Dharreville Pierre

Date de naissance :  Né le 15 juin 1975 à Nanterre (Hauts-de-Seine)
Circonscription :  Bouches-du-Rhône (13ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires sociales
Profession :  Employé du secteur privé
Suppléant :  M. Gaby Charroux

Activité parlementaire

Monsieur le président, madame la ministre des solidarités et de la santé, monsieur le ministre de l’action et des comptes publics, chers et chères collègues, «c’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est une romance d’aujourd’hui » que vous nous racontez, mais il n’y a que vous pour y croire. Vous nous dites que c’est « sans doute un jour de chance», «alors pourquoi penser au lendemain», mais c’est bien la fonction de la sécurité sociale que de penser à nos lendemains, de les préparer, de les accompagner. Lire la suite.
Mardi, 30 octobre 2018
Au fond, il n’y a qu’une seule raison pour laquelle ce budget doit être rejeté : il ne répond pas aux enjeux ; il ne permet pas de faire face aux besoins de santé et de protection sociale du pays ; il est complémentaire d’un projet de loi de finances injuste, qui reste dans la matrice libérale à laquelle la majorité nous a habitués. Chaque année, ce budget est plus insupportable que le précédent parce que, chaque année, on y intègre de nouvelles économies, qui viennent encore retrancher aux précédentes. C’est un projet de loi de sous-financement de la sécurité sociale. Sa raison d’être, depuis vingt-deux ans, c’est inlassablement de borner, de réduire, de rabougrir, de rétrécir, de resserrer, de presser, de compresser, de contracter, de compacter, de zipper – je vous donne des variations possibles pour changer un peu car nous avons beaucoup trop entendu le disque « Maîtriser les dépenses » : cela ne fait plus rêver depuis longtemps ! Lire la suite.
Mardi, 23 octobre 2018
Monsieur le président, chers collègues, article 1, nouveau guichet : un employeur vient d’arriver, y’a plus personne pour lui parler, encore moins pour l’accompagner. Article 3, faut simplifier : annonces dématérialisées. La presse écrite pourra pleurer. On a quoi de prévu pour l’aider ? (Murmures sur plusieurs bancs des groupes La République en marche, MODEM et UDI-Agir.) Article 4 : plus obligé, pour l’artisan qui veut s’installer, de faire un stage, de se former. C’était pourtant bien indiqué. « Et à ce moment-là, qu’est-ce que vous avez fait ? Je crois que j’ai remis la radio. Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît ! Le précipice est au bout. Le précipice, on s’en fout ! Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît ! » (Rires et applaudissements sur plusieurs bancs des groupes GDR, FI et SOC.) Article 6 : seuils réformés. Ils donnent des droits aux salariés, ces seuils sociaux si décriés, par le MEDEF et ses alliés. Lire la suite.
Mercredi, 10 octobre 2018
Dimanche, j’accompagnais l’association Cyclosein pour alerter sur l’augmentation du risque de cancer du sein lié au travail de nuit. Madame la ministre, je voudrais vous parler du travail, de la façon dont on peut y perdre la santé et, parfois, la vie. Le scandale de l’amiante nous a rappelé qu’il s’agit bien d’un drame toujours contemporain. Chaque année, plus de 600 000 accidents du travail sont déclarés et près de 50 000 personnes se voient reconnaître une maladie professionnelle ; et nous savons que ces maladies sont largement sous-identifiées. En évoquant ces chiffres, je pense à ces personnels soignants, à ces intérimaires, à ces situations où les accidents du travail augmentent. Je pense aussi aux ouvriers du port industriel de Fos, qui sont les premières victimes des émissions polluantes. Je pense aux salariés frappés par les phénomènes de dépression et d’épuisement professionnel. Lire la suite.
Mercredi, 3 octobre 2018
Depuis l’arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, le gouvernement ne cesse de s’attaquer au pouvoir d’achat des retraites avec notamment une augmentation de la CSG de 1.7% en 2018, qui a touché 8,2 millions de retraités. Le premier ministre a d’ores et déjà annoncé la désindexation des pensions par rapport à l’inflation avec seulement 0.3% de revalorisation pour 2019. Ainsi 8 ménages sur 10 perdront 700 euros en moyenne d’ici à 2020. Par ailleurs, le gouvernement va tenter en 2019, une profonde transformation du système de retraite mettant en cause le principe de solidarité nationale et de droit à une vraie pension. Depuis des mois, les retraités disent leur colère et se mobilisent avec leurs organisations pour revendiquer. C’est la raison pour laquelle, avec le groupe communiste à l’Assemblée, j’ai déposé une proposition de loi visant à garantir le pouvoir d’achat des retraités. Lire la suite.
Mercredi, 3 octobre 2018
Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la présidente de la commission spéciale, messieurs les rapporteurs, chères et chers collègues, le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises affiche l’ambition, avez-vous dit, d’« engager un nouveau temps dans la transformation économique de notre pays », en « levant les obstacles à la croissance des entreprises » et en « replaçant [celles-ci] au centre de la société ». Que l’on ne s’y trompe pas : derrière ces formules creuses comme des calebasses desséchées, il ne s’agit pas de contribuer à la transformation démocratique des entreprises afin de les rendre socialement et écologiquement plus responsables. Vous avez pourtant déclaré, monsieur le ministre, que l’entreprise ne peut plus être uniquement le lieu de la réalisation des profits. Bel effort sur vous-même ! Les mots sont doux... mais les actes sont où ? Lire la suite.
Mardi, 25 septembre 2018