Révélation du Monde sur les violences du 1er mai : notre demande de commission d’enquête doit être mise à l’ordre du jour

Le journal Le Monde a révélé les faits de violences dont se serait rendu coupable Alexandre
Benalla à l’encontre d’un manifestant, à Paris lors des rassemblements du 1er-Mai dernier.
Ces violences d’une extrême gravité ont été commises par ce proche collaborateur
d’Emmanuel Macron en toute impunité, malgré la présence des forces de l’ordre.
En effet, il semble que M. Benalla aurait usurpé les fonctions et les signes réservés à
l’autorité publique et se serait livré à des actes de violences sur un manifestant, sans susciter
aucune réaction des CRS rassemblés ce jour-là place de la Contrescarpe.
Informé dans les heures qui ont suivi les faits, le Président de la République n’a pas souhaité
se séparer de son collaborateur. Pour toute sanction, Alexandre Benalla a écopé d’une
suspension temporaire de 15 jours.
Plus grave, les faits pourtant reconnus par leur auteur, n’ont fait l’objet d’aucun signalement
auprès du procureur de la République comme le prévoit l’article 40 du Code de procédure
pénale. Il a fallu que les médias s’en saisissent pour qu’une enquête soit ouverte.
Le Chef de l’État et sa majorité, par ailleurs si prompts à condamner tout dérapage dans les
manifestations sociales, sont aujourd’hui étrangement silencieux.
Au regard de ces faits qui entachent la journée du 1er-Mai d’une violence symbolique,
notre proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête chargée
de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles se sont déroulés les rassemblements du
1er mai 2018, est plus que jamais d’actualité.
Nous demandons à ce qu’elle soit mise à l’ordre du jour de l’Assemblée dans les meilleurs
délais.