La parole est à Mme Elsa Faucillon. Mme Elsa Faucillon. Par ce simple stylo (Mme Elsa Faucillon tient un stylo rouge en main), je veux dire mon soutien à la mobilisation légitime d’enseignants qui souhaitent la restauration d’un service public de l’éducation de qualité. Monsieur le ministre, je ne vous reprocherai pas d’avoir changé d’avis sur l’opportunité de faire ou non une loi, mais plutôt ce que votre texte contient. J’y vois une habileté visant à ne pas affoler plutôt qu’une marque de modestie. En effet qualifier ce projet de loi de vingt-quatre articles d’ajustement législatif nécessaire vous permet de taire sa cohérence. Lire la suite.
Lundi, 11 février 2019
Monsieur le ministre, je rappellerai les paroles prononcées par le Président de la République à Rungis le 11 octobre 2017, évoquant « la mise en place d’une contractualisation rénovée avec un contrat qui serait proposé par les agriculteurs et non plus les acheteurs [...] pour inverser cette construction du prix qui doit pouvoir partir des coûts de production ». Lire la suite.
Jeudi, 7 février 2019
Beaucoup a été dit ce matin sur ce dossier. Vous l’avez compris, votre décision politique sera cruciale et significative. D’un côté, nous avons un territoire français, disons-le, loin des yeux et loin du cœur de la grande majorité de nos concitoyens, c’est une réalité. Un territoire souvent considéré comme oublié, ce qui est vrai, où la population est en proie aux pires difficultés économiques et sociales et pour une partie de laquelle tout projet de création d’emplois peut être une bouffée d’oxygène à court terme – mais à effet nul à terme s’agissant du secteur extractif, comme le montre l’étude du cabinet Deloitte. De l’autre côté, il y a des hommes et des femmes qui vivent au cœur d’un territoire d’une richesse mémorielle, culturelle et patrimoniale parmi les plus denses et les plus remarquables de la planète. En somme, un vivier du vrai vivant. Lire la suite.
Jeudi, 7 février 2019
Suppression de l’ISF, instauration d’une fiscalité proportionnelle à 30 % sur les revenus du capital, doublement du CICE en 2019, quasi-extinction de l’exit tax, défiscalisation des actions gratuites et renforcement du régime des impatriés, flexibilisation du marché du travail, zéro cotisation patronale au niveau du SMIC, réduction de la taxe sur les transactions financières, baisse de l’impôt sur les sociétés sans ciblage ni condition, voilà ce qui nous réunit ce soir, mes chers collègues ! Effectivement, la liste est longue. Tellement longue qu’il est probable qu’elle soit lacunaire – qu’il y ait quelques trous dans la raquette, comme on dit. Jouons cartes sur table et partageons ce constat, incontestable : notre pays n’a jamais autant fait, en aussi peu de temps, pour un si petit nombre ! Lire la suite.
Mercredi, 6 février 2019
Monsieur le ministre, l’ISF est une question fiscale, mais c’est d’abord une question sociale. Son rétablissement est à ce titre souhaité par une majorité de Français, y compris par certains des vôtres, attachés à la question sociale et qui vous quittent à l’heure actuelle. Vous avez lâché au total 3,5 milliards, sachant que le patrimoine de ceux qui étaient redevables pouvait dépasser le milliard. Fallait-il cette manne, style «argent de poche», pour obliger ces Français à ne pas quitter notre pays et à y investir ? Le groupe GDR proposera de revenir sur ce débat dans le cadre de sa niche parlementaire. Pour l’heure, vous tentez d’apaiser la colère en promettant une évaluation de la suppression de l’ISF. Lire la suite.
Mercredi, 6 février 2019
Le sujet qui nous occupe aujourd’hui, l’école dans la société du numérique, pose la question de la maîtrise à la fois de l’outil numérique – il faut savoir s’en servir – et de ses clés, ses codes, pour faire en sorte que les élèves d’aujourd’hui et de demain soient des acteurs et des actrices du monde numérique. Si l’immense majorité des Français possède aujourd’hui un ordinateur et dispose d’un accès à l’internet, nous ne pouvons ignorer qu’il existe encore de fortes inégalités d’accès au numérique. En 2017, plus de 7 millions de Français étaient encore privés d’une connexion de qualité à l’internet. Ces inégalités sont encore plus fortes entre établissements scolaires. Une grande disparité d’accès à l’équipement informatique subsiste entre eux. La dotation en ordinateurs des départements et régions d’outre-mer, hormis la Martinique, est ainsi nettement inférieure à la moyenne nationale. Lire la suite.
Mercredi, 6 février 2019