Jumel Sébastien

Date de naissance :  Né le 20 décembre 1971 à Saint-Adresse (Seine-Maritime)
Circonscription :  Seine-Maritime (6ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires économiques
Profession :  Permanent politique
Suppléant :  M. Laurent Jacques

Activité parlementaire

Monsieur le ministre, j’aurais aimé vous parler des écoles rurales de ma circonscription, mais j’espère que l’arrivée d’un nouveau DASEN permettra de travailler, dans un dialogue respectueux, avec la communauté éducative et nous-mêmes. J’aurais pu vous parler du diagnostic partagé que nous avons établi à Dieppe sur la situation de l’école, et des propositions que nous avons formulées, mais comme je vous ai remis en main propre un dossier à ce sujet, j’espère que vous prendrez le soin d’y répondre point par point. Je concentrerai donc mon propos ce soir sur la réforme des lycées. J’ai le sentiment que l’école de la République est malade, et que l’ascenseur social qu’elle offrait est en panne depuis de nombreuses années. La seule question qui vaut est donc de savoir si les réformes qui s’additionnent et celles que vous proposez sont de nature à réparer l’ascenseur social. Lire la suite.
Mardi, 5 mars 2019
J’avais un discours vachement bien écrit, qui dressait la liste des gueules cassées, des vies brisées et des protestations empêchées ces derniers mois. Il mettait l’accent sur la manière dont l’action militante et syndicale a été abîmée ces dernières années, notamment avec la réforme de la loi travail. Et finalement je me suis dit – c’est mon copain Ruffin qui m’a donné l’idée – que dans ce monde de brutes, il fallait peut-être un peu de poésie. J’ai eu envie de relire dans l’hémicycle le poème de Prévert que François Ruffin a revisité et que je trouve d’une profonde actualité pour le débat qui s’annonce. Il s’intitule : Il ne faut pas rire avec ces gens-là. « Camarades, Vous avez l’oubli trop facile Et votre colère tombe vite Vous êtes vivants... vous aimez rire Le bourgeois raconte qu’il aime rire Alors vous riez avec lui Pourtant son rire n’est pas le même que le vôtre Ce n’est pas un véritable rire L’homme rit Le bourgeois ricane Écoutez. Lire la suite.
Mardi, 5 mars 2019
L’histoire que je vais raconter a des conséquences humaines graves : celle d’un homme licencié pour motif disciplinaire, dans le contexte d’une journée de mobilisation sociale, sur la base de faits que la justice a classés sans suite faute d’avoir pu établir la moindre infraction. Malgré cela, malgré la démonstration judiciaire d’un dossier d’accusation absolument vide, cet homme de 53 ans, qui totalise vingt-huit années de service et vingt-deux années d’engagement syndical, n’a pas été réintégré dans les effectifs de son entreprise. L’entreprise en question n’est autre que la SNCF. La SNCF que son statut public, j’allais dire son histoire devraient prémunir contre toute tentation de règlement des conflits sociaux par la punition, par l’intimidation, par la pénalisation, par une forme de répression qui ne dit pas son nom ! Lire la suite.
Mardi, 5 mars 2019
J’aurais pu vous lire l’intervention très bien rédigée que j’avais préparée au nom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, mais j’ai décidé de m’écarter du texte, dans l’espoir de bousculer un peu cet hémicycle clairsemé. Je ne sais pas si vous avez lu le dernier livre d’Édouard Louis, Qui a tué mon père, et si vous ne l’avez pas fait, je vous le recommande. Pour vous en donner l’envie, je vais vous en lire un court passage. Lire la suite.
Mardi, 5 février 2019
Il s’agit sans doute d’un mauvais rêve... Le Président de la République vient d’écrire aux Français qu’ils vont avoir à choisir le niveau de service public qui leur paraît nécessaire à la cohésion du pays. Au même instant, vous soumettez au vote de l’Assemblée un double texte qui réduit l’un des services publics inscrits au cœur de notre pacte républicain : la justice ! Vous nous demandez d’adopter, au nom du peuple, un texte qui organise la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance. Un texte qui ouvre la voie demain à une possible extension d’une justice sans juge. Un texte qui emporte dans ses cartons de futures restructurations dans l’organisation territoriale de la justice parce qu’il siphonne des compétences des mal-nommés petits tribunaux. Demain, vous le savez, un seul rapport de la Cour des comptes suffira au Gouvernement pour fermer des coquilles vides, devenues insuffisamment rentables. Lire la suite.
Mercredi, 23 janvier 2019
Monsieur le Premier ministre, vous avez raté la séance de rattrapage du congrès des maires que le Président de la République s’est offert hier avec des maires normands triés sur le volet (Exclamations sur les bancs du groupe LaREM. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe LR.) : les vingt premières questions suggérées, des premiers rangs qui applaudissent en cadence les réponses présidentielles, une ambiance « salon des maires » qui occupe les chaînes en continu, un président La Palice qui va répétant : « J’aime la proximité. Demain, il fera beau, s’il ne pleut pas, peut-être » et, soyons juste, quelques vraies questions sur la situation d’abandon des communes. Personne n’est dupe du « plan com’ » que constitue ce lancement du grand débat sur le mode « école de management » : on promet de tout se dire, sauf que l’arbitre porte la couleur de l’équipe gouvernementale et que celle-ci joue à domicile. Lire la suite.
Mercredi, 16 janvier 2019