Sansu Nicolas

N'est plus député depuis le 20 juin 2017.

Date de naissance :  Né le 17 juin 1968 à Vierzon (Cher)
Circonscription :  Cher (2ème)
Commission :  Membre de la commission des finances
Profession :  Permanent politique
Suppléant :  M. Jean-Michel Guérineau

Activité parlementaire

Monsieur le ministre de l’agriculture, le 2 juillet dernier, je visitais l’exploitation d’un jeune agriculteur, à l’invitation des organisations syndicales agricoles du Cher, pour évoquer avec de nombreux exploitants leurs difficultés. Cet agriculteur, producteur de lait, exploite plusieurs dizaines d’hectares pour nourrir ses bêtes. Outre un prix du lait qui reste trop bas, les intempéries, conjuguées aux inondations, vont entraîner des pertes considérables. Dans la région Centre-Val de Loire, la perte est bien souvent estimée à plus de 500 euros par hectare, ce qui représente plus de 600 millions d’euros pour l’ensemble de cette grande région agricole. Dans ce contexte de prix trop bas, les conditions climatiques extrêmes mettent en péril de nombreuses exploitations aux trésoreries déjà exsangues. Lire la suite.
Mercredi, 13 juillet 2016
Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, madame la rapporteure générale, mes chers collègues, l’examen du projet de loi de règlement des comptes de l’année 2015 est un exercice budgétaire convenu. Mais notre réflexion ne saurait s’affranchir de la réalité du pays : à la fin de l’année passée, le nombre de chômeurs, toutes catégories confondues, a atteint le chiffre colossal de plus de 6 millions de nos concitoyens. La fracture territoriale n’a cessé de grandir, des pans entiers de notre sphère public sont en souffrance – je pense d’abord au monde hospitalier. Surtout, alors que nous sommes un grand pays, il n’y a pas de ressort collectif, de destinée commune que nos compatriotes pourraient identifier et à laquelle ils pourraient adhérer. Lire la suite.
Lundi, 4 juillet 2016
Monsieur le Premier ministre, alors que s’ouvrent au sein de notre Assemblée les débats sur votre très contesté projet de loi El Khomri, des centaines de milliers de nos concitoyens, et d’abord des jeunes, s’apprêtent jeudi prochain à vous demander de retirer votre copie. L’immense majorité de celles et ceux qui battront le pavé après-demain sont nos électeurs d’hier – pour vous comme pour moi – et ont permis votre présence, comme la mienne, dans cet hémicycle ! Aussi, c’est un véritable gâchis que de reprendre les vieilles recettes libérales (Exclamations sur les bancs du groupe Les Républicains), qui ont échoué à réduire les inégalités, à permettre le retour de la croissance et à assurer l’avenir par la transition écologique et un nouveau modèle productif. Personne ne peut croire que c’est en facilitant le licenciement que l’on favorise l’emploi. La droite l’avait fait, il y a trente ans déjà, sans aucun effet sur l’emploi. Lire la suite.
Mardi, 29 mars 2016
Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la rapporteure générale, mes chers collègues, cette nouvelle lecture du projet de loi de finances pour 2016 se déroule dans un moment plus que particulier, où s’exacerbent les contradictions et les exigences. Au vu de la situation politique et économique du pays, après les terribles attentats barbares du 13 novembre dernier et les résultats du premier tour du scrutin régional de dimanche dernier, la représentation nationale ne saurait se dérober. Le seul chemin qu’il nous faut emprunter est celui de savoir si ce projet de loi de finances pour 2016 est susceptible de relever le défi de la cohésion nationale, de la cohésion sociale, de la cohésion territoriale. Lire la suite.
Vendredi, 11 décembre 2015
Monsieur le président, madame la ministre, messieurs les secrétaires d’État, madame la rapporteure spéciale, monsieur le rapporteur pour avis, mes chers collègues, le sujet que nous discutons ce jour est sans doute l’un des plus contestables du projet de loi de finances pour 2016 : il ne s’agit pas seulement des 3 milliards 800 millions d’euros de dotations en moins pour les collectivités territoriales dans les programmes concernés, mais du sort qui leur est fait dans ce texte de loi. Le choix ici réaffirmé, celui d’une réfaction de 12 milliards et demi d’euros en quatre ans, et donc de 28 milliards d’euros en cumulé des dotations aux collectivités locales apparaît, au fil des mois qui passent, comme une erreur manifeste. Lire la suite.
Lundi, 9 novembre 2015
Ce débat ne fait que renforcer ma conviction que l’absence d’étude d’impact sur les conséquences réelles de la baisse des dotations aux collectivités locales est extrêmement préjudiciable. Il y aurait eu d’autres choix que cette coupe de 12,5 milliards d’euros sur quatre ans. Je rappelle que nous allons consacrer 20 milliards d’euros au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) qui bénéficiera à des secteurs qui n’en ont pas besoin. Cette non-sélectivité du CICE est une catastrophe, puisqu’elle oblige à baisser les dotations aux collectivités, alors qu’il vaut tout de même mieux donner un euro à une collectivité qu’à une banque ou à une société d’assurance en crédit d’impôt. Lire la suite.
Mercredi, 4 novembre 2015