'il s'agit de punir ceux qui en enfreignent les r&#232;gles. De la m&#234;me mani&#232;re, l'extension des r&#232;gles d'honorabilit&#233; &#224; certains d&#233;lits mineurs pourra conduire &#224; interdire &#224; vie des fonctions dirigeantes &#224; une personne condamn&#233;e, par exemple, pour conduite en &#233;tat d'ivresse. &#192; l'inverse, ruiner un club, d&#233;truire des centaines d'emplois ou contraindre les pouvoirs publics &#224; mobiliser des millions d'euros ne conduira &#224; aucune mise en cause r&#233;elle de la responsabilit&#233; personnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;finitive, ce texte ne marque ni une aggravation franche, ni une remise en cause des logiques n&#233;olib&#233;rales qui gouvernent le football professionnel. C'est la raison pour laquelle notre groupe s'abstiendra. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour une montagne vivante et souveraine (CMP)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/pour-une-montagne-vivante-et-souveraine-cmp</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/pour-une-montagne-vivante-et-souveraine-cmp</guid>
		<dc:date>2026-07-20T08:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brugerolles, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires &#233;conomiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je voudrais d'abord saluer le travail que M. le rapporteur, Jean-Pierre Vigier, et les &#233;lus de l'Association nationale des &#233;lus de la montagne ont effectu&#233; sur ce texte dans un d&#233;lai extr&#234;mement contraint. Le texte repose sur un principe de diff&#233;renciation territoriale, dont nous partageons l'inspiration, car il s'agit avant tout de garantir l'&#233;galit&#233; des droits et de l'acc&#232;s aux services publics essentiels, tout en favorisant un d&#233;veloppement &#233;quilibr&#233; des territoires de montagne. Alors que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-economiques-26" rel="tag"&gt;Affaires &#233;conomiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je voudrais d'abord saluer le travail que M. le rapporteur, Jean-Pierre Vigier, et les &#233;lus de l'Association nationale des &#233;lus de la montagne ont effectu&#233; sur ce texte dans un d&#233;lai extr&#234;mement contraint.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte repose sur un principe de diff&#233;renciation territoriale, dont nous partageons l'inspiration, car il s'agit avant tout de garantir l'&#233;galit&#233; des droits et de l'acc&#232;s aux services publics essentiels, tout en favorisant un d&#233;veloppement &#233;quilibr&#233; des territoires de montagne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que les habitants de nos communes de montagne ont trop souvent le sentiment d'&#234;tre laiss&#233;s pour compte, l'enjeu des lois &#171; montagne &#187; est bien de leur offrir des garanties qu'ils pourront vivre, travailler et rester au pays. Tel est le principe fondateur qu'avait pos&#233; la premi&#232;re d'entre elles en 1985 et qui fut prolong&#233; dans celle de 2016, malgr&#233; ses insuffisances.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis lors, force est de le reconna&#238;tre, les d&#233;fis auxquels les territoires de montagne doivent faire face se sont aggrav&#233;s. Le changement climatique frappe tous les massifs et cause des s&#233;cheresses r&#233;currentes qui fragilisent l'agriculture, compliquent la gestion foresti&#232;re et celle de l'eau, tout en accentuant les risques naturels. Les fractures et in&#233;galit&#233;s territoriales se sont creus&#233;es ces derni&#232;res d&#233;cennies, sous l'effet du recul constant des services publics et de l'effacement des grandes politiques d'am&#233;nagement du territoire. Autant de constats qui nourrissent le sentiment de d&#233;classement et d'abandon que partagent beaucoup d'habitants de nos communes rurales de montagne en d&#233;pit de l'immense richesse humaine, agricole, foresti&#232;re et environnementale de ces territoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que nos politiques publiques peinent toujours &#224; tenir compte de leurs sp&#233;cificit&#233;s, cette proposition de loi a le m&#233;rite d'avancer plusieurs mesures utiles. Je pense d'abord aux premiers articles du texte &#8211;&#8288; cet emplacement n'est pas anodin &#8211;, qui concernent l'organisation de la carte scolaire, aussi bien dans le premier que dans le second degr&#233;, une extension introduite en premi&#232;re lecture par un amendement que nous avions d&#233;fendu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les dispositions retenues dans le texte ne sont pas seulement tr&#232;s attendues, elles constitueront des points d'appui particuli&#232;rement utiles pour essayer de rompre avec la simple logique des quotas de postes &#224; supprimer par acad&#233;mie. Reconna&#238;tre l'importance de nos &#233;coles, coll&#232;ges et lyc&#233;es de montagne revient &#224; reconna&#238;tre leur caract&#232;re prioritaire pour conserver l'attractivit&#233; de nos territoires et r&#233;pondre aux besoins des &#233;l&#232;ves et des familles.