Revenu de Solidarité Active

par Muzeau Roland

Pour les député-e-s communistes et républicains, le projet de loi sur le Revenu de Solidarité Active (RSA) ne répondra pas aux difficultés auxquelles une part grandissante de la population est confrontée du fait des politiques de précarité imposée et de bas salaires mises en oeuvre depuis des années.
Le texte présenté par le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté est très en retrait par rapport aux ambitions affichées en 2005 par Martin Hirsch, alors président d’Emmaüs, comme l’ont d’ailleurs noté plusieurs des co-inventeurs du projet. S’il apportera une aide minimale dans certains cas d’extrême pauvreté, dont continueront d’être exclus notamment les jeunes de moins de 25 ans, le RSA constituera en revanche un encouragement au patronat à poursuivre dans la même voie en socialisant une partie des revenus.
Les député-e-s communistes et républicains dénoncent en outre le financement du RSA par les couches moyennes tandis que les plus grandes fortunes seront exonérées de toute participation et que le bouclier fiscal continuera de les protéger.
Ce texte, malgré quelques avancées minimes, porte en lui l’encouragement d’une politique de bas salaires et constitue une aubaine supplémentaire pour un certain patronat qui dicte ses exigences à l’Etat.