Dharreville Pierre

Date de naissance :  Né le 15 juin 1975 à Nanterre (Hauts-de-Seine)
Circonscription :  Bouches-du-Rhône (13ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires sociales
Profession :  Employé du secteur privé
Suppléant :  M. Gaby Charroux

Activité parlementaire

II est de plus en plus difficile de se soigner et de soigner dans notre pays. De nombreux territoires ruraux, urbains, périurbains manquent de médecins généralistes et spécialistes. L’hôpital est en crise, les personnels en souffrance. Les deux tiers de la population vivent dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins, et 18 % dans une zone classée d’intervention prioritaire. Les inégalités devant le droit à la santé se creusent. C’est le résultat des politiques menées sur la base de la compression des dépenses de santé, sur la base de la marchandisation de la santé. Comment admettre la dégradation si importante d’un modèle qui était l’un des plus performants au monde ? Nous ne le pouvons pas, nous ne le devons pas. Nul ne pense qu’il suffirait d’un claquement de doigts pour sortir de cette crise du jour au lendemain. Elle est profonde. M. Alain Bruneel. C’est vrai ! Lire la suite.
Lundi, 18 mars 2019
Ce projet de loi est, comme on le dit chez moi, une brave soupe au pistou. Vous y avez mis tous les fonds de casserole libéraux, vous y avez ajouté une poignée de privatisations et, hop, vous avez mis le tout sur le feu. Le problème, c’est que votre soupe contient des aliments frelatés et qu’elle est indigeste. Tout n’y est que dérégulation, déréglementation, prosternation devant les vertus du marché. Vous mettez en musique cette vieille revendication qui n’en finit pas d’affaiblir la République : il y aurait « trop de règles », « trop d’obligations » ; il faudrait « libérer les énergies » pour celles et ceux qui veulent faire du business, car ce serait là le moteur de notre société, d’une certaine façon sa mécanique vertueuse. Lire la suite.
Mercredi, 13 mars 2019
Dans notre pays, 12 millions de personnes connaissent une situation de handicap, soit une personne sur six. C’est une réalité qui n’est pas envisagée à sa juste mesure et pourtant, si nous le faisions, cela changerait la face de la société, cela changerait nos regards, notre rapport à la différence, notre rapport à la solidarité, nos manières de vivre ensemble – pas simplement pour ces 12 millions de nos semblables, qui veulent vivre pleinement, dignement, prendre toute leur place, participer, qui veulent faire grandir un droit à l’autonomie, à l’égalité. Lire la suite.
Jeudi, 7 mars 2019
Quinze heures quarante, c’est l’heure à partir de laquelle, les femmes, dans notre pays, travaillent gratuitement. Ce travail gratuit s’explique par des salaires inférieurs de 25 % à ceux des hommes tous contrats confondus et de 16 % si l’on ne comptabilise que les temps pleins. À poste, compétences, expérience et zone géographique égaux, une femme gagne 10 % de moins que son collègue masculin et 70 % des travailleurs pauvres sont des travailleuses. Il s’agit d’une injustice et d’une exploitation insupportables et c’est une dimension essentielle de la crise sociale. Lire la suite.
Mercredi, 6 mars 2019
Il y a presque un an, nous examinions la proposition de loi que j’avais déposée pour une reconnaissance sociale des aidants. Le constat était et demeure sans appel : la perte d’autonomie est mal prise en charge par la solidarité nationale. La faiblesse chronique de l’engagement public en faveur des personnes en situation de handicap et de perte d’autonomie est telle qu’elle a de vastes conséquences dans la vie économique et sociale des aidants. La situation est d’autant plus préoccupante pour les enfants en situation de handicap ou de maladie, qui nécessitent un accompagnement constant, permanent, de leurs parents, contraignant trop souvent ces derniers à laisser de côté leur activité professionnelle. Un long parcours du combattant, semé d’obstacles en tout genre, commence alors pour les familles. Lire la suite.
Mardi, 5 mars 2019
Pour vivre bien, il faut bien manger. Cela paraît une évidence, mais nous savons que cette exigence a peu à peu été entamée par les modifications de nos modes de vie, ainsi que par les pratiques du secteur agroalimentaire. À côté de l’art de la table, qui, dans notre pays, occupe une place si importante, se développe, comme ailleurs, la malbouffe. Il convient donc d’accorder à notre alimentation le plus grand soin. Bien manger n’est pas d’abord une affaire d’esthètes ou d’épicuriens, c’est une question politique. On peut en ce domaine créer des conditions plus ou moins favorables – et il faut commencer par souligner que nombre de femmes et d’hommes rencontrent des difficultés pour se nourrir au quotidien. Se nourrir, qu’on l’envisage sous l’angle de la quantité ou sous celui de la qualité, est sans conteste une question sociale – même si ce n’est pas que cela. C’est peut-être même le cœur de la question sociale, car il s’agit d’un besoin vital. Lire la suite.
Jeudi, 21 février 2019