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si le texte ne va pas assez loin, la reconnaissance des difficult&#233;s et des in&#233;galit&#233;s d'acc&#232;s aux soins devra aussi se traduire par un v&#233;ritable engagement en faveur du maintien des services de sant&#233; et d'urgence et de nos centres hospitaliers, dont la remise en cause est constante. L&#224; aussi, nous souhaitons que les dispositions du texte servent utilement &#224; abandonner les logiques purement comptables au profit d'une v&#233;ritable prise en compte des besoins des territoires de montagne.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres mesures vont &#233;galement dans le bon sens, comme le soutien aux outils de transformation agricole de proximit&#233;, essentiels &#224; la valorisation des produits de la montagne ; je pense &#233;galement &#224; la construction d'infrastructures de recharge &#233;lectrique rapide, qui r&#233;pond &#224; l'enjeu de la transformation des mobilit&#233;s, ou &#224; la volont&#233; de mieux prendre en compte les charges sp&#233;cifiques que supportent les communes de montagne.&lt;br class='autobr' /&gt;
En mati&#232;re d'urbanisme, l'ouverture concernant l'appr&#233;ciation de la continuit&#233; du b&#226;ti est aussi bienvenue qu'attendue, m&#234;me si la CMP a franchi un pas de mani&#232;re critiquable en introduisant de multiples exceptions au principe d'urbanisation en continuit&#233;, qu'il faudra contr&#244;ler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous regrettons en revanche qu'en mati&#232;re de gestion de l'eau, le S&#233;nat ait pouss&#233; &#224; inscrire un principe de soutien au stockage sans mention de la hi&#233;rarchie des usages, laissant &#224; penser que les loisirs de neige ou l'irrigation des sols en montagne ont la m&#234;me priorit&#233; que l'acc&#232;s &#224; l'eau potable. Bien que de telles dispositions ne semblent pas avoir d'applications concr&#232;tes au regard du droit existant, l'enjeu de la gestion de l'eau doit n&#233;cessairement &#234;tre trait&#233; en tenant compte de la diminution globale et de la d&#233;gradation de la ressource ainsi que de la satisfaction des besoins prioritaires &#224; l'&#233;chelle, plus large, des bassins-versants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, restons lucides : une fois de plus, les moyens budg&#233;taires ne sont pas au rendez-vous pour financer les r&#233;ponses indispensables en mati&#232;re d'am&#233;nagement et de d&#233;veloppement durables de nos territoires de montagne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien &#233;videmment, nous voterons en faveur de ce texte, tout en souhaitant qu'il trouve des prolongements budg&#233;taires, notamment en mati&#232;re d'accompagnement des collectivit&#233;s et de renforcement de tous les services publics en zone de montagne. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection des enfants (projet de loi)</title>
		<link>https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/protection-des-enfants-projet-de-loi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/article/protection-des-enfants-projet-de-loi</guid>
		<dc:date>2026-07-15T09:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au fil de son histoire, notre pays s'est toujours plac&#233; &#224; l'avant-garde d'une soci&#233;t&#233; attentive aux plus vuln&#233;rables ; la cr&#233;ation de la s&#233;curit&#233; sociale au sortir de la guerre en est l'une des plus belles illustrations. Se soucier du sort des plus fragiles &#8211;&#8288; les enfants, les personnes &#226;g&#233;es, les personnes en situation de handicap, les personnes d&#233;sargent&#233;es &#8211; est une affaire et une aventure collectives. C'est &#224; l'aune de cette responsabilit&#233; collective envers les plus vuln&#233;rables que se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/interventions/discussions-ge%CC%81ne%CC%81rales/" rel="directory"&gt;Discussions ge&#769;ne&#769;rales&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/pexels-pixabay-256657-4ca92.jpg?1784640422' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au fil de son histoire, notre pays s'est toujours plac&#233; &#224; l'avant-garde d'une soci&#233;t&#233; attentive aux plus vuln&#233;rables ; la cr&#233;ation de la s&#233;curit&#233; sociale au sortir de la guerre en est l'une des plus belles illustrations. Se soucier du sort des plus fragiles &#8211;&#8288; les enfants, les personnes &#226;g&#233;es, les personnes en situation de handicap, les personnes d&#233;sargent&#233;es &#8211; est une affaire et une aventure collectives.