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Discussions générales

Permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai (motion de rejet préalable)

Nous y voilà ! Afin de satisfaire les exigences et les intérêts économiques de quelques-uns et sous la pression de quelques grandes enseignes, cette proposition de loi soutenue par le gouvernement, marchant main dans la main avec le Rassemblement national, vise à remettre en cause le 1er mai, seul jour férié et chômé de l’année.(Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Contrairement à ce que certains prétendent ici, défendre le 1er mai n’est en rien faire l’apologie de l’oisiveté ou de l’assistanat ; c’est défendre et faire vivre la mémoire collective, la mémoire des travailleurs et celle du syndicalisme –⁠ que vous méprisez l’une comme l’autre –, la mémoire du progrès social pour toutes et tous. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LFI-NFP, SOC et EcoS. –⁠ Mme Anne-Laure Blin s’exclame.)
Non, le travail n’a pas besoin d’être libéré ! Depuis 2017, Emmanuel Macron, ses gouvernements et ses soutiens, à droite et à l’extrême droite, ont suffisamment libéralisé et dérégulé le travail : travail le dimanche, travail de soir et de nuit, smicardisation des salariés, réduction des droits syndicaux, reculs de l’âge de la retraite. La seule prison dont souffre aujourd’hui le travail, c’est le carcan ultralibéral dans lequel, avec toute la droite, vous l’avez enfermé !(Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et LFI-NFP, sur quelques bancs du groupe SOC ainsi que sur plusieurs bancs du groupe EcoS.)
Les gens n’ont pas besoin qu’on les incite à travailler. Tous, en revanche, ont besoin de travailler, tous, ils aspirent à une évolution salariale, à des salaires décents et à des conditions de travail respectueuses de leur santé. Non, cette proposition de loi de loi ne protège pas les petits artisans : elle les livre en pâture, une fois de plus, à la concurrence effrénée des grandes enseignes. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. –⁠ M. Paul Midy s’exclame.)Non, cette proposition de loi n’est pas ciblée, comme le prétend M. Attal : elle concernerait au moins 1,4 million de travailleurs. Non, monsieur Attal, il n’y a pas d’urgence juridique : le 1er mai est strictement encadré par le code du travail et doit le demeurer, au nom de la fierté des luttes collectives qui font l’histoire de notre pays.
En tant que représentant du peuple, notre devoir est d’entendre les organisations syndicales qui nous appellent, d’une seule et même voix, à ne pas laisser passer ce texte scandaleux, régressif et offensant pour tous les travailleurs.
Pour contrer votre nouvelle revanche de classe, nous refuserons votre 49.3 parlementaire ! (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et LFI-NFP ainsi que sur plusieurs bancs des groupes SOC et EcoS.)

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