Notre pays a besoin d’une nouvelle avancée de la démocratie, pas de reculs

par Sandrier Jean-Claude

Ce point presse avec les parlementaires Communistes et Républicains a pour but d’alerter nos concitoyens sur la gravité de l’atteinte que le gouvernement souhaite porter à une liberté imprescriptible de tout représentant du peuple qui est la liberté d’amendement c'est-à-dire sa capacité à proposer de modifier tout ou partie d’un texte de loi et d’en débattre.
Ce que, derrière un habillage habile, portait la réforme de la Constitution apparaît aujourd’hui au grand jour. Loin de donner un pouvoir supplémentaire au Parlement, la nouvelle Constitution accentue la prééminence du Président de la République, accordant quelques miettes à une majorité dont l’élection consécutive à celle du Président de la République la soumet totalement à celui-ci.
Dans le même temps, elle réduit les pouvoirs déjà extrêmement faibles des groupes de l’opposition.
Vouloir « encadrer », « limiter » la durée des débats parlementaires en empêchant de fait la discussion des amendements non appelés dans le temps imparti c’est en réalité empêcher le débat, bâillonner un peu plus les groupes d’oppositions.
Rien ne peut justifier une telle attitude du gouvernement.
Le Secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement ne peut invoquer des obstructions trop fréquentes au moment même où il se vante dans une interview du 23 décembre dernier au journal « Les Echos » d’avoir fait adopter en 1 an pas moins de 54 projets et propositions de lois ce qui représente presque 1,5 texte de loi adopté par semaine de session effective.
En fait nous assistons à une offensive du pouvoir exécutif et de la Majorité pour contrôler tous les pouvoirs : Judiciaire, Médiatique et Législatif.