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; l'aune de cette responsabilit&#233; collective envers les plus vuln&#233;rables que se mesure la solidarit&#233; v&#233;ritablement &#224; l'&#339;uvre dans une soci&#233;t&#233;. &#192; cet &#233;gard, je salue les associations et les f&#233;d&#233;rations de professionnels qui, sans rel&#226;che, assurent une veille critique, donnent l'alerte et font des propositions afin de faire progresser les droits des enfants. Elles nous ont rappel&#233; un autre vecteur de solidarit&#233; dans notre pays : celui des politiques publiques. Ce sont elles, sur la base de l'orientation qui leur est assign&#233;e et des moyens que l'&#201;tat leur accorde, qui ont la charge d'organiser et de traduire concr&#232;tement, au quotidien, la Convention internationale des droits de l'enfant, que notre pays a ratifi&#233;e en 1989.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or la commission d'enqu&#234;te pr&#233;sid&#233;e par notre coll&#232;gue Isabelle Santiago, les rapports de la D&#233;fenseure des droits, du Conseil national de la protection de l'enfance et du Conseil &#233;conomique, social et environnemental convergent vers un seul et m&#234;me diagnostic : la protection de l'enfance souffre autant d'un d&#233;ficit de moyens que d'un d&#233;ficit de gouvernance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Madame et messieurs les ministres, que ne comprenez-vous pas dans l'expression &#171; d&#233;ficit de moyens &#187; ? De fait, comment les dispositions de votre projet de loi pourraient-elles &#234;tre appliqu&#233;es avec 30 000 postes vacants dans le secteur social et m&#233;dico-social, avec un secteur de la p&#233;dopsychiatrie qui a subi en dix ans une r&#233;duction de plus de la moiti&#233; de ses lits en &#233;tablissement public, avec des services sociaux scolaires qui ne disposent que de 7 700 infirmi&#232;res pour 60 000 &#233;tablissements &#8211;&#8288; sans compter les cartes scolaires successives qui augmentent le nombre d'&#233;l&#232;ves par classe, alors que l'&#233;cole est en premi&#232;re ligne des signalements &#8211; et avec une d&#233;gradation continue des services de protection maternelle et infantile (PMI), de la p&#233;diatrie et de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut malheureusement constater que vous n'avez pas voulu entendre les acteurs du champ de la protection de l'enfance. Pire, la promesse d'Emmanuel Macron de faire de la protection de l'enfance une priorit&#233; de son second quinquennat est bel et bien enterr&#233;e. L'espoir que nous avions pu nourrir de disposer d'un projet de loi visant &#224; la refondation de la protection de l'enfance &#8211;&#8288; &#233;voqu&#233; par le gouvernement de Fran&#231;ois Bayrou &#8211; s'est lui aussi envol&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et sans attendre que le comit&#233; strat&#233;gique pour la refondation de la politique de la protection de l'enfance, mis en place en f&#233;vrier dernier, rende ses premi&#232;res conclusions, vous nous soumettez un projet de loi dont les associations soulignent unanimement &#224; quel point il est inadapt&#233; et ne consiste qu'en un amas de petites mesures techniques, qui ne r&#233;pondent pas &#224; la crise structurelle que traversent les enfants prot&#233;g&#233;s, les familles, les professionnels et les associations qui les accompagnent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il y a pire, &#224; mon sens, que cet &#233;vitement politique. Tout drame, toute violence &#8211;&#8288; psychique, physique, institutionnelle &#8211; que subit un enfant est terrible et signe une d&#233;faillance collective ; tout drame et toute injustice qui frappe un enfant suscitent naturellement l'&#233;moi, la col&#232;re, la peur et, parfois m&#234;me, le ressentiment ; mais en aucun cas nous ne devons l&#233;gif&#233;rer dans l'&#233;motion, dans la col&#232;re ou avec ressentiment. Notre devoir est pr&#233;cis&#233;ment de nous &#233;carter de l'&#233;motion et, surtout, du sensationnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or c'est exactement le faux pas moral et politique que vous commettez avec ce texte, sur