Roussel Fabien

Date de naissance :  Né le 16 avril 1969 à Béthune (Pas-de-Calais)
Circonscription :  Nord (20ème)
Commission :  Membre de la commission des finances
Profession :  Attaché parlementaire
Suppléant :   M. Alain Bocquet

Activité parlementaire

Monsieur le ministre de l’économie et des finances, les 268 salariés d’Ascoval ont reçu une nouvelle gifle hier, en découvrant que le groupe British Steel se trouvait en difficulté financière. Un vrai choc, alors que c’est aujourd’hui même qu’intervient la reprise de l’aciérie. Cela fait plus de cinq ans que cela dure : cinq ans d’angoisse, de colère, de combat pour les salariés et leur famille. Ce sont eux qu’il faut rassurer une bonne fois pour toutes car ce sont eux qui ont mené une lutte exemplaire pour l’emploi. Sans eux, cette usine serait déjà démantelée. Alors, monsieur le ministre, pouvez-vous garantir que cette reprise aura bien lieu, que British Steel tiendra ses engagements, tout comme l’État ? Mais un autre problème se pose. L’État et les collectivités vont mettre 47 millions d’euros d’argent public sur la table, et l’industriel en mettra autant. Mais que font les banques ? Où sont-elles ? Lire la suite.
Mercredi, 15 mai 2019
Monsieur le Premier ministre, voilà les conclusions de votre grand débat. À nos concitoyens qui réclament davantage de justice sociale et fiscale, vous répondez : « Travaillez plus ! » À ceux qui demandent plus de services publics, vous répliquez : « Moins de dépense publique ! » À ceux qui veulent plus de démocratie, vous dites : « Vous aurez moins de députés ! » À ceux qui revendiquent des salaires plus élevés et une baisse de la TVA, la réponse est sans appel : « Vous n’aurez ni l’un, ni l’autre. » À ceux qui exigent le rétablissement de l’ISF, on dit : « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Ceux qui veulent s’attaquer à l’évasion fiscale auront droit un rapport. À ceux qui demandent la suppression du CICE, vous répondez par un grand silence. Quant à ceux qui s’inquiètent pour le climat, eh bien, ils peuvent continuer de s’inquiéter. C’est grave… Lire la suite.
Mardi, 30 avril 2019
La procédure qui nous réunit aujourd’hui symbolise toute la défiance d’une très large partie de nos concitoyens vis-à-vis de l’Europe. Pourquoi ? D’abord parce que cette procédure traduit notre total abandon de souveraineté dans nos choix économiques. Ensuite parce qu’elle nous est imposée par un pacte de stabilité que les Français ont refusé en 2005 lors du référendum sur le traité constitutionnel – traité constitutionnel que la droite, avec M. Sarkozy, a réintroduit en faisant voter au Parlement ce que nous avions rejeté par les urnes. Monsieur le ministre, vous faisiez partie du Gouvernement à cette époque. Seuls les groupes communistes de l’Assemblée et du Sénat ont voté contre cette trahison. C’est enfin François Hollande qui a ratifié ce traité, le traité Merkozy, dès son élection en 2012. Voilà la réalité qu’il faut rappeler aux Français ! Lire la suite.
Mardi, 30 avril 2019
Monsieur le ministre, vous nous avez dit la semaine dernière en commission que la taxe sur les services numériques n’avait rien à voir avec l’évasion fiscale, qu’en aucun cas ce projet de loi ne visait à combattre l’évasion fiscale. Mais comment pourrions-nous aborder ce texte sans parler d’évasion fiscale ? Que vous le vouliez ou non, l’évasion ou l’optimisation fiscale est au cœur du sujet que nous traitons aujourd’hui. D’ailleurs, comment expliquer autrement l’inacceptable écart d’imposition entre nos PME, qui paient 23 % d’impôts, et les multinationales, qui en paient 9 % grâce à des paradis fiscaux comme l’Irlande et les Pays-Bas, où elles délocalisent leurs bénéfices ? Nous ne pouvons donc aborder ce débat par le petit bout de la lorgnette, sans parler de l’évasion fiscale. Les GAFA, c’est l’arbre qui cache la forêt. Eh bien, nous, nous voulons nous attaquer et à l’arbre et à la forêt. Lire la suite.
Lundi, 8 avril 2019
Vingt semaines de mobilisation des gilets jaunes, auxquelles il faut ajouter celles des organisations syndicales pour les retraites, la santé, l’école, les transports : voilà qui est inédit dans notre pays. Alors, madame et messieurs les ministres, ne prolongez pas plus le temps du débat, car il y a maintenant urgence. Les Français n’en peuvent plus de vivre au rabais, de se serrer la ceinture quand une infime minorité – les plus riches – voient leur fortune grossir. Lire la suite.
Mardi, 2 avril 2019
Les ministres des finances de l'Union européenne viennent de valider la nouvelle "liste noire européenne des paradis fiscaux", qui recense quinze juridictions contre cinq précédemment. Elle est accompagnée d’une liste grise de 34 États et territoires invités à mettre de l’ordre dans leurs pratiques fiscales. Pas plus que la première version adoptée en décembre 2017, la liste noire retenue ne reflète le panorama réel de l’évasion fiscale. Et pour cause, elle s’obstine à faire l’impasse sur les cadors de la triche mondiale comme la Suisse, Hong Kong, les Iles Vierges britanniques ou les Caïmans. Par ailleurs, les pays de l’Union européenne pratiquant l’évasion fiscale sont toujours absents de cette liste. Pourtant, un comité du Parlement européen vient de confirmer que 7 États-membres (Belgique, Chypre, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Malte et les Pays-Bas) constituent des paradis fiscaux et facilitent la planification fiscale agressive. Lire la suite.
Mardi, 12 mars 2019