lequel vous nous demandez, de surcro&#238;t, de d&#233;lib&#233;rer en urgence. Ce projet de loi est un &#233;pandage de mesures d&#233;li&#233;es, insuffisamment ma&#238;tris&#233;es, comme l'ont montr&#233; &#224; maintes reprises les errances de la commission sp&#233;ciale. Certaines dispositions rel&#232;vent de l'affichage, en fixant des d&#233;lais intenables pour la justice. D'autres fr&#244;lent le populisme, en m&#234;lant &#224; la protection des enfants des mesures de lutte contre le s&#233;paratisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup de mesures sont irr&#233;fl&#233;chies et dangereuses, comme celles r&#233;duisant &#224; six mois le d&#233;lai pour prononcer le d&#233;laissement, ce qui traduit une m&#233;connaissance profonde du travail singulier que les travailleurs sociaux doivent entreprendre avec chaque enfant et sa famille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les centaines d'amendements d&#233;pos&#233;s suffisent &#224; manifester l'ampleur de ce qui fait tr&#232;s simplement d&#233;faut dans ce projet de loi : une politique publique de protection des enfants et de l'enfance, claire, concert&#233;e avec ses acteurs et assortie d'un budget pluriannuel. (M. S&#233;bastien Peytavie applaudit.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Mieux prot&#233;ger les enfants exige un d&#233;bat s&#233;rieux, et seule notre capacit&#233; &#224; en poser les termes avec justesse d&#233;finira la soci&#233;t&#233; dans laquelle nous &#233;levons et prot&#233;geons nos enfants. &#192; ce stade, malheureusement, les conditions d'un tel d&#233;bat ne sont pas r&#233;unies. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS. &#8211;&#8288; Mme Marianne Maximi, rapporteure, applaudit &#233;galement.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Droit &#224; l'aide &#224; mourir (lecture d&#233;finitive)</title>
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		<dc:date>2026-07-15T09:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yannick Monnet, Agn&#232;s</dc:creator>


		<dc:subject>Affaires sociales</dc:subject>

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&lt;p&gt;La proposition de loi visant &#224; cr&#233;er un droit &#224; l'aide &#224; mourir nous a conduits &#224; avancer sur une ligne de cr&#234;te. Nous avons d&#251; imaginer quelle pourrait &#234;tre la mani&#232;re la plus juste de permettre &#224; des personnes malades, dont les souffrances sont inapaisables, de b&#233;n&#233;ficier elles aussi d'une fin de vie digne. En l'occurrence, l&#233;gif&#233;rer de mani&#232;re juste a consist&#233;, d'une part, &#224; d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment quelles seraient les personnes malades concern&#233;es, d'autre part &#224; encadrer strictement les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/mot/affaires-sociales-36" rel="tag"&gt;Affaires sociales&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La proposition de loi visant &#224; cr&#233;er un droit &#224; l'aide &#224; mourir nous a conduits &#224; avancer sur une ligne de cr&#234;te. Nous avons d&#251; imaginer quelle pourrait &#234;tre la mani&#232;re la plus juste de permettre &#224; des personnes malades, dont les souffrances sont inapaisables, de b&#233;n&#233;ficier elles aussi d'une fin de vie digne. En l'occurrence, l&#233;gif&#233;rer de mani&#232;re juste a consist&#233;, d'une part, &#224; d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment quelles seraient les personnes malades concern&#233;es, d'autre part &#224; encadrer strictement les modalit&#233;s d'acc&#232;s et d'application d'un droit &#224; l'aide &#224; mourir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte auquel nos travaux ont abouti r&#233;pond &#224; cette exigence. Le droit &#224; l'aide &#224; mourir sera accessible uniquement &#224; des personnes majeures, souffrant d'une affection grave et incurable, dont le pronostic vital est engag&#233;, qui sont en phase avanc&#233;e ou terminale de la maladie, et dont les souffrances physiques sont r&#233;fractaires ou insupportables. Ce choix de demander l'aide &#224; mourir n'appartiendra qu'&#224; la seule personne malade, qui devra &#234;tre capable de la demander de mani&#232;re libre et &#233;clair&#233;e. Cette demande ne pourra &#234;tre ni anticip&#233;e ni d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; un tiers. La r&#233;ponse &#224; la demande d'aide &#224; mourir sera en outre assur&#233;e par un coll&#232;ge pluriprofessionnel : la demande sera donc appr&#233;ci&#233;e m&#233;dicalement sous plusieurs aspects, et aucun m&#233;decin ne sera laiss&#233; seul face &#224; cette d&#233;cision. De plus, aucun soignant ne sera contraint de participer &#224; cette d&#233;marche.&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, je n'ignore pas que la cr&#233;ation d'un droit &#224; l'aide &#224; mourir implique un bouleversement. Il s'agit d'une &#233;volution &#233;thique majeure qui, en tant que telle, implique une rupture avec l'ordre &#233;tabli. Certains opposants &#224; ce texte, dont quelques-uns appartiennent &#224; ma famille politique, parlent d'une rupture anthropologique. Si je n'adh&#232;re pas &#224; cette qualification, je con&#231;ois cependant ce qui la sous-tend : l'id&#233;e qu'achever une vie avant son terme naturel deviendrait la norme, en lieu et place du soin et de l'accompagnement. Cette crainte est d'autant plus exacerb&#233;e dans une soci&#233;t&#233; toujours plus lib&#233;rale, o&#249; les politiques de protection sociale, et particuli&#232;rement l'acc&#232;s aux soins pour tous, reculent.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi l'&#233;volution &#233;thique qu'engage la cr&#233;ation d'un droit &#224; l'aide &#224; mourir, pour &#234;tre acceptable, se doit selon moi de ne pas &#234;tre un renoncement &#224; notre devoir et &#224; notre responsabilit&#233; collective d'accompagner les plus vuln&#233;rables d'entre nous. C'est ce que j'ai voulu signifier en r&#233;p&#233;tant que le droit &#224; l'aide &#224; mourir devait imp&#233;rativement &#234;tre envisag&#233; comme une r&#233;ponse exceptionnelle &#224; une demande exceptionnelle. C'&#233;tait tout l'int&#233;r&#234;t d'examiner ensemble la proposition de loi relative aux soins palliatifs et celle-ci sur l'aide &#224; mourir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dire que l'aide &#224; mourir ne doit pas &#234;tre le signe d'un renoncement, c'est cr&#233;er les conditions pour qu'elle ne soit jamais la r&#233;sultante d'un d&#233;faut d'accompagnement et de soins. Si la prise en charge d'une personne malade &#8211;&#8288; si tant est qu'elle souhaite cette prise en charge &#8211; n'est pas ou est mal assur&#233;e, alors nous admettons la possibilit&#233;, aussi infime soit-elle, que le recours &#224; l'aide &#224; mourir puisse, dans certains cas, ne pas relever d'un choix libre, mais d'un choix par d&#233;faut, contraint par une d&#233;faillance de notre syst&#232;me de solidarit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi j'ai longuement plaid&#233; pour que nous ajoutions une sixi&#232;me condition d'acc&#232;s &#224; l'aide &#224; mourir. Il s'agissait simplement de s'assurer, lorsque la personne a demand&#233; &#224; b&#233;n&#233;ficier de soins palliatifs, que ces soins eussent bien &#233;t&#233; dispens&#233;s &#224; hauteur de ses besoins. Il ne s'agissait en aucun cas d'obliger un malade &#224; recourir aux soins palliatifs ou de le contraindre &#224; les poursuivre. Il s'agissait bien plut&#244;t de s'assurer, avant que la personne se soit engag&#233;e de plain-pied dans la d&#233;marche, qu'elle ne demande pas l'aide &#224; mourir parce qu'elle n'aurait pas pu b&#233;n&#233;ficier, alors qu'elle l'e&#251;t souhait&#233;, d'un accompagnement adapt&#233; &#224; sa situation. Cette condition suppl&#233;mentaire aurait traduit une continuit&#233; essentielle entre, d'une part, la valeur que notre soci&#233;t&#233; accorde aux soins et, d'autre part, le moment o&#249; la personne malade y renonce ou celui o&#249; le soin s'av&#232;re inop&#233;rant. Elle permettait ainsi que ce droit nouveau que nous nous appr&#234;tons &#224; donner aux personnes malades apparaisse d&#233;finitivement, y compris &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233;, comme un devoir de solidarit&#233;. Cette condition traduisait la r&#233;ciprocit&#233; entre les personnes malades qui ont besoin d'&#234;tre accompagn&#233;es autrement et notre devoir d'y r&#233;pondre collectivement, dans un esprit de responsabilit&#233;. Elle parachevait ce texte, en att&#233;nuant le sentiment de rupture qu'il emporte n&#233;cessairement avec lui. C'est parce que je demeure convaincu que nous avons rat&#233; cette occasion essentielle de permettre une mise en &#339;uvre apais&#233;e de cette proposition loi que, bien qu'ayant toujours vot&#233; pour, je m'abstiendrai aujourd'hui de la voter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au sein du groupe de la Gauche d&#233;mocrate et r&#233;publicaine, tous les votes seront repr&#233;sent&#233;s. (Applaudissements sur de tr&#232;s nombreux bancs du groupe GDR.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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